Lors du débat sur le Soudan qui s'est tenu ce jour à Genève (au Conseil des droits de l’homme), la  France - au nom de l’Union européenne - s’est inquiétée « des violations des droits de l’homme commises par toutes les parties ». Est-ce fortuit si cette mise à égalité de la situation coïncide avec ce qui se dit du côté de New York à quelques heures de l’ouverture de la 63ème Assemblée Générale ? En effet, certains affirment que la France aurait l’intention de ne pas s'opposer au vote pour le projet de suspension de poursuites judiciaires requises par le procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno-Ocampo à l’encontre du président soudanais Omar El-Béchir. Si cela se confirmait, ce serait un pas de plus dans le délitement de l’institution internationale, dont la Cour internationale, inaugurée il y a 10 ans, constituait l’aboutissement concret du projet onusien d’une justice internationale résolue à se battre contre l’impunité.
Bernard Schalscha, secrétaire du collectif Urgence Darfour lance un cri d’alarme sur ces nouvelles dérives inquiétantes dans son article « La France ne doit pas entraver la procédure de la CPI. Justice pour les Darfouris ! », à lire sur le site d'Urgence Darfour.......