Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

30 avril 2009

Un ancien prisonnier Ouïgour de Guantanamo, réfugié en Albanie, considéré comme terroriste en Chine

Par Briseida Memma, TIRANA, (AFP) -
Abu Bekker Qassim, l'un des cinq Ouïgours libérés de Guantanamo et ayant pu bénéficier de l'asile politique en Albanie en 2006, se réjouit d'apprendre la fermeture annoncée de la prison militaire américaine à Cuba mais rêve surtout de pouvoir revoir un jour les siens.
"Obama a compris que Guantanamo était une grave erreur qui devait être corrigée. Mais la Chine nous considère toujours comme des terroristes", résume Abu Bekker, 39 ans, devant l'AFP.
Dans son appartement de Tirana aux murs presque nus, où sont accrochées quelques photos de sa femme et de ses trois enfants, qu'il n'a pas revus depuis neuf ans, Abu retrace avec force gestes, dans un mélange d'albanais et de mots turcs anciens, l'étonnant parcours de sa vie.
La minorité ouïgoure, turcophone et de confession musulmane, vit au Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine.
Certains groupes ouïgours dénoncent la répression politique et religieuse menée par la Chine dans cette région, Pékin les accusant pour sa part de "terrorisme".
Fuyant avec quelques compagnons ouïgours les "persécutions" de Pékin, Abu a gagné l'Afghanistan au moment de l'offensive américaine contre le régime des talibans, après les attentats du 11 septembre 2001.
Arrêté, il était transféré peu après vers Guantanomo où il a passé quatre ans et demi.
"A Guantanamo, les lois n'existaient pas et les gens n'étaient que des numéros", explique Abu. Il portait lui-même le numéro 283.
"Je fais encore des cauchemards. Il me semble encore entendre les hurlements et les pleurs des prisonniers. Plusieurs d'entre eux devenaient fous après des tortures et des pressions psychologiques", raconte l'ex-détenu.
Au bout de plusieurs années d'épreuves, la Cour fédérale américaine a reconnu son innocence, ainsi que celle de ses quatre compagnons ouïgours qui ont bénéficié de l'asile politique en Albanie.
Les Etats-Unis avaient demandé à plusieurs pays de les accueillir mais seul Tirana a accepté, malgré les protestations de la Chine.
Abu essaye maintenant de refaire sa vie en Albanie. Son espoir le plus cher est de revoir les siens et il fonde tous ses espoirs dans l'aide des Etats-Unis.
"Même l'ONU n'a pu nous aider. L'Albanie non plus. Nous ne pouvons pas retourner en Chine, car on nous accuse d'être liés au Mouvement islamique du Turkestan Oriental" (le Xinjiang, ndlr), explique-t-il.
Deux de ses amis ouïghours, qui ont partagé son destin, ont accepté que leurs femmes puissent se remarier. Mais pas Abu, qui espère toujours reconstituer un jour sa famille.
Ajup Muhamet, 25 ans, le plus jeune du groupe, suit des études à l'Université de New York à Tirana et veut se marier avec une Albanaise.
Deux autres suivent des cours de cuisine et d'albanais. Un quatrième enfin a demandé l'asile politique en Suède.
"A Guantanamo, nous gardions notre barbe, car cela fait partie de nos moeurs et coutumes. Mais à Tirana, je l'ai enlevée, car il y a encore des gens, comme partout ailleurs, qui pensent que derrière tout barbu se cache un terroriste", explique Abu, élégant dans son costume bien taillé.
A leur arrivée en Albanie, ils étaient perdus. Personne ne connaissait leur langue. Les avocats ont même essayé de leur trouver un autre pays d'accueil.
Aujourd'hui, Abu a appris à faire des pizzas, se rend régulièrement à la mosquée et prépare des plats ouïgours dans le restaurant d'un ami turc à Tirana. Avec l'argent gagné, il a participé à un projet de plantations d'arbres devant une école.
Et il veut voir ces arbres grandir. Car Abu s'inquiète maintenant de son avenir en Albanie.
A la fin de l'année, l'Etat albanais ne s'occupera plus d'eux et ne paiera  plus le loyer de leurs appartements à Tirana. Ni lui ni ses compagnons ne disposent d'un véritable travail leur permettant de gagner leur vie.
Abu s'inquiète aussi du sort des 17 autres Ouïghours qui "sont toujours à Guantanamo et que personne ne veut accueillir".

