C’est ce qu’a affirmé le Président de la République Française, Monsieur Nicolas Sarkozy, parlant au nom de l’Union Européenne à l’Assemblée Générale de l’ONU le 23 septembre 2008.

"Ce qui nous rassemble dans cette enceinte où chacun est obligé d’écouter l’autre et par là de lui témoigner une forme de respect, ce qui nous rassemble c’est quelque chose de plus fondamental que la démocratie, c’est le respect de la dignité de chacun tel qu’il est, dans la diversité des opinions, des sensibilités, des cultures, des croyances. La dignité de l’Homme est une valeur universelle. Ce qu’il nous faut promouvoir partout, c’est le respect de cette diversi qui est le gage le plus sûr de la paix et de la fraternité humaine, l’antidote le plus sûr à l’intolérance, à la haine et à la violence.

Voilà ce que veut l’Europe : les peuples unis dans le respect, la compréhension et la solidarité, travaillant ensemble à la grande cause commune de la sauvegarde de l’Humanité.

Le temps presse, le monde ne peut attendre."

Pour le Président  de la Turquie Abdullah Gül également, "le monde ne peut attendre",  et "le temps presse" pour développer le nouveau produit labellisé ONU, l’Alliance des civilisations - initié par l’ancien président de la République islamique d’Iran Khatami sous l’intitulé « dialogue des civilisations » (voir lesNations désUnies) – qu’il co-anime avec l’Espagne. 
Le 23 septembre la Turquie allait dans le même sens que le président français. Ce pays qui demande son adhésion à l'Union européenne semblait 
plus préoccupé par le développement de l'Alliance des civilisations que par la promotion des valeurs de démocratie dans le monde.

"Le combat contre le terrorisme, le racisme, la xénophobie et toutes les formes de discriminations religieuses et extrémismes est particulièrement important. Nous devons être particulièrement vigilant contre le risque d’aliénation future entre les différentes cultures et religions.
La Turquie continuera à être un pays leader pour faire avancer les objectifs (de l’Alliance) qui a reçu un accueil mondial, y compris de la part de l’Union Européenne et de l’Organisation de la Conférence Islamique."

En septembre 2007, l’Iran organisait une conférence sur les droits de l’homme et la diversité culturelle où s'est rendue l’OCI (outre la Haute Commissaire aux droits de l'homme).
En juillet 2008, le Mouvement des non alignés se réunissait à Téhéran pour une conférence interministérielle où les gouvernements ont élaboré leur programme international que le nouveau Président de l'AG, le père d’Escoto a repris dans son allocution du 16 septembre.

L’OCI est une partenaire privilégiée du Mouvement des non alignés, 118 pays qui ont proclamé en juillet 2008 leur soutien à Téhéran.

La déclaration de l’Iran, quelques interventions après la Turquie et la France (voir iran_en_GA_1 iran_en_GA_2, comporte une tonalité qui traverse désormais l’ensemble des discours des gouvernements, comme l'a justement relevé le journaliste Christian Malar.