23 septembre 2009
Le programme politique de la Libye, présidente de l'Assemblée Générale.
On a fait grand bruit (avant et après) autour de l'intervention du président iranien Ahmadinedjad dont on peut trouver l'intégralité du texte sur le site de l'ONU http://www.un.org/ga/64/generaldebate/pdf/IR_en.pdf
La déclaration de Mouammar Kadhafi le 23 septembre 2009, dont il n'existe aucune version retranscrite, s'est déroulée durant 1heure40 et a donné lieu à des commentaires plutôt amusés de la part des commentateurs. Son programme politique pour l'année à venir, en tant que pays PRESIDENT POUR UN AN de l'Assemblée Générale mérite pourtant que l'on s'y attarde. Il peut être écouté dans son intégralité sur http://www.un.org/ga/64/generaldebate/LY.shtml. La traduction anglaise de son discours en arabe n'a pas été assurée par les traducteurs de l'ONU mais par un membre de la délégation libyenne.
En voici quelques extraits traduits en français. Après on ne pourra pas dire que l'on ne savait pas quel programme politique sera à l'ordre du jour de la 64ème Assemblée Générale :
"Au nom de l'Union africaine, je vous souhaite la bienvenue, dans cette réunion qui sera historique dans l'histoire du monde. Au nom
de la Libye qui préside l'Assemblée Générale, au nom de l'Union africaine, et au nom des 1000 rois traditionnels d'Afrique, je tiens à souhaiter la bienvenu à notre fils Obama, et je le fais car c'est la première fois qu'il s'adresse à l'Assemblée générale et qu'elle se déroule dans son pays hôte. (...)
Parmi les défis auxquels nous sommes confrontés, il y a aussi le virus H1N1 qui a été fabriqué dans des laboratoires à des fins militaires comme arme de destruction
Les Nations Unies ont été créés par les pays qui se sont mis ensemble contre l'Allemagne après la deuxième guerre mondiale (...) nous n'étions pas présents à cette époque. Cela a été créé en l'absence de 165 pays, c'est à dire 1 pays sur 8
Depuis la création de l'ONU, il y a 65 guerres, et ces guerres ont été plus destructrices que la deuxième guerre mondiale (...) était-ce dans l'intérêt de toutes les nations? Non, c'était dans l'intérêt de 2 ou 3 pays
Aucun pays n'a à s'ingérer dans les affaires internes des autres pays (...) A l'époque de Rome, le Sénat a décidé de mettre un dictateur en place car c'était bon pour Rome et personne n'a brandit le Véto à César
Et il y a un pays qui dicte sa conduite. Qui a donné à ce pays son statut de membre de l'ONU ? (allusion à Israël en 1948 ?)Ce sont ces 4 pays qui lui ont donné son statut. Le seul pays pour lequel nous avons tous voté pour son entrée en tant que membre à l'Assemblée Générale est la Chine (République populaire)
Concernant le Conseil de Sécurité, la solution n'est pas d'avoir plus de membres permanents (...) cela créera plus de conflits et plus de tensions et de compétition au niveau mondial (...) Une résolution à l'AG sera préparée en ce sens. Il n'y aura plus de représentants par pays (...) afin qu'il y ait la démocratie et l'égalité entre les pays membres. (...) Il faut que le pouvoir du Conseil de sécurité soit désormais renvoyé à l'Assemblée Générale. Le Conseil de sécurité sera uniquement un organe devant mettre en œuvre les décisions de l'Assemblée Générale. Ce sera le Parlement du monde, l'Assemblée du monde et ce sera la vraie démocratie (...) Nous sommes aujourd'hui 192 membres et nous sommes comme un décors pour le Conseil de sécurité (...) Au Conseil de sécurité, il faudrait un siège pour les 27 membres de l'UE, les 53 pays de l'Union Africaine devraient avoir un siège, un siège pour l'Amérique du Sud, l'Asie un siège, le Moyen orient un siège, La fédération de Russie, les Etats Unis ; la ligue arabe, 22 pays, un siège ; l'Organisation de la Conférence islamique, 57 pays, un siège ; le Mouvement des non alignés, 118 pays, un siège ; ainsi que le G100. Et s'il y a des pays hors de ces associations, nous pourrons leur donner un siège par rotation tous les 6 mois, comme le Japon ou l'Australie. Il faudra que l'Assemblé générale fasse un vote là dessus (...) Monsieur Treki et Ban Ki Moon devront rédiger le projet législatif et organiser des comités pour un vote.
On ne peut pas continuer à être avec un conseil de sécurité pareil, c'est du terrorisme. Un Conseil de sécurité composé de super puissances, c'est du terrorisme en soit. C'est la seule condition pour avoir un monde de paix. (...)"
Nous avons été colonisés et maintenant nous sommes ici pour créer le futur du monde de manière démocratique qui permettra de maintenir la paix et la sécurité. (...)Ce qui se passe aujourd'hui avec le Conseil de sécurité c'est du terrorisme, comme Al Qu'aida.(...). Il ne devrait pas s'appeler le Conseil de sécurité mais le Conseil de la terreur. (...) Le tiers monde est sous la terreur et terrorisé. Le Conseil de sécurité ne nous donne aucune sécurité. Au contraire, il fait régner sur nous la terreur et les sanctions. C'est utilisé uniquement contre nous. (...) Le Conseil de Sécurité n'a jamais pris aucune action pour stopper 64 guerres (...)
L'AIEA ne fonctionne que contre nous, alors que tous les pays devraient être sous son contrôle (...) le Conseil de Sécurité est contre nous, la Cour pénale internationale est contre nous.
L'Afrique a été persécutée, esclavagisée, colonisée, traitée comme des animaux, (...) personne ne peut nous refuser un siège permanent. (...) il faut aussi qu'il y ait des réparations pour que l'on ne puisse plus voler la terre des peuples. Pourquoi les africains devraient-ils partir en Europe ? Pourquoi les asiatiques vont en Europe ? Pourquoi les peuples d'Amérique latine vont en Europe ? Parce que l'Europe a volé les richesses, les fruits, le pétrole, les végétaux. (...) Et maintenant la nouvelle génération en Afrique recherche leurs biens qui leur a été volé. (...) et c'est ainsi que l'on pourra stopper l'immigration (...) Il faut récupérer nos biens équivalents à 77.7 millions. Ce sont les réparations que l'Afrique devrait recevoir des pays qui l'ont colonisé. Et si vous ne nous donnez pas cette somme, nous viendrons la chercher chez vous. (...)
