24_septembre_pr_sidentLe 24 septembre, le CDH a clôturé sa 9ème session en érodant encore un peu plus le mécanisme des rapporteurs spéciaux par pays, créé en 1979 à l'époque de la dictature du Général Pinochet au Chili.
Après l'éviction des rapporteurs sur Cuba, la Biélorussie et la République Démocratique du Congo, c'était cette fois à d'autres mandats d'être mis sur la sellette.
Ainsi le mandat sur le Libéria a été supprimé. Et c'est par de formidables tours de passe passe que d'autres ont été conservés temporairement, et de manière plus que bancale.
Pour le Burundi, le mandat demeurera jusqu'à  « la mise en place d’une Commission nationale indépendante des droits de l’homme ». Cela revient à ce que ce soit le pays concerné  qui soit maître de  décider quand bon lui semble la fin du mandat du rapporteur.
Le Cambodge a perdu son statut de représentant auprès du Secrétaire Générale, ce qui signifie que ses rapports seront entièrement tributaires de l'appréciation des distingués membres du CDH, le rapporteur ayant une année  pour « nouer des relations constructives avec le gouvernement cambodgien » !
Quant au rapporteur sur le Soudan, dont la résolution était portée par l'UE, son mandat sera rééxaminé en juin 2009. Faible sursis accordé,  dont l'avenir nous dira si cette concession pour un mandat fantoche, n'est pas le prix à payer - dans le cadre de la diplomatie de façade qui se joue chaque jour sous nous yeux - pour gagner l'abstention de la France qui permettra de suspendre la procédure de la Cour pénale internationale contre le Président El Béchir .