La rentrée de septembre a été rude dans le milieu des ONG.

- Après les
36 ONG soudanaises, venues soutenir le gouvernement de Khartoum au CDH,
- l'expulsion du président de Human Rights Watch (HRW) par le Président du Vénezuéla Hugo Chavez *,
- Amnesty International, HRW et la FIDH s'inquiètent aujourd'hui de la main mise des diplomates sur les mécanismes des droits humains.

Depuis plusieurs années, si l'on pouvait douter de l'indépendance de certains experts,  les gouvernements désormais ne daignent même plus faire l'effort de cacher leur entrisme dans toutes les structures de surveillance de respect des droits humains. Une véritable tartuferie !

Pendant ce temps au CDH, la valse des motions d'ordre continue pour censurer les ONG dés que certains mots tels qu'Islam ou Tibet sont prononcés. Rien que du très banal finalement maintenant.

* A noter que lors des négociations pour la réforme des institutions onusiennes en 2006, Caracas avait argué pour la limitation du rôle des ONG qui porteraient atteinte à la souveraineté des Etats.