Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

26 juin 2009

Robert Ménard quitte le Centre de Doha pour la liberté d’information

AFP/ Le Monde
L
e directeur du Centre de Doha pour la liberté d'information, basé au Qatar, Robert Ménard, a annoncé, mardi 23 juin, sa démission de ce centre créé en décembre 2007, se disant "asphyxié" par le manque de liberté. "Nous n'avons plus ni la liberté ni les moyens de travailler", explique-t-il dans un communiqué.
Sur le même sujet "Certains responsables qataris n'ont jamais voulu d'un centre indépendant, libre de s'exprimer en dehors de toute considération politique ou diplomatique, libre de critiquer le Qatar lui-même : or, comment être crédible si l'on passe sous silence les problèmes dans le pays qui vous accueille?" poursuit le Français.
M. Ménard s'est plaint de la réticence de certains responsables à accepter la liberté du Centre, citant notamment le président de son conseil d'administration, cheikh Hamad ben Thamer Al Thani, également président du conseil d'administration de la chaîne satellitaire Al-Jazira. "Ces personnes n'ont jamais accepté l'idée de notre indépendance et de notre liberté de parole, accuse-t-il. Elles n'ont eu de cesse de nous mettre des bâtons dans les roues et, ce faisant, de s'opposer aux engagements pris".
Le fondateur de Reporters sans frontières a cependant rendu hommage à l'émir du Qatar et à son épouse, cheikha Mozah bint Nasser Al-Masnad, soulignant que c'était la "première fois qu'une organisation internationale de défense de la liberté de la presse voyait le jour dans un pays du Sud". Le Centre de Doha a été créé en décembre 2007 par la Fondation du Qatar, que préside l'épouse de l'émir et RSF.

