Le 6 octobre prochain s’ouvre la dernière (en principe) réunion préparatoire avant la conférence de révision de la conférence mondiale contre le racisme de Durban (dite Durban 2) qui se tiendra en avril prochain à Genève.

Pour le moment l’Union Européenne présidée par la France n’a envoyé aucune contribution écrite. En revanche, la contribution de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) dirigée par le Pakistan annonce la couleur.

Extraits :

"La résistance intellectuelle et politique au multiculturalisme est une des causes à l’origine de la résurgence de la violence raciste et xénophobe.

(…)
Les autres obstacles dans notre combat collectif contre le racisme et les discriminations raciales comprennent : des législations et des politiques faibles, un manque de stratégies pratiques, éducatives et morales, la non mise en œuvre du cadre législatif international et d’engagement par certains, la persistance de l’impunité s’appuyant sur différents terreaux comme la liberté d’expression,
la lutte antiterroriste et la sécurité nationale, ainsi que la nette augmentation de plateformes  politiques d’extrême droite xénophobes.

Concernant le débat sur les formes contemporaines de racisme, une des plus inquiétantes tendances depuis 2001 touche à la discrimination et au profilage racio-religieux, à la diffamation des musulmans, de leur foi et de leurs croyances, à l’incitation à la haine religieuse, ainsi qu'à ses effets concomitant sur le multiculturalisme, la paix et la stabilité nationale et internationale, de même qu'aux droits humains des communautés affectées.

(…)

Comme les lois nationales et les tribunaux ont failli dans la prise en compte de cette question, il faut que des normes contraignantes internationales soient élaborées afin de fournir des garanties adéquates contre la diffamation de religions et l’intolérance religieuse.

Bien que 7 ans se soient écoulés depuis l’adoption de la DPPA, le peuple Palestinien continue d’être nié dans son droit fondamental à l’autodétermination. *
(…)
Un élément important dans la lutte contre le racisme réside dans la nécessité de promouvoir la prise de conscience et de stimuler la compréhension entre les différentes cultures et sociétés. Des pas importants ont été entrepris notamment dans le Dialogue interreligieux, la Coopération pour la paix et l’Alliance des civilisations. 


*Aucun autre peuple n'est mis en exergue dans cette déclaration écrite, ni dans les textes des réunions préparatoires régionales pour l'Amérique du Sud ou pour l'Afrique - qui se sont déroulées cet été - qui servent également de documents de base pour la réunion préparatoire globale qui commence la semaine prochaine.