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21 février 2009

Pakistan, la Charia en échange d’encore plus de terrorisme !

Par Huguette Chmosky Magnis, président du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme

« Pakistan : la charia en échange de la paix »,
tel était en résumé jeudi 19 février le titre des médias sur l’accord passé entre le gouvernement pakistanais et les talibans de la vallée de Swat. Ces médias soulignaient cependant que céder « pour avoir la paix » était un pari risqué.

Quelle serait donc la recette pour la paix, au Pakistan et ailleurs ?
D’abord témoigner de la déférence aux talibans et aux terroristes.
Ce terme doit d’ailleurs être banni et remplacé par celui de « résistants ».
Les assassinats d’otages doivent être étiquetés « exécutions ».
Il faut s’interdire toute critique d’organisations terroristes, taire les crimes qu’elles commettent contre les civils et au contraire louer leur « résistance ».

Mais comment ? Ces sages précautions sont déjà prises et cela ne suffit pas ?
Il convient alors d’observer quelques règles de bon sens :
priver les filles d’enseignement
persuader les femmes de dissimuler leur féminité
s’abstenir de participer aux funérailles de victimes d’attentats

Il faut de plus se montrer prudent pour éviter de croiser la route d’un « résistant » en partance pour le paradis :
ne pas aller se faire soigner à l’hôpital
ne pas aller au restaurant
ne pas prendre l’autobus, le train, l’avion
faire ses courses avec la plus extrême précaution

Et en outre :
ne pas écouter de musique
ne pas être juif, chrétien, chiite (sauf là où règne l’islamisme version chiite), d’une autre religion ou - surtout pas ! - athée en terre d’Islam
ne pas être homosexuel

Quant aux « occidentaux » il leur faut avoir un comportement raisonnable :
ne pas venir travailler dans un pays musulman, pas même comme humanitaires
ne pas fréquenter les hôtels de luxe
ne pas fréquenter non plus les petits centres d’hébergement pour routards - et surtout pas les centres Chabad (2)
en règle générale ne pas voyager sauf pour participer à des manifestations bien encadrées en l’honneur du fameux dialogue des civilisations.

Ce programme est caricatural ?
Certes le trait est un peu grossi mais, à coup de relativisme, d’accommodement et d’abandon des droits humains universels, on s’en rapproche dangereusement.
Quant à l’accord talibans-gouvernement pakistanais, il a été salué dès le lendemain par un nouvel attentat "suicide" commis, dans ce nord-ouest du Pakistan, bastion des talibans, au cours des funérailles d’un dirigeant chiite assassiné.
Bilan annoncé : 30 morts, plus de 50 blessés.

En fait de paix, céder aux talibans n’est qu’un encouragement au terrorisme.

Samar Minullah, anthropologue pachtoune le dit avec force :
« Le gouvernement pense pacifier les extrémistes mais il ne fait que les renforcer…… les femmes payent le prix le plus élevé de cette montée de l’extrémisme. Au niveau de l’éducation et de l’emploi, elles sont les premières visées. Après avoir souffert du sous-développement, les gens aujourd’hui sont privés de tout pouvoir. Ils ne peuvent s’exprimer contre les atrocités commises par les talibans, les destructions d’écoles, les assassinats, les opposants décapités. Personne n’ose plus élever la voix. Je suis très pessimiste sur l’avenir de mon peuple. »

Si personne au Pakistan n’ose plus élever la voix, c’est aux démocrates de tous les pays de le faire !
Alors ne tardons pas. Une signature de la pétition internationale NON AU TERRORISME, c’est une voix pour les filles, les femmes, les opprimés et les victimes sans voix du Pakistan et d’ailleurs. http://www.petitionnonaut.org

HCM

(1) Courant juif orthodoxe Loubavitch
(2) Le Monde du 19.02.09

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22 janvier 2009

Menace de mort pour une défenseuse de la liberté d'expression

Communiqué du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme.