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25 juin 2009

Iran, la fin de l’idéologie du martyre

Par CHAHLA CHAFIQ-BESKI essayiste et nouvelliste

Le 19 juin, dans un discours menaçant lors de la prière collective du vendredi, l’ayatollah Khamenei, Guide suprême, ordonne au peuple contestataire de ne plus descendre dans la rue et de ne plus se joindre aux manifestations massives qui avaient lieu depuis cinq jours. Le même jour, une jeune bloggeuse écrit : «Demain, j’irai à la manif. Ce sera peut-être violent. Je serai peut-être parmi les prochaines personnes tuées.» Puis, elle ajoute ce qu’elle veut faire avant d’aller à cette manifestation d’où elle ne reviendra peut-être pas. Je l’imagine à travers ses mots : «en train de danser sur ses musiques préférées et de lire des poèmes». Comme nous, les jeunes des années 80, elle lit Forough et Shamlou (1). Je la vois feuilleter les photos de famille, regarder quelques scènes des films qu’elle aime pour les garder en elle, appeler ses amis pour leur dire adieu. Je me demande pourquoi elle ne leur donne pas rendez-vous pour qu’ils y aillent ensemble et mon cœur s’emplit d’angoisse. La même angoisse qui est en elle quand elle écrit : «Il ne me reste que deux unités pour obtenir ma maîtrise. Mais quelle importance ! J’ai une tempête dans la tête.» Pourtant, qu’est-ce qu’elle est calme quand elle dit : «J’écris ces quelques lignes pour la génération future. Qu’elle sache que nous n’avons pas fait cela pour des causes sentimentales ou sous la pression des masses. Pour qu’elle sache que nous avons fait tout notre possible pour lui léguer un monde meilleur.»
Cette note a pour moi le ton d’un testament déjà lu. Je reconnais ce ton. Quand je lis les testaments des prisonniers politiques des années 80, ils s’adressent aussi à la génération à venir. Certains se disent fiers de donner leur vie pour un idéal, incarné par leur parti politique. D’autres parlent seulement de leur intégrité, de leur dignité et de leur liberté : la liberté de dire non aux geôliers islamistes qui veulent leur repentance. Aujourd’hui encore, à chaque fois que je les lis, je suis saisie de douleur et de joie. Mon cœur est plein de contradictions. Quelqu’un demande en moi : «N’y avait-il pas une autre voie, une voie de compromis qui aurait fait reculer la sentence de mort ?» Tandis qu’une autre voix s’élève et me dit : «Regarde la capacité merveilleuse de l’être humain ! Regarde comment, privé de toute liberté, on peut être si libre !»
Les prisonniers de ces premières années post-révolutionnaires étaient pour la plupart des lycéens et des étudiants, sympathisants des nombreux groupes politiques qui s’étaient activés librement dans le contexte de la révolution antidictatoriale. Ils étaient pour la plupart révolutionnaires et idéalistes. Beaucoup d’entre eux ont perdu leur vie pour avoir seulement exprimé leur opposition à la République islamiste. Ils n’ont pas eu le temps de mettre leurs idéaux en réflexion ni à l’examen de l’expérience. Les générations qui les suivirent, celles que l’échec de la révolution poussa au pragmatisme et au réformisme, ont aussi été privées d’une telle possibilité. L’expression libre et la pratique de la pensée critique ne peuvent exister dans la République islamique qui a mis en place le Velayat-e-Faghih (règne du Guide suprême). Dans ce système totalitaire fondé sur l’idéologisation de l’islam, le vote du peuple ne doit servir qu’à consolider l’Etat qui se déclare délégué de Dieu sur terre.
Ce sont les conséquences de cette logique qui amènent à l’actuelle explosion populaire. Dans les années 80, le slogan «Guerre jusqu’à la victoire» avait permis au gouvernement islamique de tuer et d’emprisonner des milliers d’opposants. Aujourd’hui, les actes liberticides et antisémites, les paysages guerriers dessinés par la politique d’Ahmadinejad provoquent le rejet d’un grand nombre d’Iraniens. L’échec du rêve islamiste fait d’Ahmadinejad un vrai cauchemar pour des millions d’Iraniens qui veulent l’ouverture.
Hanté par le danger des révolutions de velours et de couleurs, le pouvoir ne supporte pas les résultats de l’élection qui signent l’échec flagrant des slogans du retour aux idéaux islamistes. Pour afficher la légitimité du régime et mener à bien sa politique atomique, le Guide suprême avait appelé le peuple à se mobiliser massivement dans les urnes. Les deux candidats réputés réformistes sont connus pour leur fidélité au système : Moussavi, Premier ministre de 1981 à 1989, promet l’application exacte de la loi constitutionnelle islamique ; Karoubi, membre du clergé et une des hautes figures du régime islamique, prône le respect des droits des citoyens dans le cadre du régime. Les débats télévisés entre les candidats mettent en scène l’ampleur du conflit interne au pouvoir et embrassent le bilan catastrophique du régime : corruption, absence totale de droits citoyens, blocage économique, social et culturel. On y parle de la nécessité de négocier avec les Etats-Unis qui, avec Obama, ne se prêtent plus à la diabolisation. Le changement promis par Moussavi et Karoubi rime avec ouverture. Ouverture et changement que cherchent aussi les jeunes qui investissent par millions la scène électorale dont ils font le lieu d’expression de leur désir de vie, incarné par la couleur et la musique. La couleur verte lancée par Moussavi pour préserver le caractère islamique du changement annoncé devient la couleur de la fin de l’idéologie du martyre. Or, l’immense fraude qui marque la fin du jeu électoral, démontre la volonté des tenants du pouvoir d’arrêter ce processus. A son apogée, le conflit au sein du pouvoir révèle l’impasse du système et la répression menace.
Dans les années 80, la vaste répression des opposants a eu lieu dans l’indifférence de la société internationale. A cause de la révolution antidictatoriale, le régime semblait légitime, et l’ensemble du peuple iranien était réduit au peuple Hezbollah. En l’absence d’Internet et des autres modes de communication actuels, la censure était plus efficace. Aujourd’hui, les choses sont différentes. Pourvu que cela aide les jeunes iraniens qui luttent pour la liberté. Que le monde entier entende la voix de cet autre Iran avec un tel retentissement qu’aucun jeu diplomatique ne puisse servir le pouvoir islamiste.

(1) Forough Farrokhza, grande poétesse iranienne des années 40 dont l’œuvre continue à marquer les jeunes générations. Ahmad Shamlou, grand poète iranien, connu pour ses idéaux humanistes et séculiers.

Auteure notamment de :le Nouvel Homme islamiste. La prison politique en Iran. Ed. Le Félin, 2002.

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24 juin 2009

Les forces démocratiques et progressistes, soutenons le peuple iranien !

Par Ann Pak

Avant le 12 juin personne n’était prêt à parier sur la révolte du peuple iranien ou même à prévoir sa probabilité. Le 12 juin, un chroniqueur de France culture qualifie l’ambiance électorale comme étant « démocratique ».Et lorsque, le soir des élections, les faux résultats sont tombés aucun journaliste ne put prédire un soulèvement populaire surtout d’une telle ampleur.
C’est que les médias occidentaux ne se sont pas réellement penchés sur notre peuple, sur ses luttes et sur ses revendications, alors que depuis 30 ans, des femmes et des hommes n’ont jamais cessé de lutter contre la dictature des ayatollahs.
Mois de juin est devenue une date presque symbolique : c’est le 18 juin 1999 qu’a eu lieu le célèbre massacre des étudiants qui avaient osé réclamer plus de liberté, c’est le 12 juin 2006 que des femmes sont descendues dans la rue pour réclamer leurs droits humain et que, suite à la répression, elles ont décidé d’agir différemment et de lancer d’autres moyen de lutte, comme par exemple « la campagne d’un million de signatures ».