Il n'y a pas d'émigration illégale de Libye vers l'Italie, parce que l'Italie a payé ses compensations à la Libye. (...) Et l'Italie devrait être glorifiée pour ce qu'elle a fait. (...) Et il faut que les pays colonisateurs payent des compensations, afin qu'il n'y ait plus jamais de colonisation, et que tout pays qui colonise sache qu'il devra payer des compensations après. La colonisation doit être incriminée.
Nous africains, sommes fier qu'un fils d'Afrique gouverne les Etats Unis. (...) Mais je suis inquiet. Obama sera là pour les 4 prochaines années ou les 8 prochaines années, mais j'ai peur de l'après. Personne ne peut garantir l'après Obama. Je serais heureux si Obama pouvait rester pour toujours Président des Etats Unis.
Nous avons tous traversé l'océan atlantique pour venir ici (...) Pourquoi ? Est-ce Jérusalem? le Vatican ? La Mecque ? Vous souffrez tous ici du décalage horaire. Nous sommes fatigués et endormis. Votre horloge biologique est perturbée(...)
Ce sont les Etats Unis qui s'occupent de toutes les choses matérielles,qui assure la sécurité très stricte et ils dépensent beaucoup d'argent. Et l'Amérique est très fatiguée. Et je voudrais soulager l'Amérique de cette charge. Nous remercions l'Amérique pour ce qu'elle fait et pour tous les problèmes que cela lui cause. Nous voulons aider l'Amérique. Nous voulons que l'Amérique soit en sûreté, que l'Europe soit en sûreté. (...) Peut-être qu'un terroriste fera une attaque sur l'avion d'un président. Ce bâtiment est une cible pour les terroristes. Cela aurait pu être en leur pouvoir le 11 septembre. Nous avons nous même 10 membres d'Al Qu'aida détenus en Libye. Et ce que nous savons de leurs déclaration est très effrayant. Et l'Amérique vit sous tension. Nous ne savons pas ce qui peut se passer, et l'Amérique peut encore être visée et des dizaines de chefs d'Etats attaqués en même temps. Nous voulons soulager l'Amérique de cette inquiétude. Nous devons déplacer le siège de l'ONU dans un lieu qui n'est pas visé. Après cinquante ans, le siège devrait déménager dans un autre endroit de l'hémisphère. Pour les 50 prochaines années, le siège devrait être dans l'hémisphère de l'est ou dans l'hémisphère du milieu. Par rotation. (...) C'est un service que nous rendons à l'Amérique. (...) Et cela sera mis au vote à l'Assemblée Générale. (...) Nous ne blâmons pas l'Amérique de prendre toutes les mesures de sécurité. Car elle est la cible d'Al Qu'aida. Mais nous ne tolérons pas ces mesures. Nous n'avons pas à venir à New York et nous ne devons pas subir toutes ces mesures. Un président m'a raconté que son co-pilote ne pouvait venir en Amérique parce qu'il y avait des restrictions. Un autre m'a dit que son garde d'honneur n'a pas pu venir car il y avait un quiproquo avec son nom pour avoir un visa. Un autre m'a dit que son médecin personnel n'avait pu obtenir de visa et n'avait pu entrer en Amérique. (...) C'est comme Guantanamo, nous n'avons pas de liberté de mouvement pour nos délégations. (...) Pourquoi ne pas mettre le siège en Libye ? La Libye n'a d'hostilité envers aucun pays. (...) Cela pourrait aussi être Pékin, la capitale de la Chine ou Dehli, la capitale de l'Inde. (...) Et vous me remercierez d'avoir supprimé la souffrance et le fait de voler durant 24 heures. Et je suis sûre que l'Amérique ne réduira pas sa contribution et continuera d'être engagée par ses obligations internationales. Et l'Amérique vous remerciera de lui avoir enlevé ce poids. Et l'Amérique devrait nous remercier pour cela car ce lieu est la cible des terroristes. (...)
Ce n'est pas une réunion ordinaire, même mon fils Obama a dit que c'était une réunion historique.
Il faut aussi établir des cours de justice, et des investigations sur la manière dont les guerres ont commencé. (...) Ceux qui font les guerres doivent être traduits en justice et payer les conséquences. Concernant la Guerre de Suez de 1956, le dossier devrait être rouvert. Pourquoi 3 pays qui ont un siège permanent au Conseil de Sécurité ont attaqué un Etat membre de l'Assemblée Générale, l'Egypte (...) des milliers d'égyptiens sont morts et des villes d'Egypte détruites. Comment cela a pu se passer sous l'ère des Nations Unies ? Comment pouvons nous être sûrs que cela ne se reproduira pas ? (...) Puis il y a eu la guerre du Viet Nam, 3 millions de victimes, (...) il y a eu plus de bombes que durant la seconde guerre mondiale. (...) Nous ne pouvons rester silencieux. Comment l'humanité peut-elle être en sécurité ? (...) C'est le futur du monde et nous devons nous assurer que pareille chose ne se répétera pas à l'avenir. Puis il y a eu Panama (...) Grenade (...) Il faut enquêter sur les bombardements en Somalie, (...) qui a laissé faire ? Puis il y a eu la Yougoslavie. Un pays paisible, et qui a été détruit comme l'a fait Hitler jadis. Tito avait construit son pays étape par étape, brique après brique. Et nous le démembrons pour des intérêts impérialistes internationaux. (...) Nous devons faire une enquête là dessus. Puis il y a la guerre en Iraq. (...) L'Assemblée générale doit mener une enquête sur l'invasion de
l'Iraq (...) Nous risquons tous la même destinée. Puis le génocide, le massacre du peuple iraquien. Ceux qui ont pratiqué les assassinats collectifs du peuple iraquien doivent être jugés. (...) C'est facile de demander que Taylor soit jugé, ou El Bachir ou Noriega. Quelle blague ! Et qu'en est-il de ceux qui ont fait des meurtres de masse en Iraq ! (...) Nous ne sommes pas des animaux et nous avons le droit de vivre et de nous défendre. (...) Vous savez ce que l'on dit ? Que c'est le président des Etats Unis qui se cachait derrière le masque du bourreau du président iraquien. Pourquoi n'avons nous pas vu leur visage ? (...) Qui sont ceux qui ont exécuté la sentence de mort ? (...)