Christine Tassin, du Mouvement Républicain et Citoyen, collaboratrice du site Riposte Laïque, vient de recevoir sur son blog (1), en guise de commentaire à son billet, un message signé "Ezzedine EL Kassem" (2) se terminant par une menace de mort.

Paroles creuses ? Il faut l’espérer !

Mais peut-on hausser les épaules devant l’inadmissible ?

Et peut-on ignorer que le verbe des islamistes est souvent performatif ?

Christine Tassin a porté plainte et réagi avec grand courage.

La solidarité envers elle doit être totale.

Un soutien inconditionnel, indépendant de l’accord avec les positions qu’elle exprime, doit lui être apporté.

Défendre la liberté d’expression est crucial.

Dénoncer le Hamas est non seulement un droit mais un devoir pour tout démocrate.

Huguette Chomski Magnis.

Présidente du MPCT

(1) http://christinetasin.over-blog.fr/article-26991345.html

(2) Nom de la branche armée du Hamas

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09 décembre 2008

Le terrorisme viole les droits humains selon Ban Ki Moon

BAN : LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME DOIT INCLURE LA PROTECTION DES DROITS FONDAMENTAUX

New York, Dec  9 2008  7:00PM

La meilleure défense contre le terrorisme est une résistance collective qui passe par la protection des valeurs menacées par cette forme de violence, a déclaré mardi le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, lors d’une séance du Conseil de sécurité.

« Le terrorisme est un fléau mondial. Les carnages qu’il cause sont ignobles et moralement répréhensibles » et il s’agit d’une des principales menaces pesant sur la paix et la sécurité internationale, a estimé le Secrétaire général.

« La meilleure réponse à cette idéologie corrosive et malveillante est de réaffirmer fermement la résistance collective. Nous devons défendre les droits de l’homme que le terrorisme viole si brutalement. Nous devons défendre les valeurs consacrées dans la Déclaration universelle des droits de l’homme -, dont nous allons célébrer le soixantième anniversaire demain », a-t-il insisté.

Selon lui, il appartient à l’ONU de mener les efforts de la communauté internationale face à cette menace qui ne trouve de justification dans aucune cause, aucun grief. En tant qu’organisation universelle, indépendante et impartiale, l’ONU est remarquablement bien placée pour jouer ce rôle, a-t-il ajouté.

L’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU de la Stratégie antiterroriste mondiale de l’Organisation des Nations Unies en 2006 est une décision historique qui illustre l’engagement unanime et sans équivoque de la communauté internationale, a estimé le Secrétaire général.

Sur le plan culturel, « nous tirons également parti du pouvoir fédérateur de l’ONU dans le cadre de cette lutte », a-t-il dit. 

Lors d’un Sommet sur la culture de paix le mois dernier, les dirigeants et les hauts responsables de plus de 70 Etats Membres, représentant des confessions et communautés diverses, ont rejeté l’utilisation de la religion pour justifier le massacre d’innocents et les actes de terrorisme, la violence et la coercition. En septembre, l’ONU a organisé un séminaire sur le sort des victimes.

« L’ignoble paradoxe est que les voix des terroristes sont souvent plus entendues que celles des victimes qui subissent leur cruauté », a déploré Ban Ki-moon.

Il a rappelé que la séance du Conseil de sécurité se tenait « deux jours avant de commémorer l’attentat à la bombe commis contre les bureaux de l’ONU en Algérie il y a un an ».

