La Suisse a plus d'un tour dans son sac. Et cette fois elle affirme qu'elle n'a rien contre le Hezbollah et ne voit "aucun problème" à entretenir de bonnes relations avec le mouvement de Dieu, bras de l'Iran au Liban.

Est-ce pour effacer les "gaffes" de sa Ministre des affaires étrangères Micheline Calmy Rey - qui prétendait pouvoir dialoguer avec Ben Laden (voir le remarquable article de Charles Malou sur les compromissions suisses "La Suisse se voile à Téhéran, se couche à Tripoli et se réveille du côté de Ben Laden" - que les représentants du gouvernements suisse sont si complaisants à présent à l'égard du Hezbollah ?

Quoi qu'il en soit, voilà le nouveau lapin sorti du chapeau de la diplomatie helvète.
Pour Micheline Calmy Rey, seul Al-Qaida est sujette à caution puisque c'est la seule organisation condamnée et considérée comme terroriste à l'ONU. Par ailleurs, elle affirme que son pays" ne suit pas de recommandations autres que celles qui émanent des Nations Unies en la matière"
Cette déclaration est en parfaite contradiction avec l'attitude de la Ministre qui n'a pas hésité à enfreindre les sanctions imposées par le Conseil de Sécurité, en se rendant en mars 2008, voilée à Téhéran pour y établir un contrat gazier.

Dans un article publié sur Swissinfo, le Cheikh Naïm Kassem, un des fondateurs du Hezbollah, dans un entretien exclusif avec le correspondant suisse au Liban, se présente comme un homme formidablement modéré.