C’est à l’initiative de l’Arabie Saoudite que l’Assemblée Générale s’est réunie pour deux jours de Dialogue de haut niveau autour de la culture de la paix les 12 et 13 novembre, afin d’entamer dés à présent les préparatif pour « l’Année internationale du rapprochement des cultures » prévue en 2010.


La résolution issue de ces deux journées et adoptée par consensus, confirme que la paix mondiale et la prévention du terrorisme ne pourront aboutir que grâce au dialogue interreligieux et civilisationnel. Grace à cela la promesse de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle pourra enfin se réaliser.

Quelle formidable ironie de l’histoire de voir que c’est l’Arabie Saoudite qui mène la danse désormais, alors qu'en son temps elle refusa la Déclaration universelle en raison notamment de l’égalité prônée entre les femmes et les hommes. (Voir les Nations désUnies)


Pas un seul des soixante quinze orateurs n’a d’ailleurs soulevé ce point. A croire que les gouvernements n'utilisent en fin de compte les droits des femmes que comme unique décorum dans leur panoplie de diplomatie de façade.

En Arabie Saoudite, pays d’Apartheid sexuel par excellence, le sort des femmes n’a guère évolué depuis soixante ans. Déjà en 1979, la féministe radicale Andrea Dworkin condamnait la manière dont Jimmy Carter s'arrangeait avec le Royaume Saoudien.


Aujourd'hui comme jadis - ou plutôt plus que jadis en raison de la place grandissante qu'a pris l'OCI au sein de l'ONU-  les Nations ne rechignent nullement à se courber dans ces vastes cérémonies déclamatoires. 
La France, qui pourtant affirme placer les droits des femmes au devant de son agenda (et qui s’apprête à célébrer en grande pompes le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle), fut un des pays à flatter avec le plus d’enthousiasme le Roi Abdallah.  A côté, le discours de Riad ferait presque figure d'appel guerrier. (voir http://www.un.org/french/ga/63/meetings/peace_culture_hl.shtml)


La liberté d'expression, le Moyen orient, la mise en avant des religions comme seuls moteurs pour la paix furent au centre des principales déclarations.

En septembre 2008, le journaliste Christian Malar s’étonnait sur France 3 du ton religieux que prenait le lancement de la 63ème Assemblée Générale.
Dans la marche vers
Durban 2, la tendance inquiétante se confirme.