Abougraïb, c'est une insulte à l'espèce humaine. Je sais que les américains ont fait une enquête là dessus. Mais les Nations Unies ne doivent pas oublier et l'AG doit enquêter. Les prisonniers de guerre qui ont été persécutés, mal traités, les médecins qui ont fait des expériences sur eux, et la sodomie? C'est un pêché sans précédent. Ce sont des soldats, des prisonniers de guerre et ils sont violés en prison par un état membre du Conseil de Sécurité ? C'est contre la civilisation. Nous devons savoir les faits. Et il y a encore 1 demi million de prisonniers à Abou Graib.
Et il faut aussi ouvrir une enquête sur l'Afghanistan. Pourquoi sommes nous contre les Talibans ? Qui sont les Talibans ? Qu'est ce que l'Afghanistan ? Si les Talibans veulent créer un état religieux comme le Vatican ! Le Vatican constitue-t-il un danger contre nous ? Non. C'est un pays religieux très pacifique. Si les Talibans veulent créer un émirat islamiste, qui peut dire que ce sont des ennemis ? Ben Laden est-il afghan ? Les Afghans sont ils Ben Laden ? Y-a-t-il un Ben Laden Taliban ? Non ! Ben Laden n'est pas un Taliban est n'est pas Afghan. Ceux qui ont attaqué NY, sont ils des Taliban ? Sont ils Afghans ? Ils ne sont ni Afghans ni Talibans. (...)
Il y a eu la guerre civile en Amérique. Personne n'a interféré dans la guerre civile en Amérique. Il y a eu la guerre civile en Espagne, en Chine, partout. Si les iraquiens veulent une guerre civile, laissons les se battre entre eux, c'est plus juste. Qui a dit que si les Talibans viennent au pouvoir ils auront l'arme nucléaire, ou des missiles transatlantiques ?( ...) est-ce que leurs avions ont décollés d'Afghanistan ou d'Iraq ? Non. Ces avions étaient dans l'aéroport JF Kennedy. (...)
Monsieur Terki, en tant que Président de l'Assemblée Générale doit aussi ouvrir les dossiers des assassinats. Nous voulons savoir, comment un leader africain de la libération de l'Angola a été assassiné. Qui l'a tué ? Nous devons le savoir pour nos fils. Pour l'histoire, le héros de la lutte en Angola (...) Nous devons savoir également sur l'assassinat de Kennedy. Lee Harvey. Qui a tué Lee Harvey ? Jack Ruby. Un israélien a tué Lee Harvey qui a tué Kennedy. Pourquoi ? (...) Nous savons que Kennedy voulait enquêter sur le dossier nucléaire du démon israélien. (...) cela a à voir avec la paix du monde. Et Martin Luther King (...) Et Khalil Al Wazir le palestinien à Tunis. Il vivait
paisiblement là bas. L'indépendance de son pays n'a pas été respectée. Nous ne pouvons rester silencieux. (...) (liste de palestiniens tués) Ces violations des droits de l'homme ne peuvent se répéter et les auteurs doivent être jugés. (...) Nous ne sommes pas des animaux. Nous nous défendons, nous défendons nos enfants. Nous n'avons pas peur. Nous avons le droit de vivre. Et l'air que l'on respire n'est pas juste pour les superpuissances mais pour chacun de nous. Nous ne devons pas vivre humiliés sur cette terre.
Et il y a le massacre de Sabra et Chatila. (...) Et le massacre de 2008 de Gaza (...) (longue liste des tués et des organisations détruites à Gaza) Tous devraient être traduits devant la Cour Pénale internationale. (...)
Les somaliens deviennent pirates car ils défendent la nourriture pour leurs enfants, la pêche pour leurs enfants. (...) j'ai rencontré les pirates et je leur ai dit qu'il faut faire une convention internationale pour protéger leurs eaux territoriales et économiques. Cette mer appartient au peuple somalien. Et les autres pays cesseront d'empoisonner leurs eaux et leurs côtes. (...)
Un jour nous aurons aussi la grippe des poissons. Ils fabriquent les virus pour que les industries pharmaceutiques fabriquent les vaccins. (...) Les industries capitalistes fabriquent les virus pour ensuite fabriquer les vaccins et faire des profits. (...)
Le traité sur les mines antipersonnel devrait être modifié. Je dois pouvoir avoir le droit de mettre des mines à mes frontières pour empêcher que l'on m'envahisse. Je ne fais de mal à personne. Il faut transformer le traité sur les mines. (...)
Les Palestiniens. La solution est un pays démocratique pour les palestiniens et les juifs. Une solution de deux états n'est pas pratique. (...) La solution est un état démocratique arabe sans fanatisme religieux. Les Sharon et Arafat sont terminés. Nous avons besoin d'une nouvelle génération où tous vivront en paix. La jeunesse palestinienne et israélienne veut la paix sous un seul Etat. Ce sera Isratin. Isratin sera la solution. Les arabes n'ont aucune hostilité ni animosité vis à vis d'Israël. Nous sommes de la même race. Les réfugiés doivent revenir.
Vous (s'adressant aux européens) êtes ceux qui avez fait l'holocauste, vous êtes ceux qui les avez brûlé. Pas nous. Nous leur avons donné un refuge, la sécurité durant l'époque romaine, durant le règne arabe en Andalousie. Vous êtes ceux qui les avez empoisonnés et les avez annihilés. Nous les avons toujours protégé. Vous les avez expulsé. Regardons la vérité. Nous ne sommes pas hostiles ou les ennemis des juifs. Et les juifs auront un jour besoin des arabes et nous seront ceux qui leur offriront la protection. Regardez donc ce que les autres ont fait aux juifs. Hitler est un exemple. Vous êtes ceux qui avez fait du mal aux juifs. Pas nous. (...)
23 juin 2009
Les populistes d'Amérique du sud soutenus par le Soudan ont pris en otage l'ONU sur les questions financières
From The Times
June 22, 2009
Latin radicals take centre stage at UN summit snubbed by the West
A former Nicaraguan revolutionary and his nephew are trying to reshape the world financial system at a UN summit this week.
Western leaders are snubbing the three-day meeting starting on Wednesday in New York, which is designed to counter the G20 summit in London in April.
The Conference on the World Financial and Economic Crisis and its Impact on Development is expected to be dominated by fiery anti-capitalist rhetoric from left-wing Latin American leaders.
Western diplomats say that radicals in the Group of 77 (G77) developing nations, chaired by Sudan’s deputy ambassador to the UN, have hijacked negotiations.