Cet attentat avait fauché les vies de 17 personnes et blessé 40 autres. « Il est plus évident que jamais que l’ONU est elle aussi devenue une cible. Or, ces tragédies ne nous ont ni empêché ni entamé notre capacité de servir la communauté internationale. L’ONU poursuivra son travail crucial, où et quand il sera nécessaire », a-t-il affirmé.

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28 novembre 2008

Attentats à Bombay, communiqué de l'Alliance internationale contre le terrorisme

BOMBAY ; Communiqué de presse de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme

Attaques de Bombay : l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme condamne les attentats et la prise d’otages.

Prenant la parole à Paris aujourd’hui, Huguette Chomski Magnis, coordinatrice de l’Alliance Internationale Contre le Terrorisme a déclaré que les membres de l’Alliance exprimaient leur solidarité et leur soutien à l’égard des victimes des abominables attaques de Bombay, en Inde.

L’Alliance, constituée par les organisations de différents pays, parle au nom des individus issus de diverses nations qui se sont trouvés impliqués malgré eux dans un processus de terreur qui leur a été imposé. En tant que victimes directes ou indirectes, ils se sentent personnellement attaqués au plus profond d’eux-mêmes par les vagues incessantes de terrorisme.

Nous assumons notre responsabilité de prendre la parole pour exprimer notre condamnation absolue. Nos voix s’expriment dans l’unité et la détermination contre les plus récentes manifestations de barbarie. C’est l’Inde aujourd’hui, demain ce sera un autre pays, et il y aura beaucoup d’autres demains.

Intégralité du communiqué sur
http://www.mpctasso.org/spip.php?article450

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16 novembre 2008

La théorie de la conspiration du 11 septembre défendue par Falk expert de l'ONU

Dans le journal estudiantin écossais "The journal", Richard Falk, expert falk_2indépendant sur les territoires palestiniens occupés, dans un article intitulé "9/11: More than meets the eye", renouvelle les doutes qu'il avait déjà émis naguère sur l'origine des attentats du 11 septembre, et regrette qu'une discussion sur la véracité des événements n'ait pas accompagné la campagne présidentielle américaine.

En sus de sa fonction de Rapporteur spécial sur les territoires palestiniens occupés, Richard Falk a également été nommé en octobre Conseiller du Président de l'Assemblée Générale Miguel d'Esctoto Brockman aux côtés d'une quinzaine d'autres conseillers.

Ses positions douteuses sur l'origine du 11 septembre, ainsi que ses amalgames entre le sort des palestiniens et la Shoah (dans différents articles précédant sa nomination), n'ont semble-t-il jamais dérangé la diplomatie française. Non seulement elle a voté pour son élection au poste de Rapporteur Spécial au CDH sans prononcer quelque réserve que ce soit, mais lors d'un débat récent à la 3ème Commission de l'Assemblée Générale, la France a demandé instamment (au nom de l'UE) à Israël, de collaborer avec lui.

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19 octobre 2008

L'Europe deviendra-t-elle la nouvelle prophétesse du dialogue contre le terrorisme ?

La cheffe de la diplomatie Suisse, Micheline Calmy Rey avait soulevé l'indignation de nombreux commentateurs, lorsqu'elle se rendit à Téhéran voilée pour signer un contrat gazier en mars 2008, aprés qu'elle eut cédé aux pressions de la Libye lors de l'arrestation d'Hannibal Khadafi suite à la plainte de ses domestiques pour maltraitance. Dans la foulée,  elle avait envisagé ensuite la possibilité de dialoguer avec Ben Laden.

Dans son édition du 9 octobre, Le Monde rapportait que le Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner se disait lui aussi prêt à dialoguer avec les Talibans.

Le Dialogue est décidemment de plus en plus à la mode et quand on y rajoute les termes "interculturel" ou "civilisationnel", il semble soudain se transformer en talisman capable de prévenir l'apocalypse nucléaire et le terrorisme.

