Ca y est ! C'est fait. Un compromis a été trouvé concernant la participation de la Ligue arabe à tous les niveaux.
Le projet Union pour la Méditerranée (UPM) pourra poursuivre son bonhomme de chemin.
Dans un article (daté du 1er novembre dans le journal Le Monde intitulé L'union pour la méditerranée en difficulté) le journaliste rapportait les propos d'Alger qui s'inquiétait du blocage d'Israël quant à la participation de la Ligue arabe à la veille du sommet:
« On a l'impression qu'Israël mène la danse. On va de compromis en compromis : la réunion de Marseille est pleine d'incertitudes ».

Israël a donc accepté finnalement la participation pleine et entière de la Ligue arabe en echange d'un siège comme secrétaire adjoint de l'UPM. Cela ne pose donc aucunement problème désormais à Israël que la lutte contre le sionisme soit une des priorités de la Charte de la ligue arabe des droits de l'homme. 

Une victoire diplomatique ?
C'est ce qu'affirme le Quai d'Orsay et la diplomatie egyptienne.

Une victoire pour les droits humains ?
En ce 60ème anniversaire de la Déclaration universelle, la participation pleine et entière de la Ligue arabe comporte de réels dangers. Il suffit pour s'en convaincre de lire la Charte arabe des droits de l'homme, entrée en vigueur en janvier 2008, qui porte définitivement atteinte à l'universalité des droits.

Extraits qui posent problème:

PREAMBULE

Procédant
de la foi de la Nation arabe dans la dignité de l'homme que Dieu a honoré depuis la création du monde et dans le fait que la patrie arabe est le berceau des religions et des civilisations dont les nobles valeurs ont consacré le droit de l'homme à une vie digne fondée sur la liberté, la justice et l'égalité,

Afin de concrétiser les principes éternels de fraternité, d'égalité et
de tolérance entre les êtres humains consacrés par l'Islam et les autres religions révélées,
(...)

Rejetant toutes les formes de racisme et le sionisme* qui constituent une violation des droits de l'homme et une menace pour la paix et la sécurité internationales, (...)

article 3
(...)
c
) L'homme et la femme sont égaux sur le plan de la dignité humaine, des droits et des devoirs dans le cadre de la discrimination positive instituée au profit de la femme par la charia islamique et les autres lois divines et par les législations et les instruments internationaux.

article 7
a) La peine de mort ne peut être prononcée contre des personnes âgées de moins de 18 ans sauf disposition contraire de la législation en vigueur au moment de l'infraction;
b) La peine de mort ne peut être exécutée sur la personne d'une femme enceinte tant qu'elle n'a pas accouché ou d'une mère qui allaite que deux années après l'accouchement,
dans tous les cas l'intérêt du nourrisson prime.

* la lutte contre le racisme et le sionisme est repris à l'article 2