The summit was postponed from June 1 so that it did not clash with the inauguration of the former Marxist guerrilla Mauricio Funes as President of El Salvador, officials say. Left-wing presidents Hugo Chávez of Venezuela, Evo Morales of Bolivia and Rafael Correa of Ecuador are due to attend. Only 14 heads of state and government plan to travel to New York — ten of them from Latin America or the Caribbean. The rest of the 192 UN member states will be represented at a lower level. Britain is sending a junior Foreign Office Minister, Lord Malloch-Brown.
Despite his country’s leading role President al-Bashir of Sudan cannot make the trip because he has been indicted by the International Criminal Court for war crimes in Darfur and would risk arrest.
The summit is the brainchild of Miguel d’Escoto Brockmann, 76, this year’s president of the UN General Assembly, and a former Sandinista revolutionary and Nicaraguan Foreign Minister who once went on hunger strike to protest against “Yankee imperialism” in his country.
Mr d’Escoto says that the full UN membership should be given a voice in reforming the financial system, not just the G20 — the 19 countries and the EU — which account for 85 per cent of global economic activity.
To help to organise the summit Mr d’Escoto, who was a radical priest before entering politics and is known as Father Miguel, picked Michael Clark, his American nephew, as a senior adviser. Mr d’Escoto also gave Mr Clark’s sister, Sophia, a job as his deputy chief of staff.
UN officials defend the nepotism saying that the president of the General Assembly can choose his staff even though their salaries are paid with UN money. Enrique Yeves, the General Assembly spokesman, said that only two of Mr d’Escoto’s 22 staff were relatives.
Not so united nations
— At a UN General Assembly meeting in 1973 Idi Amin praised Edward Heath by comparing him to Adolf Hitler. He later said: “Not Hitler, I meant Winston Churchill”.
— On his first day as UN Secretary-General Ban Ki Moon told staff that capital punishment should be “for every member state to decide”, despite the UN’s ban on the death penalty.
— In 2006 President Chávez told the General Assembly that George Bush, who had spoken earlier, was “the devil” and complained of a stench of sulphur.
— Thirty diplomats walked out of a UN conference on racism in April when President Ahmadinejad of Iran singled out Israel as the “most cruel and racist regime”.
11 juin 2009
La Libye élue par acclamation Présidente de l'Assemblée Générale
La Jamahiriya arabe libyenne poursuit son ascension diplomatique.
Après avoir été élue à la présidence du Comité préparatoire de la Conférence d'examen de Durban en août 2007, être devenue membre du Conseil de sécurité en janvier 2008 et avoir accédé à la Présidence de l'Union Africaine pour l'année
2009, l'ambassadeur de Libye, Ali Abdessalam Trek a été élu par acclamation le 10 juin 2009 et présidera la 64ème session de l'AG à partir du 15 septembre 2009.
Le secrétaire général Ban Ki-Moon a salué l'expérience diplomatique inestimable du futur Président, face aux nouveaux problèmes et menaces auxquels notre monde est confronté.
Ce dernier a cité parmi ses priorités la réforme du système des Nations Unies, en particulier le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale, soulignant que le partage du pouvoir ("la place de lion") accordé aux pays victorieux de la seconde guerre mondiale s'était transformée en anomalie.
Parmi les vices présidents de l'Assemblée générale élus à sa suite, on trouve le Soudan et le Venezuela.
Pour le bureau des six commissions de l'AG, on peut encore citer l'élection du Qatar à la Présidence de la Commission portant sur les questions politiques spéciales et la décolonisation (Quatrième Commission) avec comme rapporteur le Soudan.
La Commission des questions juridiques (Sixième Commission) sera présidée par l’Algérie avec comme vice présidente la République islamique d'Iran.
01 mai 2009
Madre Tierra, Mother earth, terre nourricière, quelles conséquences politiques pour le futur ?
Le 22 avril a été proclamée Journée internationale de la terre nourricière en vertu de la résolution A/63/L.69 adoptée, en anglais Mother earth et en espagnol Madre Tierra. Proposée par le Président Moralès de Bolivie, elle a été soutenue par Antigua-et-Barbuda, Argentine, Barbade, Bélarus, Bénin, Bhoutan, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Brésil, Burkina Faso, Burundi, Cap-Vert, Chili, Chine, Congo, Cote d’Ivoire, Cuba, Dominique, Égypte, El Salvador, Équateur, Espagne, Guatemala, Haïti, Honduras, Italie, Japon, Kazakhstan, Kirghizistan, Koweït, Liban, Luxembourg, Mongolie, Népal, Nicaragua, Pakistan, Paraguay, Philippines, Portugal, République arabe syrienne, République dominicaine, République populaire démocratique de Corée, Sainte-Lucie, Serbie, Seychelles, Somalie, Soudan, Togo, Uruguay, Venezuela.
La résolution a été adoptée sans vote.
Depuis 1992, lors du Sommet de Rio, la communauté internationale se mobilise sur les questions environnementales . Et l'on doit saluer le fait que ces sujets fassent partie du cahier des charges de l'institution.
La proclamation d'un jour de commémoration de la planète et de protection de l'environnement n'a rien de scandaleux dans un contexte de surenchère de journées commémoratives.
Mais la terminologie employée dans la résolution ("terre nourricière", Madre tierra en espagnol et Mother earth en anglais) a une portée symbolique et politique dont on ne peut que s'inquiéter. Cela a encore été renforcé par les discours qui se sont succédés ensuite à la tribune, notamment ceux du Président de l'Assemblée Générale, le père Miguel D'escoto Brockman, et le Président Evo Morales de Bolivie.
La résolution explique le choix terminologique qui renvoit la la fonction maternelle :
Constatant que l’expression Terre nourricière est couramment utilisée dans de nombreux pays et régions pour désigner la planète Terre et qu’elle illustre l’interdépendance existant entre l’être humain, les autres espèces vivantes et la planète sur laquelle nous vivons tous,
Evo Morales, Président de Bolivie :
"Au XXème siècle, les droits humains ont été reconnus. (...) La mère nourricière terre aussi doit avoir ses droits et le XXIème siècle doit être le siècle de la mère terre (...) c'est un moment unique dans l'histoire de l'humanité, et les pays qui ont endossés cette résolution seront marqués dans l'histoire de l'humanité. Ce ne sont pas seulement les êtres humains qui ont des droits, mais également la planète, les animaux, les plantes. Tous les êtres vivants ont des droits qui doivent être respectés. Ce qui se passe avec le changement climatique est dû au fait que l'on n'ait pas respecté les droits de la mère terre nourricière. (...) Certains êtres humains considèrent qu'ils sont au centre de l'univers. (...) la vie humaine n'est pas possible sans la terre nourricière. (...) Pour nous, les peuples indigènes, la mère terre est sacrée. Et c'est pourquoi nous avons des rituels sacrés pour rendre hommage aux terres de nos ancêtres. (...) La mère terre est plus importante que l'humanité. (...) La mère terre n'aurait aucun problème s'il n'y avait pas d'êtres humains. Et les êtres humains n'existeraient pas sans notre Mère la Terre. (...) Nous devons, les 192 pays des Nations Unis, nous entendre pour une Déclaration universelle des droits de notre Mère la Terre. Et je proposerais 4 droits : le droit à la vie, ce qui veut dire le droit à exister, le droit pour tous les écosystèmes de ne pas être abîmés par des actes irresponsables des êtres humains....."