Lors de la conférence initiée par l'ancien président iranien Khatami sur  "la religion dans le monde moderne" , où se pressaient de nombreux anciens dirigeants politiques occidentaux (dont l'ancien Premier Ministre Lionel Jospin), il n'a pas été une seule fois question du programme nucléaire iranien, mais on a pu entendre à nouveau la rengaine sur les stéréotypes et la stigmatisation des religions (en particulier de l'Islam) comme cause de la montée de la violence mondiale.

En marge des gesticulations diplomatiques extérieures à l’enceinte des Nations Unies, se tenait les 8 et 9 octobre 2008, dans le cadre de la sixième commission de l’Assemblée Générale, une réunion chargée d’étudier les stratégies de luttes contre le terrorisme, et notamment l’aboutissement d’une Convention internationale contre le terrorisme qui n’avait pu être achevée en 2005, faute de Consensus.

Les termes du débat depuis 2005 n’ont guère changé.
En revanche le rapport de force semble définitivement renversé. Plus offensifs que jamais, le Mouvement des Non Alignés [(NAM) qui compte 118 pays sur les 192 de l’ONU], l’Organisation de la Conférence Islamique [(OCI) 57 pays], le groupe africain [53 pays], et de nombreux pays individuellement dont l’Algérie, l’Iran, la Libye, la Malaisie, le Qatar, le l’Egypte, le Yemen …. ont demandé que la Convention fournisse
une définition qui établisse une distinction claire entre les actes de terrorisme régis par la convention et les moyens utilisés (quel qu’ils soient) dans la lutte légitime des peuples exerçant leur droit à l’autodétermination ou s’élevant contre une occupation étrangère.

L’Inde, se référant sans doute au conflit au Kashmir - a demandé des précisions sur ce que l’on entendait par « droit des peuples à l’autodétermination ».

Quant à la France, (au nom de la Croatie, de l’ancienne République yougoslave de Macédoine, de l’Albanie, de la Bosnie Herzégovine, de l’Islande, du Monténégro et Serbie, de l’Ukraine, de la Moldavie et de l’Arménie et de la Turquie) n’a pas évoqué la distinction proposée dans la définition.

Il faut dire que l’Albanie et la Turquie sont membres de l’OCI et que cela aurait pu les placer en porte à faux vis à vis de leur organisation de tutelle. A moins qu’il ne s’agisse d’un retrait au regard de négociations qui se déroulent dans d’autres contextes.
Aussi la France a mis principalement en avant la nécessité du renforcement « du dialogue et de la compréhension mutuelle entre les cultures », s’est félicitée de la « fondation de l’Union pour la Méditerranée » et a salué les initiatives telles que l’Alliance des civilisations, le Dialogue interconfessionnel et les travaux de l’UNESCO en la matière.

Dans ce contexte, il y a fort à craindre que la définition du terrorisme et que les droits des femmes soient sacrifiés sur l’autel du dialogue dans la prévention des conflits.

D’ailleurs, l’Arabie Saoudite, pays d’apartheid sexuel, se propose de créer à Riyad un centre international de lutte contre le terrorisme sous l’égide des Nations Unies. Et l’Egypte a proposé la convocation d’urgence d’une conférence de haut niveau liée au projet de Convention générale contre le terrorisme.
Ces deux pays qui semblent à présent  prendre le rôle de tête de file dans la lutte antiterroriste ne sont pas, loin s'en faut, les champions des droits humains et des droits des femmes en particulier.

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04 octobre 2008

Le non désaveu de Bigard par le Président Sarkozy et le pape, légitime sa négation du 11 septembre

Par  Bernard Schalscha, membre du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme.   