Je ne veux même pas rappeler ici les combats des iraniennes et des iraniens et les sanctions subies depuis la révolution islamique et surtout pendant la guerre Iran-Irak. Je ne veux même pas invoquer les assassinats des journalistes, intellectuel-les, écrivain-es…..pour illustrer le fait que les iraniennes et iraniens ne se sont jamais montrés soumis au régime islamiste durant ces 30 années.
Or, les médias français qui reflètent des informations sur toutes ces luttes sont rares, voire inexistants. Ils ont été plutôt fascinés par la supercherie du « dialogue des civilisations » très à la mode chez les bien-pensants, plutôt occupés par le nucléaire iranien gonflé à dessein par le régime pour augmenter la répression contre le peuple.
Rien sur la lutte des femmes, des hommes et des étudiants de ce pays.

Aujourd’hui, travailler pour un journaliste en Iran est extrêmement difficile. Mais les iraniennes et iraniens, malgré le censure, envoient des images et fournissent les infos aux journalistes étrangers pour pouvoir enfin faire entendre leur voix à la communauté internationale, pour enfin monter le vrai visage de ce régime et son rejet de la part du peuple.

Et cependant, certains restent sourds aux cris des manifestants. Ainsi, un journaliste de la  BBC, (chassé à son tour par les autorités) relayé par des chaînes de télé françaises, déclare : « ces manifestations sont juste des rassemblements d’unité, les manifestants n’expriment aucune revendication », alors que lui-même était emporté par la foule des manifestants qui entonnaient « Marg bar dictature, Marg bar dicteurs » « mort à la dictature, mort aux dictateurs ». Et même s’il ne comprend pas la langue persane, même s’il ne sait pas la traduire, il peut au moins s’abstenir de tout commentaire, car le sien signifiait plutôt « comment-taire » les cris du peuple iranien.

Depuis le jour même des élections, les iraniennes et les iraniens en exil ont manifesté, dans tous les pays du monde, pour exprimer leur solidarité avec leurs concitoyens. Ils ont réclamé plus de liberté, plus de démocratie et une constitution laïque, comme ce fut le cas à Bruxelles  à Washington ou dans des villes des Pays-Bas, ou bien à Paris.

Pourtant les médias français ont préféré couvrir un autre rassemblement, et braquer leur caméra sur celui des Mojahédine du peuple. Pourquoi ?
Ceux-ci forment un mouvement islamique et sectaire, longtemps reconnu comme terroriste.
Il est vrai que nous vivons dans un air de mise en scène. Le goût de l’exotisme, du spectacle règne avec force. Et il est vrai que les mojahédine sont parfaitement organisés et dotés d’énormes moyens financiers qui leur permettent de répondre à ce goût.

Ainsi, une des chaînes de télévision françaises les présente comme « la seule force opposante au régime islamiste. » Pendant deux jours, à l’heure des  informations,  ces chaînes repassent en boucle les photos et les interviews de Maryam Rajavie, leur « icône sacrée »- élue par les mojahédine, comme future présidente iranienne. Citons au passage qu’elle est bien voilée et couverte de la tête aux pieds d’un habit vert (couleur du chiisme politique).

Tout ceci occulte les véritables aspirations du peuple iranien. Si aujourd’hui les iraniennes et les iraniens sont dans la rue, s’ils affrontent la mort, s’ils se moquent des répressions et des menaces, ce n’est en aucun cas pour remplacer l’islamisme des ayatollahs, par n’importe quel autre islamisme fusse-t-il bien déguisé !

Toutes les nuits, depuis le 12 juin,  la population crie sur les toits « marg bar dictature », « we want democratie », « peace in the middle east » ; tous les jours, ils sont des milliers à être battus, arrêtés, violentés ; des centaines
 sont tués … Les femmes, les hommes et les jeunes d’Iran ont ras le bol du dictat islamiste. C’est cela la réalité de l’Iran.
Et nous, iraniens démocratiques et laïques en exil, devons regrouper toutes nos forces et toutes nos énergies pour être à la hauteur de toutes les attentes de nos concitoyens, pour montrer à la communauté internationale le vrai visage de notre pays, pour tenir en échec toutes les tentatives d’intimidation par la religion.
Le directeur de conscience d’Ahmadinajad, un « guide suprême », vient de donner une « fatwa » en faveur des fraudes électorales et pour la liquidation « physique » de Moussavi et Karoubi ! Il est temps de relier et faire retentir le cri et le refus du peuple iranien du régime islamiste.