05 mars 2009
Le terrorisme diplomatique du colonel Kadhafi, où la main mise de la Libye sur les instances internationales.
Comme il semble lointain le temps où tous semblaient s'indigner du fait que la Libye fut Présidente de la Commission des droits de l'homme de l'ONU en 2003 !
En cinq ans de temps la Colonel Khadafi a su se hisser à des rangs de plus en plus élevés dans la communauté internationale.
Il aura suffit du feuilleton de l'été 2007 et de la libération médiatisée des "infirmières bulgares et du médecin palestinien" pour que le Président Nicolas Sarkozy l'intronise comme interlocuteur légitime et reconnu. Vive le dialogue !
Quelques semaines plus tard, la Libye était élue Présidente du Comité préparatoire de la conférence d'examen de Durban dite de "Durban 2", avec l'Iran comme vice-présidente et Cuba Rapporteur, sans que cela semble poser le moins du monde de soucis à la France.
En décembre 2007, le Colonel était reçu en grandes pompes à Paris avec ses tentes et ses femmes, "prince du désert" oblige ! Et les rues de la capitale furent bloquées pour la plus grande humiliation des parisiens.
La visite de Khadafi avait ému la Secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade qui déclara que la "France n'est pas un paillasson sur lequel un dirigeant, terroriste ou non, peut venir s'essuyer les pieds du sang de ses forfaits".
Propos qu'elle relativisa quelques jours plus tard.
Au même moment, la Libye était élue au Conseil de sécurité pour deux ans et présidait en janvier 2009, la haute instance de l'ONU en charge de la sécurité du monde.
En février 2009, le "guide de la révolution libyenne", élu président de l''Union africaine, était intronisé "roi de rois traditionnels d'Afrique".
Et aujourd'hui il semble qu'il y ait consensus dans le groupe Africain pour que la Libye assume la Présidence de la 64ème Assemblée Générale de l'ONU à partir de septembre 2009.
Comme le soulignait l'ancien député européen Fodé Sylla, ancien président d'SOS racisme, membre du Conseil économique et social, dans son allocution le 1er mars à la rencontre organisée par Africa International et l'IFIE sur les dangers de Durban 2:
"Il y a non assistance à continent en danger. Il faut refuser le califat libyen sur l'ensemble de l'Afrique. Le racisme vis à vis des populations noires et les émigrants noirs en Libye est sans commune mesure, insultés, tués, déportés dans des bus au milieu du désert où on les abandonne et on les laisse mourir de faim."
Et de rajouter au sujet de l'annonce de retrait des USA le 28 février 2009:
"Le président noir de la plus grande démocratie du monde est arrivé à la conclusion que cette conférence ne servirait pas la cause antiraciste et qu'il fallait s'en retirer. Nous savons d'ores et déjà qu'il sera impossible comme en 2001 de parler du racisme en Afrique, de l'esclavage, des violences et discriminations contre les homosexuels, des discriminations vis à vis des femmes, de la traite transsaharienne, des Pygmés que l'on pourchasse avec des fusils comme les animaux, des conditions des émigrés noirs dans les pays arabes etc... L'Europe et la France s'honoreraient de ne pas rentrer dans le chantage à l'antiracisme et de se retirer de Durban 2 !"
30 janvier 2009
des milliers de personnes sans abris au Cambodge en raison d'expulsion forcées
30 January 2009
Forced evictions in Cambodia make thousands of people homeless: UN expert
The following statement on the latest in a series of forced evictions in Cambodia was issued today
by the UN Special Rapporteur on adequate housing, Raquel Rolnik.
“More than 130 families were forcibly evicted during the night of 23 and 24 January 2009 from Dey Krahorm, in central Phnom Penh to make way for a private company to redevelop the site.
“The forced eviction was carried out in the middle of the night, without prior notice and the shelters belonging to this poor community were torn down and destroyed. This situation has grave consequences for all the victims, but particularly the women and children. Reports also state that prior to the eviction, the community suffered intimidation and community representatives and members were also subjected to criminal charges.
“It is regrettable that the ongoing negotiations with the residents were abandoned, casting aside a valuable opportunity to reach a just and lawful solution to this longstanding dispute. It is now of utmost importance that the rights of the residents to fair compensation for their lost homes and property and the provision of adequate alternative housing are fully respected.
“Unfortunately this is by no means an isolated case, and the increase in forced evictions throughout Cambodia is very alarming. Reports indicate that tens of thousands of poor people have been forcibly evicted and displaced, pushing them into homelessness and further destitution.
“In Cambodia, a consistent pattern of violation of rights has been observed in connection with forced evictions: systematic lack of due process and procedural protections; inadequate compensation; lack of effective remedies for communities facing eviction; excessive use of force; and harassment, intimidation and criminalization of NGOs and lawyers working on this issue.
“Forced evictions constitute a grave breach of human rights. They can be carried out only in exceptional circumstances and with the full respect of international standards. Given the disastrous humanitarian situation faced by the victims of forced evictions, I urge the Cambodian authorities to establish a national moratorium on evictions until their policies and actions in this regard have been brought into full conformity with international human rights obligations.”
27 janvier 2009
3000 morts au Zimbabwe, 3 lignes de l'AFP
3.000 morts du choléra au Zimbabwe
AFP 27/01/2009 L'épidémie de choléra qui sévit depuis le mois d'août au Zimbabwe, a fait près de 3.000 morts et 56.000 malades, a indiqué l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
17 janvier 2009
Gaza : (quasi) unanimité à l'ONU pour condamner l'intervention militaire Israélienne sans nommer le Hamas
Durant les 15 premiers jours de l’année, la Communauté internationale a été toute entière et quasiment exclusivement mobilisée autour de l'intervention militaire d'Israël et de la situation humanitaire dans la bande de gaza.