Ami du chef de l’Etat et présenté par lui au pape, l’humoriste a malheureusement acquis de la crédibilité; L’Eglise et Nicolas Sarkozy doivent dénoncer les propos négationnistes de Bigard

On ne peut pas traiter l’affaire Bigard par le dédain. Les effets de sa sortie négationniste sur le 11 septembre ne sont en rien atténuées par sa fausse rétractation quatre jours plus tard. Rappel des faits :

Europe 1
découvraient le 5 septembre dans l’émission de Ruquier que Jean-Marie Bigard avait sa théorie à lui – mais que partageaient plein de gens bien informés – sur le drame qui frappa les Etats-Unis il y a très précisément sept ans. Dans une ambiance rigolarde, que ses déclarations ne cassèrent pas, il expliquait : « On commence à penser sérieusement que ni Al-Qaeda ni aucun Ben Laden n'ont été responsables du 11-Septembre.» Evoquant les dirigeants américains, il précisait : « Ils ont intérêt à nous montrer un avion qui frappe le Pentagone... Non ! C'est un missile américain qui frappe le Pentagone. Ils ont tué eux-mêmes des Américains ! » Sur les forums en ligne, déferlement d’approbations. Le 9 septembre, dans un très bref communiqué transmis à l’AFP, Jean-Marie Bigard faisait savoir qu’il « demande pardon à tout le monde ». Il prenait toutefois soin d’ajouter : « Je ne parlerai plus jamais des événements du 11 septembre. Je n'émettrai plus jamais de doutes. J'ai été traité de révisionniste, ce que je ne suis évidemment pas. » On relève que le communiqué ne contient pas le moindre démenti des propos tenus. Bien au contraire, la formulation laisse lourdement sous-entendre que puisqu’il n’est pas possible de s’exprimer sur le sujet, il ne reste qu’à se taire. Bigard récuse le qualificatif de révisionniste mais se garde bien de reconnaître que le 11 septembre fut un crime de masse commis par les terroristes d’Al-Qaeda. Sur les forums les sarcasmes pleuvent. Nombre d’internautes accusent le comique de s’être lâchement couché devant Sarkozy, lequel se serait aplati devant Bush. La pensée unique aurait encore frappé : après Siné, elle s’en prendrait à un autre esprit rebelle. Quelques commentaires vont plus loin dans le nauséabond : « Son agent a dû lui ordonner de s'excuser, et ce, à vitesse grand "V" ... de peur de voir la carrière de sa poule aux oeufs d'or (Bigard) éliminé et massacré par les médias aux ordres du fameux Lobby, ... si vous soyez de qui je parle » (forum de Libération). Ou encore : « C'est Val qui décidera, dans sa chronique de demain ou de vendredi sur France-Inter, si Bigard a dit du mal ou non d'Israël » (forum du Nouvel Obs).

Les délires négationnistes sur la tragédie du 11 septembre ne sont pas en soi une nouveauté. Ils pullulent depuis des années à travers le monde. Mais en France leur expression publique n’était que le fait de courants politiques en marge des partis démocratiques : extrême-droite, bruns-rouges et islamistes. Courants dont le fond de commerce commun est un anti-américanisme forcené couplé à un antisémitisme cherchant à peine à se dissimuler derrière l’anti-sionisme. Ce sont d’ailleurs les mêmes qui s’acharnent à nier l’extermination des Juifs d’Europe. Les « assassins de la mémoire », comme les qualifiait Pierre Vidal-Naquet, ne s’y trompent pas : convaincre que le 11 septembre n’est que l’« effroyable imposture » dont parle Thierry Meyssan, l’infatigable propagandiste du « complot » américano-sioniste auquel Bigard s’est explicitement référé à la radio, c’est favoriser le doute sur la réalité de la Shoah ; et suggérer la question qui vient en corollaire : à qui le mensonge profite ? La réponse est bien connue : toujours aux mêmes, à la « finance mondialisée » suivez mon regard... Le Protocle des Sages de Sion n’est jamais loin.