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23 juin 2009

Les populistes d'Amérique du sud soutenus par le Soudan ont pris en otage l'ONU sur les questions financières

From

June 22, 2009

Latin radicals take centre stage at UN summit snubbed by the West

A former Nicaraguan revolutionary and his nephew are trying to reshape the world financial system at a UN summit this week.

Western leaders are snubbing the three-day meeting starting on Wednesday in New York, which is designed to counter the G20 summit in London in April.

The Conference on the World Financial and Economic Crisis and its Impact on Development is expected to be dominated by fiery anti-capitalist rhetoric from left-wing Latin American leaders.

Western diplomats say that radicals in the Group of 77 (G77) developing nations, chaired by Sudan’s deputy ambassador to the UN, have hijacked negotiations.

The summit was postponed from June 1 so that it did not clash with the inauguration of the former Marxist guerrilla Mauricio Funes as President of El Salvador, officials say. Left-wing presidents Hugo Chávez of Venezuela, Evo Morales of Bolivia and Rafael Correa of Ecuador are due to attend. Only 14 heads of state and government plan to travel to New York — ten of them from Latin America or the Caribbean. The rest of the 192 UN member states will be represented at a lower level. Britain is sending a junior Foreign Office Minister, Lord Malloch-Brown.

Despite his country’s leading role President al-Bashir of Sudan cannot make the trip because he has been indicted by the International Criminal Court for war crimes in Darfur and would risk arrest.

The summit is the brainchild of Miguel d’Escoto Brockmann, 76, this year’s president of the UN General Assembly, and a former Sandinista revolutionary and Nicaraguan Foreign Minister who once went on hunger strike to protest against “Yankee imperialism” in his country.

Mr d’Escoto says that the full UN membership should be given a voice in reforming the financial system, not just the G20 — the 19 countries and the EU — which account for 85 per cent of global economic activity.

To help to organise the summit Mr d’Escoto, who was a radical priest before entering politics and is known as Father Miguel, picked Michael Clark, his American nephew, as a senior adviser. Mr d’Escoto also gave Mr Clark’s sister, Sophia, a job as his deputy chief of staff.

UN officials defend the nepotism saying that the president of the General Assembly can choose his staff even though their salaries are paid with UN money. Enrique Yeves, the General Assembly spokesman, said that only two of Mr d’Escoto’s 22 staff were relatives.

Not so united nations

At a UN General Assembly meeting in 1973 Idi Amin praised Edward Heath by comparing him to Adolf Hitler. He later said: “Not Hitler, I meant Winston Churchill”.

On his first day as UN Secretary-General Ban Ki Moon told staff that capital punishment should be “for every member state to decide”, despite the UN’s ban on the death penalty.

In 2006 President Chávez told the General Assembly that George Bush, who had spoken earlier, was “the devil” and complained of a stench of sulphur.

Thirty diplomats walked out of a UN conference on racism in April when President Ahmadinejad of Iran singled out Israel as the “most cruel and racist regime”.

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22 juin 2009

Une vingtaine de femmes violées dans la Prison de Muzenze en RDC

RDC: LA MONUC CONDAMNE FERMEMENT LES   VIOLS ET ACTES DE VIOLENCE COMMIS CONTRE LES FEMMES DANS LA PRISON DE MUZENZ.E
New York, Jun 22 2009  7:00PM

La Mission des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) condamne fermement les viols et les actes de violence commis contre environ 20 femmes détenues, à suite d';une tentative d';évasion de la prison de Goma, qui a aussi fait des victimes innocentes parmi les forces de l';ordre, indique un communiqué de presse publié aujourd';hui.
Dans la nuit du 21 au 22 juin, indique la Mission des Nations Unies, « la prison centrale de Muzenze à Goma a été le théâtre d';une mutinerie suivie d';une tentative d';évasion avec violence ».  Le groupe des prisonniers mutins a réussi à pénétrer dans le quartier des femmes et il y a violé et violenté une vingtaine de femmes détenues.
La MONUC qui coordonne actuellement l';assistance aux femmes violentées et violées, appelle  la justice à sévir d'; « une façon exemplaire contre les auteurs de ces actes ».
Face a ce drame, la MONUC, indique le communiqué, lance un appel au Gouvernement pour l';application urgente de mesures, dans tout le pays, en vue d';améliorer les conditions carcérales et de renforcer la sécurité dans les prisons, spécialement celles relatives à la protection des femmes contre les violences sexuelles. Cela afin d';éviter une répétition de la tragédie que vient de vivre la prison de la ville de Goma, ajoute les auteurs du communiqué.
Par ailleurs, devant la recrudescence des mutineries et tentatives d';évasion des prisons due en partie au manque récurrent de prise en charge alimentaire et d';accès aux soins de santé pour les pensionnaires des prisons du pays et à l';absence d';une politique pénitentiaire efficiente, la MONUC lance un appel aux autorités pour engager une réforme du système pénitentiaire afin de se conformer aux standards minima internationalement reconnus en matière de traitement des détenus, notamment par une séparation stricte des hommes des femmes d';une part, et des civils des militaires d';autre part.