Sur 59 communiqués de presse émanant du service de presse de l’ONU, et évoquant des situations politiques ou humanitaires, 52 visaient Israël parmis lesquels 47 évoquaient la situation à Gaza et 5 le Sud Liban.
Parmi les 59 communiqués, 11 d’entre eux évoquaient les situations en République démocratique du Congo, 9 au Darfour/Soudan, 6 en Somalie, 5 en Iraq, 2 au Ghana, 2 en Iran, 2 au Zimbabwe,1 en Afghanistan, 1 en Birmanie/Myanmar, 1 en Centre Afrique, 1 à Chypre, 1 à Djibouti / Erythré, 1 aux Îles Fidji, 1 en Indonésie, 1 au Malawi, 1 au Sénégal,1 au Sri Lanka et 1 au Tchad.
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Sur 45 déclarations à la presse de personnalités politiques au siège de l’ONU à New York, (Ministres des affaires étrangères ou ambassadeurs de gouvernements ou représentants d’organisations politiques) 43 d’entre elles étaient consacrées à Gaza, une à la République démocratique du Congo et une autre à la Somalie.
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Sur le site Unispal (United nation informationsystem on the question of Palestine) , plus de 220 communiqués étaient consacrés à Gaza durant les 15 premier jours de 2009. ( A noter que seule la question de la Palestine est dotée d’une base de donnée spécifique, alors qu’il n’en existe pour aucune autre région, autre pays ou conflit au sein des Nations Unies)
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Le 8 janvier le Conseil de Sécurité adoptait la résolution 1860 CS_1860 (proposée par La France et l’Egypte, pour laquelle les US se sont abstenus) appelant notamment au cessez le feu, au retrait des forces israéliennes de Gaza, et appelant tous les États Membres à soutenir les efforts internationaux déployés pour améliorer la situation humanitaire et économique à Gaza, notamment en versant des contributions supplémentaires nécessaires de toute urgence à l’UNRWA et par le biais du Comité de liaison ad hoc.
(Le terme Hamas n’apparaît nulle part dans cette résolution)
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Le 9 janvier, le Conseil des droits de l’Homme tenait sa neuvième session extraordinaire, soit la cinquième consacrée à des opérations militaires israéliennes, dont trois en 2006 et une en 2008. (Les autres sessions extraordinaires avaient porté sur la situation des droits de l'homme au Darfour (2006), la situation des droits de l'homme au Myanmar (2007), l'impact négatif de l'aggravation de la crise alimentaire mondiale sur la réalisation du droit à l'alimentation pour tous (2008); et la situation des droits de l'homme dans l'Est de la République démocratique du Congo (2008).)
Etant donné le nombre important d’interventions, la session extraordinaire a du se prolonger sur une demie journée supplémentaire et s’est achevée le 12 janvier.
Cette session avait été convoquée à la demande de l’Egypte au nom du groupe arabe (21 membres) et du groupe africain (53 membres), du Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique (57 membres), de Cuba au nom du Mouvement des non alignés (118 membres) ainsi que par 32 des 47 membres du Conseil des droits de l’homme, à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Burkina Faso, le Cameroun, le Chili, Cuba, Djibouti, l’Égypte, la Fédération de Russie, le Gabon, le Ghana, l’Inde, l’Indonésie, la Jordanie, Madagascar, la Malaisie, Maurice, le Nicaragua, le Nigéria, le Pakistan, les Philippines, le Qatar, le Sénégal, la Suisse et la Zambie.
Durant les débats de la session spéciale du CDH, 81 pays se sont exprimés
dont l’Égypte 3 fois : au nom du Groupe arabe, du Groupe africain (voir déclaration Egypte___African_group) ainsi qu'en son propre nom ;
le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique - OCI (voir déclaration Pakistan_OIC_9_January);
Cuba au nom du Mouvement des pays non alignés (voir déclaration Cuba__NAM_9_January);
la République tchèque au nom de l'Union européenne (voir déclaration Rep_Czech_EU_9_January) ;
le Chili au nom du Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes (voir déclaration) Chile_Grulac_9enero.
L’OCI, la Ligue arabe et l’Union africaine se sont exprimés à nouveau à la fin des débats en tant que structures propres. (Voir les communiqués de presse rapportant partiellement les débats 9_eme_session_sp_cial_cdh. L’ensemble des débats sont consultables en webcast le 9 janvier et le 12 janvier
Le 12 janvier, la résolution qui (ne nomme pas le Hamas) affirme qu’Israël vise délibérément les populations civiles. C’est en raison de cette affirmation qu’un certain nombre de pays ont décidé de s’abstenir.
La résolution a été adoptée par 33 voix en faveur (Afrique du Sud, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Azerbaijan, Bahrain, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Chili, Chine, Cuba, Djibouti, Egypt, Gabon, Ghana, Inde, Indonesie, Jordanie, Madagascar, Malaysie, Mauritius, Mexique, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Philippines, Qatar, Federation de Russie, Senegal, Uruguay, et Zambi
13 abstentions (Allemagne, Bosnie et Herzegovine, Cameroun, France, , Italie, Japon, Pays Bas, Republic of Korea, Royaume Uni, Slovaquie, Slovenie, Suisse, Ukraine)
1 non (le Canada)
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Le 15 janvier, L’Assemblée générale se réunissait dans le cadre de sa 10ème session extraordinaire. Elle avait été convoquée à la demande du Président de l’Assemblée Générale, Miguel d’Escoto Brockman le 8 janvier, quelques heures avant l’adoption de la résolution 1860 du Conseil de Sécurité, afin de pallier notamment "aux blocages inhérents au fonctionnement" du Conseil de Sécurité sur la situation à Gaza.
A la suite de débats acharnés où 75 gouvernements se sont exprimés, y compris sur la légitimité de la tenue de cette session extraordinaire, cette dernière s’est achevée le 16 janvier. (voir résumé des déclarations dans les communiqués de presse 1 et 2. à noter que le communiqué de presse en anglais comporte plus d'éléments d'informations, notamment sur les votes en annexe et demandes de vote
Deux résolutions avaient été soumises à la discussion de l’AG. La première proposée au départ par le Président de l'Assemblée Générale, puis renégociée par l’Egypte s’inscrivait dans la suite de la résolution Egyptanofrançaise 1860 du Conseil de Sécurité.
Un texte proposé par le Guatemala comportait des termes beaucoup plus radicaux vis à vis d’Israël. Le Président de l’Assemblée Générale retira alors son soutien à sa propre résolution, en raison des modifications égyptiennes, du refus de prendre en compre la proposition du Guatemala et de la demande de vote par Israël.
