Le 13 mai 2009, l'Assemblée Générale organisait un dialogue thématique interactif sous l'intitulé : " Agir ensemble pour mettre fin à la traite des êtres humains".
Cette journée était organisée avec le soutien du Bahreïn, de la Biélorussie, de l'Egypte, des Emirats arabes unis, de l'Equateur, du Nicaragua, des Philippines, de la Thaïlande et du Qatar. 
Elle s'inscrivait dans les premières initiatives qui avaient vu le jour en février 2008, sous l'égide des Emirats arabes unis, la "Global initiative against trafficking" (UNGIFT).
et dans le prolongement d'autres actions ou débats thématiques organisés depuis par la Biélorussie à l'Assemblée Générale en 2008, ou encore  en  imagemars 2009 à Manama dans le Royaume du Bahreïn, sous l'égide de sa majesté Sheikha Sabeeka Bint Ibrahim Al-Khalifa, femme du roi du Bahrein (pays qui l'on s'en souvient soutient le maintien de la polygamie) et avec la participation de réseaux de femmes tels que le Conseil des femmes d'affaires arabes, l'association des jeunes dames (young ladies) du Bahrein, UNGift women leaders, le réseau des first ladies, et surtout la Fondation Suzanne Mubarak, image devenue l'organisation incontournable depuis 2008 dans les nouvelles actions contre la traite des femmes. Cette dernière reçut du directeur du Bureau de l'ONU contre la drogue et le crime (UNODC), Antonio Mario Costea une distinction de reconnaissance pour sa "vision" dans la lutte contre la traite. (La Fondation Suzanne Mubarak avait une place centrale également lors du dialogue thématique du 13 mai à l'AG.)

Les recommandations des consultations précédentes, et le dialogue thématique du 13 mai ont pour ambition d'élaborer un nouveau texte normatif contre la traite des personnes, qui s'intitulera "Action globale pour mettre fin à la traite", et qui viendra compléter le protocole dit de "Palerme" adopté en 2000 contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
Ce projet est soutenu par la Mouvement des Non alignés (118 pays sur les 192 membres de l'ONU) et l'Union Africaine représentée par le Soudan lors du débat thématique.
L'Egypte apporta sa touche emphatique à la voix du Soudan, indiquant que ce plan d'action plongeait ses racines en Afrique en raison de l'esclavage qui avait affecté les africains dans l'histoire. (il faut rappeler ici que seule la traite transatlantique est reconnue à l'ONU).
Les pays qui se sont opposés à ce nouveau projet sont : La République Tchèque au nom de l'UE, les Pays Bas, l'Italie, le Portugal en leur nom propre (la France ne s'étant pas exprimée), le Canada, la Norvège et les USA.

Le plan d'action devra promouvoir un partenariat entres le secteur privé et les Etats, et coordonner les actions d'agences spécialisées telles que l'Organisation Internationale du travail, l'Organisation internationale des migrations, le Haut commissariat aux droits de l'homme, le CDH, l'UNODC etc...
Certains de ces organes ont été à la pointe des attaques contre les droits des femmes durant ces 15 dernières années, rendant leurs revendications opaques, mélangeant les concepts... (voir à ce sujet article la traite des femmes dans le monde).
Plus grave, ce sont sur les cendres du Groupe de travail sur les formes contemporaines d'esclavage, (voir, Les Nations désUnies) et la disparition de toute référence à la Convention du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, que vont s'élaborer les nouvelles normes contre la traite, ces références étant absentes du document de base transmis aux délégations à l'occasion de cette journée de "dialogue". De plus, les derniers rapports présentés par le Haut Commissariat, l'OIM ou l'OIT comme documents de base pour le Plan d'action de demain s'inscrivent en parfaite opposition avec ces texte normatifs, et fournissent une nouvelle interprétations des termes et des concepts pourtant entérinés jadis et protégeant les femmes.
Le Président de l'Assemblée Générale Miguel d'Escoto Brockman s'est pour sa part notamment appuyé sur l'infâme document de Durban 2, dont les paragraphes concernant la traite constituent une véritable régression.
Il va sans dire que les travaux de la rapporteure spéciale sur la traite, Sigma Huda, (qui a été remplacée par la nigériane Joy Ngozi Ezeilo, au service du nouveau discours officiel) ne sont pas mentionnés parmi les documents de référence.