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19 juin 2009

Le 3eme cycle du Conseil des droits de l'homme s'achève sur de nouvelles régressions

Voilà tout juste trois ans que le Conseil des droits de l'Homme naissait avec tambours et trompettes. On nous promettait une ère nouvelle vers un futur glorieux. Malheureusement le nouveau Conseil a accéléré encore le processus délétère (voir Les Nations désunies) à l'œuvre depuis un certain nombre d'années que Claude Levenson et Jean-Claude Buher avaient été les premiers à dénoncer en 2003.(voir "l'ONU contre les droits de l'homme" Mille et une nuits, 2003). 

Aujourd'hui 31 ONG dont Human Right Watch et Amnesty International, qui refusaient d'y croire ou qui s'étaient tues jadis face à certaines dérives, semblent s'inquiéter et ont interpellé le Présidente du Conseil.    
   
En effet, la 11ème session du CDH  qui a commencé le 2 juin pour se terminer le 18 juin a encore d'avantage ouverte la béance dans laquelle les droits humains continuent leur chute vertigineuse. La rhétorique totalitaire se peaufine ;  les libertés individuelles, la liberté d'expression sont mises à l'indexe, quand elles ne sont pas redéfinies ou recyclées pour les vider de toutes substance...

Durant la session, plusieurs rapporteurs spéciaux ont été accusés de ne pas respecter le fameux code de conduite, qui les place depuis un an sous la tutelle du CDH et leur enlève toute indépendance. Philip Alston, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires fut particulièrement attaqué lors de la présentation de son rapport sur le Kenya. Franck La Rue Lewy, rapporteur spécial sur la liberté d'expression n'a pas non plus été épargné; il lui a été reproché de ne pas avoir respecté les termes de son nouveau mandat, à savoir rapporter les cas où la liberté d'expression constitue une atteinte contre les religions.    
Aussi une résolution présentée par Cuba a été adoptée qui réaffirme le fameux code de conduite et demande auxrapporteurs spéciaux de s'y conformer.    
   
Le groupe de travail intergouvernemental sur le suivi de Durban a été reconduit. Deux membres du Conseil appartenant au groupe Europe de l'Ouest, le Canada et l'Italie (qui parlait aussi au nom des Pays Bas) se sont dissociés du consensus, conformément à la position qu'ils avaient adoptée pour Durban 2. L'Allemagne qui avait refusé de participer à la conférence de Durban 2 a en revanche endossé cette résolution, affirmant que désormais elle soutenait le texte de Durban 2. 

L’Egypte qui dirige le groupe africain, a voulu présenter une résolution pour la suppression du rapporteur sur le Soudan. L'Ouganda,  a eu le courage de se confronter à l'Egypte s'insurgeant contre la manière dont le représentant du Caire prétendait parler au non d'un consensus africain et dénonçant le manque de transparence dans la prise de décision. Du coup, l'Egypte a du se rétracter et présenter la résolution seulement en son nom. Le représentant egyptien a vertement tancé l'ambassadeur d'Ouganda, insinuant avec mépris que ce dernier ne participait jamais aux réunions du groupe africain. A sa suite, le Soudan a exprimé tout le dégout que lui inspirait la posture ougandaise.   
C'est ainsi que l'’Union européenne a pu proposer une série d’amendements sur cette résolution, dont le renouvellement du mandat sur le Soudan pour une année. Ces amendements ont été approuvés à une très courte majorité (21 voix contre 20). La Zambie et l’île Maurice se sont prononcées pour ; le Ghana, le Sénégal (qui préside par ailleurs l'Organistation de la Conférence Islamique), le Burkina Faso et le Nigeria se sont abstenus. Cependant, pour obtenir cette faible victoire, l'Union européenne a été obligée de proposer le titre "d'expert indépendant", qui a beaucoup moins de prestige et de poids que celui de "rapporteur spécial" qui implique l'existence d'une situation d'urgence.    
   