Mais avec Bigard, on quitte pour de bon les cercles de fous furieux hitlériens ou salafistes, on déborde des rouges-bruns et des partisans de Dieudonné. L’homme n’est pas que ce comique grossier qui remplit le Stade de France – ce qui à soi seul est déjà inquiétant car il est en connivence avec une certaine mentalité gauloise qui fait bon ménage avec le populisme. Le plus grave est cependant qu’il a acquis un brevet de respectabilité à travers son amitié affichée avec le président de la république. En ayant de surcroît été présenté au pape au nom de son intense foi catholique claironnée à tous vents par Nicolas Sarkozy qui l’a emmené dans ses bagages au Vatican, il est devenu un personnalité dont les propos deviennent crédibles. Lorsque Bigard parle, ce n’est plus simplement l’humoriste vulgaire que le public entend, c’est aussi l’admirateur de Benoît XVI, le grand croyant dont le chef de l’Etat a fait l’éloge. De ce fait, qu’ils le veuillent ou non, l’Eglise apostolique et romaine et Nicolas Sarkozy sont indirectement impliqués par les effroyables déclarations de celui qui est respectivement leur adepte et leur ami. L’une comme l’autre se doivent dès lors de prendre publiquement leurs distances avec lui. On avait déjà été stupéfait que le ministre Christine Boutin puisse rester au gouvernement alors qu’elle avait jugé possible que Georges W. Bush soit à l’origine des attentats contre le World Trade Center. Le poison que Bigard vient d’innoculer cette fois à très grande échelle doit être combattu par ceux-là mêmes qui ont cautionné un tel personnage. Il appartient ainsi aux plus hautes instances catholiques d’une part, au président de la république de l’autre, de dénoncer les propos négationnistes tenus, et sans doute aussi leur auteur. La venue du pape en France, qui coïncide avec l’anniversaire des crimes du 11 septembre, en est l’occasion.

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07 septembre 2008

Ensemble contre le terrorisme

Lors de la soirée du 11 septembre "Ensemble contre le terrorisme", affiche11septembre )j'interviendrai et signerai mon livre "Les Nations désUnies".

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24 mai 2008

Il ne fait pas bon d'aider les victimes du terrorisme

Par les temps qui courent, il ne fait pas bon de s'opposer au terrorisme. Il ne fait pas bon non plus de soutenir les victimes du terrorisme et de s'opposer à l'amnistie dont ils peuvent disposer, comme en Algérie, au nom de la concorde nationale. Ci-aprés le communiqué de presse du Mouvement pour la Paix et contre le terrorisme, membre de l'Alliance internationale contre le terrorisme publié ce jour aprés le licenciement d'une grande figure du combat contre l'oubli, Cherifa Kheddar.


Solidarité avec Cherifa  Kheddar
 

Le Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme, membre de l'Alliance Internationale Contre le Terrorisme assure de sa totale solidarité la présidente de Djazairouna, association algérienne des victimes du terrorisme.

Cherifa Kheddar a été licenciée par la Préfecture de Blida où elle était employée depuis de nombreuses années.

L'Observatoire Pour la Protection des défenseurs des Droits de l'Homme rappelle que Madame Kheddar avait déjà reçu des avertissements de la part de ses supérieurs en raison de son engagement.

Que lui est-il reproché ?

D'être la soeur de deux victimes du terrorisme, assassinées par les islamistes il y a près de 12 ans ?

De se battre pour honorer leur mémoire ?

De défendre inlassablement les victimes algériennes du terrorisme et leurs familles ?

De lutter pour les droits des femmes ?

De refuser l'impunité des terroristes et de dénoncer en conséquence l'amnistie accordée aux terroristes islamistes dans le cadre de la "Charte pour la paix et la réconciliation nationales" ?

De se situer résolument sur le terrain de la défense des droits humains universels et de condamner inconditionnellement le terrorisme ?

Le combat de Cherifa Kheddar est le nôtre. C'est celui de la jeune Alliance Internationale Contre le Terrorisme.

Nous avons besoin que Cherifa Kheddar poursuive son combat.

Elle a besoin que la solidarité la plus large se manifeste pour la sountenir.

En cette année du 60° anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, nous invitons personnalités et associations démocratiques à se manifester auprès des autorités algériennes pour que  Cherifa Kheddar puisse contester son licenciement et  poursuivre sans entraves son combat pour la défense des  victimes du terrorisme, au niveau national et international


Paris, le 24 mai 2008

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