La résolution fut adoptée par 142 voix pour, 4 contre et 8 abstentions.
Parmi les contre on trouve Israel, Nauru, les Etats Unis, le Venezuela, pour des raisons diamétralement opposées.
De même les tenants de l'abstention n'avaient pas les mêmes motivations : l' Australia, le Canada, la Côte d’Ivoire, l' Equateur, l'Indonesie, l'Iran, le Nigeria et la Syrie.
(La encore, dans cette résolution, le Hamas n’est pas nommé)
05 janvier 2009
« LES NATIONS DESUNIES » NON GRATA A L’ONU
Charles Malou, Genève
Alors que le 12 décembre passé, l’ONU célébrait en grande pompe le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui garantit notamment le droit à la liberté d’opinion et d’expression, dans l’enceinte même du Palais des nations à Genève, on pouvait prendre la mesure du décalage entre les beaux discours de circonstance et leur application dans la réalité toute proche. Ainsi, si d’aventure l’une des personnalités présentes avait souhaité revenir sur terre et trouver un autre son de cloche dans l’une des deux librairies du lieu, elle serait restée sur sa faim.
Personnellement, j’ai pu le vérifier comme d’autres habitués du Palais qui ont vainement essayé de se procurer sur place le dernier ouvrage de Malka Marcovich, « Les Nations désunies, comment l’ONU enterre les droits de l’homme » aux éditions Jacob Duvernet.
A la librairie Naville, attenante à la salle de presse, la responsable m’a d’abord conseillé de me rendre à la librairie officielle de l’ONU, sise à l’opposé du bâtiment dans la nouvelle aile où siège le Conseil des droits de l’homme. Là, le libraire m’a expliqué qu’un point de vente officiel ne pouvait pas se permettre de mettre en vente un livre avec un tel titre et qu’il devait certainement être disponible chez Naville, une librairie privée non soumise à ce genre de contrainte. De retour à la case départ, la responsable m’a fait savoir qu’elle n’avait pas encore reçu ce livre et qu’elle allait le commander. L’année s’est terminée et l’ouvrage en question n’était toujours pas arrivé. Avec un sourire entendu, la libraire conseille à d’éventuels acheteurs de se procurer le titre litigieux dans une librairie de Genève, ou en France voisine où les livres sont nettement moins chers, bien que l’ONU bénéficie en principe de l’extraterritorialité.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que certains ouvrages jugés politiquement incorrects ou en l’occurrence, la concernant directement mais sous un jour critique, sont interdits d’accès à l’ONU, ou parfois arbitrairement retirés de la vente sous la pression de fonctionnaires zélés ou d’interventions personnelles de pays peu respectueux de la liberté d’expression. Ainsi, la Chine prétend imposer à l’ONU la même censure qu’elle pratique chez elle et voit rouge chaque fois qu’il est question du Tibet. La mission de Chine avait naguère même réussi à faire intervenir des huissiers de l’ONU pour retirer des rayons de la librairie Naville un livre avec en couverture une photo du Dalaï-lama. Depuis, les responsables de cette librairie privée sont particulièrement attentifs aux ouvrages qu’ils exposent par crainte de se voir remplacer par un concurrent.
Ainsi va, ou ne va pas, l’ONU au lendemain des célébrations du 60e anniversaire de la Déclaration universelle, insidieusement mais avec persévérance remise en question par les pays (et ils sont nombreux dans cette enceinte) liberticides. On en a encore eu un exemple en décembre, quand l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a fait adopter par l’Assemblée générale (86 voix contre 53 et 42 abstentions) une nouvelle résolution condamnant « la diffamation des religions, en particulier de l’islam » avec pour corollaire de nouvelles restrictions aux libertés individuelles.
D’ailleurs, dans cette offensive concertée contre la liberté d’expression, les services d’information de l’ONU sont également mis à contribution. A la mi-décembre, n’a-t-on pas vu le porte-parole du Haut commissariat aux droits de l’homme, Rupert Colville, s’en prendre méchamment dans un communiqué à une journaliste qui avait osé, dans un article paru simultanément dans le ‘Wall Street Journal’ et ‘The Australian’, contester la version officielle sur le cauchemar annoncé de Durban II, dont le Comité préparatoire est présidé par la Libye, avec Cuba comme rapporteur et l’Iran parmi les vice-présidents ? Sous l’influence des violateurs patentés de la liberté de la presse, le ver est désormais dans le fruit au sein même de l’ONU. Avec la complicité de certains fonctionnaires serviles qui montrent les dents envers la presse et cherchent à faire taire les voix discordantes. C’est dans ce contexte aussi que s’inscrit l’ostracisme dont fait l’objet le livre en ne saurait plus pertinent de Malka Marcovich : à l’ONU comme ailleurs, on est décidément réfractaire aux vérités qui dérangent.
20 décembre 2008
Ce qu'il faut savoir sur la déclaration autour de la dépénalisation de l'homosexualité
Cela fait plusieurs mois que la France, par la voix de sa Secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade, fait savoir qu'elle prépare une Déclaration pour la 63ème Assemblée Générale concernant la dépénalisation de l'homosexualité. Des communiqués et articles de presse datés du 19 et du 20 décembre se sont réjouis de ce nouveau pas dans l'avancement des droits humains, grâce à cette Déclaration signée de 66 pays, présentée le 18 décembre devant l'Assemblé Générale de l'ONU.
Tous les textes officiels possèdent une cote. Pourtant, il est impossible de trouver le texte de cette Déclaration dans le système de données de l'organisation. Et pour cause ! Cette déclaration n'est pas un texte enregistré à l'ONU comme tout texte qui aurait du faire l'objet d'un vote. Il ne s'agit donc pas d'une Déclaration telle qu'on l'entend d'ordinaire dans le jargon onusien, mais d'un discours oral fait par l'Argentine et au nom de 66 pays *.
66 signatures, sur les 192 membres de l'ONU, il n'y a certes pas de quoi crier victoire ! Surtout lorsque l'on compare ce nombre avec les 57 pays qui par la voix de la Syrie ont répondu par une autre déclaration orale très violente, instrumentalisant à l'extrême le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle, déclaration qui fut suivie ensuite par d'autres déclarations orales de la Fédération de Russie, de la Biélorrusie et du Saint Siège.
Enfin, 66 autres pays ne se sont pas exprimés sur la dépénalisation de l'homosexualité.