L'examen périodique universel a  donné lieu à un autre grand moment de la mascarade onusienne. Plusieurs pays dont l'Arabie Saoudite ou Cuba avait fait venir en nombre des fausses ONG pour faire l'éloge de leur gouvernement. Seules 10 ONG sont autorisées à intervenir lors du rapport de l'examen périodique universel des pays. Aussi la Havane a su prendre les devants et la liste des orateurs a été complétée avant même l'ouverture de la salle du Conseil, les ONG pro-castristes ayant pu pénétrer dans les bâtiments de l'ONU avec l'aide de diplomates dés 6h30 du matin le 9 juin afin de remplir la fiche d'inscription. 
   
Durant les trois semaines de la 11ème session, les thèmes qui se développent depuis trois ans contre les droits universels et qui finissent à la longue par devenir lancinants ont continué à creuser leur sillon :  la diffamation des religions, la focalisation sur Israël, la censure sur tout autre thème, la légitimation du terrorisme ou nom de l'autodétermination des peuples, la négation de la sexualité hors mariage pour les femmes, la condamnation de l'avortement, le refus de se pencher sur les systèmes discriminatoires à leur égard,  la mise au banc de l'homosexualité, la valorisation des pratiques traditionnelles et culturelles etc... tout cela, au nom du droit des peuples à la paix et à une vision lénifiante du monde où les libertés individuelles sont sacrifiées.   
   
Le 4ème cycle du Conseil a débuté le 19 juin avec l'élection de l'ambassadeur de Belgique Alex Van Meeuwen à la Présidence (c'était au tour du groupe d'Europe de l'Ouest d'assumer la Présidence du CDH) avec comme rapporteur l'ambassadeur d'Egypte Hisham Badr
L'ambassadeur de Belgique avait été vice-président du comité préparatoire de Durban 2, présidé par la Libye, aux côtés de la République islamique d'Iran, du Pakistan etc... Autant dire que les pays autoritaires qui composent la majorité du CDH ont appris à le connaître durant ces 14 mois de capitulation des démocraties

18 juin 2009

Ahamadinéjad ou Moussavi? Les élections iraniennes et la colère du peuple!

Ann Pak,

Le peuple iranien, qui en avait assez de l’oppression et de la dictature du régime islamique, allait boycotter les élections présidentielles de 2009.

Le régime, dans une manœuvre et un calcul tout à fait machiavéliques pour faire miroiter un semblant de démocratie, organisa des faces à faces télévisés, et permit aux jeunes et aux femmes de descendre dans la rue, chose impossible jusqu’à présent dans la république islamique qui interdit tout rassemblement, voire toute rencontre, à partir de 22 heures.
Ainsi le régime laissa un espace. Les femmes et les jeunes en ont profité pour  occuper les rues et commencer à s’investir dans les élections avec un fil conducteur « tout sauf Ahmadi néjad ».
Les correspondants et les journalistes étrangers furent même autorisés à filmer ou à photographier. Les partisans de Moussavi, en plein dans leur campagne électorale, descendirent massivement dans les rues en arborant les différents signes de couleur verte, couleur de
la République Islamique, qui devint ainsi dominante même si elle ne reflète pas l’adhésion unanime.

Quels que soient les résultats des élections, ceux-ci ne sont qu’une mascarade. Pour deux raisons. D’un côté , ne peut être candidat que celui choisi par le « conseil-gardien constitutionnel » ; de l’autre, Khameny, « guide suprême », «  représentant de la volonté divine sur terre », désigné par ce même conseil, peut annuler ou décider ce qu’il veut, faisant abstraction de la volonté du peuple. 

Dans ce jeu, les iraniens,  voulant faire barrage à Ahmadi néjad, ont voté massivement. Le jour des élections, Moussavi, le candidat adversaire d’Ahmadi néjad, a gagné avec presque 20 millions de votes. Mais la volonté du guide penche vers Ahamadi néjad. 
« Ce trucage, trop gros », fit déborder le vase !!
 

Ce à quoi le régime ne s’attendait pas, c’était l’immense colère, trop longtemps contenue, du peuple. C’est ainsi que le régime de Téhéran tomba dans son propre piège.
Il avait permis aux jeunes de sortir de l’ombre pour se donner une légitimité internationale. Seulement les manifestants, malgré les répressions, les menaces téléphoniques, arrestations, massacres…continuent à exprimer leur révolte contre cette violence acharnée.
 

Actuellement, tous les dirigeants du régime, et Moussavi avec, appellent à l’arrêt des manifestations et décrètent des journées de « deuil » et de « prière » !

Il faut sauver le régime islamique.
A cela s’ajoutent les intimidations, les appels téléphonique : un message préenregistré qui dit que l’on « vous a vu dans les  manifestations. Si vous y participez encore vous allez être arrêté. »
En ce moment les moyens d’informations sont coupés : pas de SMS, pas d’internet….