Il n'existe pratiquement aucune information officielle sur ces débats, mais il est possible d'écouter sur le webcast l'ensemble de la 70ème session où la question a été abordée entre la résolution sur le moratoire sur la peine de mort et la pause déjeuner...
Pays qui ont endossé la déclaration orale de l'Argentine sur la dépénalisation de l'homosexualité :
Albanie, Allemagne, Andore, Argentine, Arménie, Australie, Autriche, Belgique Bolivie, Bosnie et Herzgovine, Brésil, Bulgarie, Cap Vert, Canada, Colombie, Croatie, Cuba, Chili, Chypre, Danemark, Equateur, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Estonie, Macédoine Finlande, France, Gabon, Georgie, Grèce, Guinée Bissau, Hongrie, Islande, Irlande, Israël, Italie, Japon, Lettonie, Lichtenchtein, Lituanie, Luxembourg, Mourice, Mexico, Montenegro, Népal, Nicaragua, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays bas, Paraguay, Pologne, Portugal, République Centra Africaine, Roumanie, Royaume Uni, San Marin, Taome et Principe, Timor Oriental , Suède, Suisse, Uruguay, Venezuela.
Le Saint Siège a fait une déclaration contre la pénalisation sans endosser la déclaration de l'Argentine (voir déclaration plus bas)
Pays qui ont endossé la déclaration orale de la Syrie contre la dépénalisation de l'homosexualité (voir déclaration plus bas) :
Afghanistan, Algérie, Arabie Saoudite, Bahrein, Bangladesh, Bénin, Brunei Darussalam, Cameroun, Tchad, Comores, Côte d'Ivoire, République démocratie de Corée, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Fidji, Gambie, Guinée, Indonésie, Iran, Irak, Jordanie, Kazakstan, Kenya, Koweit, Liban, Libye, Malawie, Malaisie, Maldives, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigéria, Oman Pakistan, Qatar, Rwanda, Sénégal, Siera Léone, Sainte Lucie, Somalie, Soudan, Syrie, Swaziland, tadjikistan, Togo, Tunisie, Trickmenistan, Ouganda, Emirats arabes unis, Tanzanie, Yemen, Zimbabwe.
La Fédération de Russie et la Bielorussie ont fait des déclarations en adéquation avec la déclaration de la Syrie (voir déclaration plus bas)
Extraits de la déclaration orale de la Syrie le 18 décembre 2008 :
"La famille des droits humains a célébré le 10 décembre 2008 le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, (...) et se sont engagés à nouveau sans équivoque sur les principes qui y sont inscrits, (...) principes de non discrimination et d'égalité (...), notamment entre les femmes et les hommes. (...)
Nous sommes inquiets de la volonté de ceux qui veulent mettre en exergue certaines personnes sur la base de leur intérêt et de leur comportement sexuel, tout en ignorant que l'intolérance et la discrimination existent malheureusement dans de nombreuses parties du monde, sur la base de la couleur, de la race, du sexe ou de la religion. (...)
Cette déclaration est contraire à la souveraineté des Etats et au principe de non intervention. Cela amène à la légitimation de nombreux actes déplorables tels que la pédophilie. (...)
Nous ne pensons pas que certaines personnes soient de façon inhérentes vulnérables. Certains sont vulnérables en raison des facteurs sociaux économiques dans lesquels ils vivent. Les groupes de personnes vulnérables sont les femmes, les enfants, les vieux, les peuples sous occupation étrangère, les réfugiés, les démandeurs d'asil, les migrants, les personnes privées de liberté, les personnes appartenant à des groupes nationaux, ethniques, religieux ou linguistiques minoritaires. Ils sont bulnérables en raison de l'intolérance et des discriminations qu'ils subissent. Nous déplorons toutes formes d'exclusions liées aux stréréotypes, la stigmatisation, les préjugés (...)
Nous réafirmons l'article 29 de la Déclaration universelle des droits de l'homme qui demande de se plier "aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général dans une société" (...)
Cette tentative [de créer de nouvelles normes] ne sape pas seulement les intentions des rédacteurs ou des signataires des traités sur les droits humains, mais met en péril le cadre même des droits de l'homme. Nous appelons tous les Etats à continuer de porter leurs efforts contre toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance associées. (...)
Nous demandons urgemment aux Etats membres et aux ONG de placer tous leurs efforts dans la protection de la famille, le groupe naturel et l'unité fondamentale de la société, conformément à l'article 16 de la Déclaration Universelle des droits de l'homme." **
Extraits de la déclaration orale de la Fédération de Russie
"Nous avons célébré il y a une semaine le 60ème anniversaire de la DUDH et nous nous sommes engagés pour un monde plus juste basé sur les respect de la diversité et des valeurs traditionnelles de l'espèce humaine. Les droits humains dovient être unifiés et non pas utilisés pour se diviser dans nos relations internationales. Cette approche signigie qu'aucun nouveau sujet ne doit être mis dans l'agenda qui pourrait susciter confrontations et divisions entre les membres de l'ONU. (...) Nous partageons la plupart des préoccupations de la Syrie au nom d'un groupe de pays."
Extraits de la déclaration orale de la Biélorussie le 18 décembre 2008
"Les droits de l'homme ne doivent pas amener à des désaccords et confrontations entre Etats membres. Ce type de discussion doit avoir lieu dans le cadre d'un dialogue mutuel et respectueux, comme il le fut demandé lors de la 61ème session de l'AG dans sa résolution 61/166 à l'initiative de la Bielorussie."
Extraits de la déclaration orale du Saint Siège le 18 décembre 2008
" Nous sommes satisfaits de cette tentative de la déclaration de l’Argentine, visant à condamner toutes les formes de violences contre les personnes homosexuelles, et nous appelons urgemment les Etats à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à toutes les pénalisations à leur encontre. En même temps, la terminologie de la déclaration dépasse cette position. Ainsi, la catégorie d’orientation sexuelle et d’identité sexuelle n’a pas de définition claire dans la loi internationale. (…) Nous devons mettre un terme aux discriminations contre les personnes homosexuelles et à leur criminalisation."
* Le communiqué de presse anglais (AG/10801) qui évoque la Déclaration contre la pénalisation de l'homosexualité parle de "General statement" fait par l'Argentine(En français cela se traduirait par "déclaration orale d'ordre général) lors de la 70ème session de l'AG, sans même préciser le nom des pays qui l'ont endossé. (le communiqué de presse en français ne parle même pas de déclaration)
** Au sujet de l'article 16 de la DUDH, voir page 50 des "Nations désUnies"