Et les manifestations continuent, et elles gagnent, en plus de la capitale, les autres grandes villes. Les femmes, les jeunes, les étudiants clament :  « A mort la dictature, Ahamadi néjad, l’ennemi de l’Iran ».

Ils revendiquent un espace de vie, un espace de liberté.

En France, comme partout en Europe, les iraniennes et les iraniens manifestent. Dans ces manifestations, sont mélangés deux courants : ceux qui soutiennent Moussavi et ceux qui revendiquent un changement, une république démocratique et laïque et soutiennent les mêmes slogans que les dissidents de l’intérieur.

Les jeux électoraux, la querelle entre Ahmad inéda et Moussavi ne sont que des prétextes de lutte pour les iraniens. Le peuple iranien ne supporte plus le despotisme religieux.

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12 juin 2009

Le dalaï-lama à la sauvette

Par Claude Levenson*, Liberation 12 juin 2009

Ainsi donc, puisque le maire socialiste de Paris «fait ce qu’il veut», à en croire un porte-parole de l’UMP, le dalaï-lama - qui n’a rien demandé ! - a reçu le titre de citoyen d’honneur de la capitale à la sauvette, en fin d’après-midi d’un dimanche d’élections européennes, sans conférence de presse ni petits fours de rigueur, selon un service minimum prestement expédié. Et surtout pas de drapeau tibétain au fronton de la mairie, cela pouvait fâcher tout rouge dans la lointaine Cité interdite de Pékin qui, chacun le sait, ne cherche ni n’a jamais cherché à se mêler des affaires d’autrui. Quelques centaines de Tibétains et de sympathisants relégués à bonne distance derrière des barrières arboraient néanmoins les couleurs interdites, coup de soleil sous la pluie. Affronter crânement une dictature qui a fait ses preuves, c’est ce que semblent craindre par-dessus tout les responsables politiques français, pratiquement toutes tendances confondues, dans le sillage de la bouffée de mauvaise humeur de l’an dernier, à la suite de la très brève rencontre, dans un pays tiers, du président français et du leader tibétain.

Après les honneurs de Rome et les fastes de Venise qui ont remis le même titre en février passé au même citoyen du monde avant que Varsovie ne leur emboîte le pas, Paris, notre bonne ville, fait décidément bien piètre figure. A se faire retourner dans leurs tombes Gavroche, les communards et les résistants. Et à faire monter le rouge de la honte au visage de nombre de Parisiens de réputation persifleuse et de simples citoyens d’ailleurs, non moins outrés par ce manque élémentaire de courtoisie. Brader de la sorte quelques-unes des valeurs essentielles du pays qui se veut le berceau des droits de l’homme et d’une ville qui se plaît à porter haut le flambeau de la liberté des individus comme des peuples, au moment même où le toit du monde est transformé en une vaste prison à ciel ouvert pour ses habitants qui se battent avec l’énergie du désespoir pour survivre et sauvegarder leur altérité, c’est une insulte qui ne sera pas oubliée de si vite. L’infliger à l’une des personnalités les plus respectées du monde n’ajoute rien à l’autorité morale de ceux qui s’y abaissent.

A Bercy cependant, devant près de 10 000 personnes, Robert Badinter avait quant à lui tenu à saluer en le dalaï-lama «le chef d’une nation occupée, porteur d’un message d’humanité et de spiritualité, seules forces qui vaillent face à l’injustice et la violence». Et d’assurer que : «La résistance spirituelle finit toujours par l’emporter.»

Dernier ouvrage paru : Tibet la question qui dérange, Albin Michel, 2008.

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11 juin 2009

La Libye élue par acclamation Présidente de l'Assemblée Générale

La Jamahiriya arabe libyenne poursuit son ascension diplomatique.   
Après avoir été élue à la présidence du Comité préparatoire de la Conférence d'examen de Durban en août 2007, être devenue membre du Conseil de sécurité en janvier 2008 et avoir accédé à la Présidence de l'Union Africaine pour l'année 2009,  l'ambassadeur de Libye, Ali Abdessalam Trek a été élu par acclamation le 10 juin 2009 et présidera la 64ème session de l'AG à partir du 15 septembre 2009.    
Le secrétaire général Ban Ki-Moon a salué l'expérience diplomatique inestimable du futur Président, face aux nouveaux problèmes et menaces auxquels notre monde est confronté.    
Ce dernier a cité parmi ses priorités la réforme du système des Nations Unies, en particulier le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale, soulignant que le partage du pouvoir ("la place de lion") accordé aux pays victorieux de la seconde guerre mondiale s'était transformée en anomalie. 
Parmi les vices présidents de l'Assemblée générale élus à sa suite, on trouve le Soudan et le Venezuela.    
Pour le bureau des six commissions de l'AG, on peut encore citer l'élection du Qatar à la Présidence de la Commission portant sur les questions politiques spéciales et la décolonisation (Quatrième Commission) avec comme rapporteur le Soudan.   
La Commission des questions juridiques (Sixième Commission) sera présidée par l’Algérie avec comme vice présidente la  République islamique d'Iran.

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10 juin 2009

Le féminisme ennemi des mollahs

<p><p><p><p><p>La République islamique d’Iran plaide coupable</p></p></p></p></p>

Rebonds, Libération
Par Annie Sugier,

Présidente de la Ligue du Droit International des Femmes

« Nous n’avons pas répondu comme nous aurions dû le faire à des propagandes adverses telles que la propagande féministe. Nos efforts dans ce domaine n’ont pas eu d’influence suffisante, qu’elle soit quantitative ou qualitative ». Cet aveu du Leader de la Révolution Islamique, Ayatollah Sayed Ali Khamenei, est contenu dans un court message annonçant la deuxième conférence internationale sur les femmes qui doit se tenir à Téhéran au cours de la deuxième quinzaine de juin.

Ces quelques lignes m’ont remplie d’aise. Dans le programme di
ffusé tous azimuts par les ambassades d’Iran,  les rédacteurs affirment sans vergogne que «  tandis que l’Occident a dépeint une vision indécente et instrumentalisée des femmes et a formé et soutenu des mouvements supposés défendre les droits des femmes, les pays Islamiques ont fait des efforts pour restaurer les droits inhérents et la véritable dignité des femmes ».
Nul doute que l’attribution en 2009 de la deuxième édition du prix Simone-de-Beauvoir au mouvement de femmes iraniennes « One Million Signatures » a joué un rôle de déclencheur dans ces prises de position. Il faut savoir que "One Millions Signatures" s'est constitué afin de faire pression sur les  dirigeants iraniens pour qu'ils mettent en cohérence les lois internes - discriminatoires à l’égard des femmes - avec les conventions internationales. Cela explique sans doute que les organisateurs de la conférence veuillent examiner « la façon dont le féminisme s’est propagé en Iran ».

Preuve du sérieux avec lequel Téhéran prend en considération la question, toute une partie de la conférence portera sur l’analyse du Féminisme, avec notamment « l’évaluation de son influence sur les enfants et particulièrement les garçons » ; «  les tactiques utilisées par le mouvement féministe pour influencer les médias » ; « le rôle de Hollywood dans l’expansion du féminisme » « l’influence de la globalisation sur le féminisme » , et – il fallait s’y attendre «  le rôle du Sionisme dans la création, le développement et la propagation du féminisme » !

On notera que, lors de cette conférence, il sera procédé à l’ «  analyse des mérites de la Charte des droits et responsabilités des femmes dans la République Islamique d’Iran comparée à la Convention sur l’Elimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes ( CEDAW) » !

La stratégie de l’Iran est transparente. Les Nations-Unies s’apprêtent à fêter en décembre 2009 le trentième anniversaire du vote du CEDAW, texte dont le contenu constitue l’outil le mieux adapté à l’action internationale contre les discrimination et violences faites aux femmes. Grâce aux résolutions de la prochaine conférence de Téhéran, l’Iran, sur sa lancée de Durban II, proposera aux Nations-Unies un nouveau texte sur le droit des femmes répondant aux exigences de la loi religieuse. Comme un seul homme, les pays de droit musulman, mêmes les plus modérés, qui ont tous déjà émis des réserves sur le CEDAW, vont se ranger sous la bannière de l’Iran.


Pour ceux qui n’auraient pas entendu parler des plus récente exécutions de femmes en Iran, ou encore des multiples arrestations ou bastonnades de femmes mal voilées ou de féministes, tout ceux qui voudraient savoir quelles sont les résolutions que les mollahs se proposent de souffler aux participants à la conférence de Téhéran, la réponse est déjà affichée dans le programme. Il s’agit de rédiger un : «  document sur la promotion de la modestie et du hijab à une échelle mondiale »,dès la plus tendre enfance,(« droit pour les femmes dans le monde de porter un costume islamique »). Qui a dit que le voile n’était qu’un morceau de tissu ?


La lettre annonçant la conférence de Téhéran démontre au moins que nous sommes identifiées comme l'ennemi principal par le régime des mollahs. Ils ne se trompent pas. Et c’est pour nous féministes d’ici et d’ailleurs, surtout d’Iran, une source de fierté.

Posté par Malka Marcovich à 09:38 - Droits des femmes - Commentaires [0] - Permalien [#]
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