Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

27 novembre 2008

Quels droits humains le Crif souhaite-t-il défendre ?

Selon un communiqué commun, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et le Conseil Français du culte musulman (CFCM) viennent de créer "des commissions de travail communes dédiées au droits de l'homme, à l'enseignement et aux questions internationales"
Ce blog n'a pas pour mission de traquer les faits et gestes de tel ou tel représentant de communauté mais de traquer les dérives sur les questions des droits universels, en particulier au niveau international. Mais ici, la chose est suffisamment grave pour que cette information soit soulignée.

Le Crif abandonne la laïcité qu'il prétendait défendre il y a prés d'un an
Le pendant du CFCM, qui représente la religion musulmane en France (dans sa forme la plus obscurantiste), est le Consistoire qui représente la religion juive, (dans sa forme la plus obscurantiste). En aucun cas le CRIF !
En se plaçant directement en interlocuteur,  le CRIF abandonne la laïcité républicaine et trahit la filiation laïque d'une partie du peuple juif depuis la Haskala  (les lumières) au 19ème siècle
contre l'obscurantisme du Ghetto.

"Travail commun dédié aux Droits de l'Homme " (des femmes en France) ?
En matière de droits humains des femmes, le Crif s'est en effet déjà illustré par son silence après les violences conjugales subies par Madame Muriel Krief, épouse du Grand Rabbin de Bordeaux Marc Krief. Plus grave, lors d'une réunion publique organisée sous son égide, le CRIF n'a rien dit lorsque répondant à une question de la Présidente de la Wizo, Madame Cohen Beiserman, le Rabbin Sitruk a condamné le fait que Madame Krief ait rompu le Shabbat pour aller porter plainte au commissariat !

Droits humains
"Questions internationales"
Quels droits humains le CRIF a-t-il jamais défendu au niveau international ?

Israël, Durban et la France
Beaucoup d'incohérence dans son soutien même à l'Etat d'Israël :
- Inconditionnalité ( non pas seulement à son existence mais à toutes les actions d'Israël) , quel que soit le gouvernement, alors même que la société israélienne n'est pas une.
- Mais le CRIF ne soutient pas la décision d'Israël de ne par participer à Durban 2
en raison du texte qui a franchi de nombreuses lignes rouges
- Il ne critique pas  la France qui a franchi (ou laissé franchir) de nombreuses lignes rouges depuis plus d'un an au Conseil des Droits de l'Homme et à l'Assemblée Générale de l'ONU

La Chine
- Le 23 juillet, le Président du Crif se rendait à l'ambassade de Chine à deux semaines des jeux Olympique, mais ne rencontrait pas le Dalaï Lama, représentant du peuple Tibétain en exil durant son séjours en France au mois d'août.

L'Egypte

- Dans le cadre de la réunion préparatoire Durban 2, une délégation a rencontré Omar Shalaby, ambassadeur d'Egypte à Genève sans aucune préparation. Le compte rendu de cette rencontre témoigne d'une grave ignorance sur la manière dont la diplomatie Egyptienne mène la danse à Genève et sape, réunion aprés réunion, tout l'édifice des droits humains. (Censure systématique des ONG, accusation, plaintes, interdiction de prononcer le mot religion, démonisation de l'homosexualité, du blasphème, déni du droit des femmes et des droits reproductifs, acteur actif contre la liberté d'expression etc....). (voir notamment sur les censures egyptiennes sur le site de International Humanist and Ethical Union)

Dans le compte rendu de cette rencontre, le CRIF parle d'une "rencontre
chaleureuse et prometteuse" et n'emet aucune critique sur les scandaleuses positions égyptiennes et ses violations massives des droits humains en Egypte

Graves inquiétudes pour le futur
LE CFCM représente en France les positions affirmées de
l'Organisation de la Conférence Islamique
Travailler au niveau local entre communautés identifiées comme "communautés religieuses" peut comporter souvent des dangers mais n'est pas en soit condamnable...
Mais ici, on peu se demander quelles sont les capacités du CRIF à  travailler avec le CFCM sur les questions internationales  liées aux droits humains lorsque l'on voit le peu de cohérence de ses actions internationales jusqu'à ce jour  en la matière.

De plus, quelle légitimité le CRIF a-t-il pour contracter pareille alliance pour un travail international sur les droits humains avec ceux qui défendent les positions internationales de l'OCI, qui placent la Charia au dessus des normes universelles. (Sans parler du processus préparatoire pour Durban 2)

Le
60ème anniversaire de la Déclaration universelle aura un goût amer pour les juifs de France, d'Europe et du monde, qui revendiquent la filiation des lumières.

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22 septembre 2008

La junte birmane sous influence de la numérologie

Jean-Claude Bührer, propos recueillis par Carole Vann pour Tribune des droits humains, 21 septembre 08

L’une des dictatures les plus redoutables du monde s’est basée sur les chiffres pour réprimer la révolte des moines en septembre 2007. Spécialiste de ce pays, ancien reporter au quotidien Le Monde, Jean-Claude Buhrer décode

Il y a exactement une année, des milliers de moines birmans descendaient dans les rues pour exprimer le mécontentement populaire, suite à une hausse faramineuse des prix. Grâce aux téléphones portables, ces images ont fait le tour du monde. Mais rapidement, les manifestations populaires ont été violemment réprimées dans le huis-clos et le Myanmar retombait sous le contrôle d’une junte inflexible. Et ce malgré les ravages du cyclone Nargis en avril dernier.
Spécialiste de la Birmanie, l’ancien correspondant du Monde Jean-Claude Buhrer vient de publier, avec Claude Levenson, "Birmanie, des moines contre la dictature"(*). Il nous livre son regard sur ces militaires aussi redoutables que superstitieux.


Interview.
Une année après la révolte des moines, c’est silence radio sur la Birmanie. Que s’est-il passé ?
Il y a eu une sérieuse reprise en mains par les généraux birmans comme à chaque manifestation du mécontentement populaire. Depuis qu’ils ont confisqué le pouvoir, les militaires ont toujours utilisé la manière forte. En 1988, lorsque les étudiants sont descendus dans les rues, la répression a causé la mort d’au moins 3’000 personnes. Et l’année dernière, les forces d’ordre ont fait des dizaines de morts en tirant dans le tas, avant de multiplier les arrestations et de vider les monastères.
Il y a en Birmanie près de 500’000 moines. Alors que les civils sont bâillonnés, ils constituent, par les temps qui courent, le seul contrepoids à une armée omnipotente d’environ un demi-million d’hommes. D’ailleurs, devant l’incurie des autorités, ce sont les moines qui ont porté secours à la population après le passage dévastateur du cyclone en mai dernier.

Lors des manifestations de l’année dernière, les autorités ont attendu plus de dix jours avant d’intervenir. Pourquoi ?
Le gouvernement a été dépassé par l’ampleur du mouvement. Et, dans la mesure où ses chefs se réclament du bouddhisme, ils n’ont pas osé, dans un premier temps, employer les grands moyens alors qu’au premier rang des protestataires, se trouvaient les moines. Mais comme le mouvement s’est amplifié au lieu de s’essouffler, ils se sont décidés à réprimer.
La date de l’intervention dépendait aussi de critères surnaturels. Les Birmans attachent beaucoup d’importance à l’astrologie et à la numérologie. Toutes les décisions des militaires se basent sur les chiffres. Pour eux, le 9 est de bonne augure. Ainsi, ils ont lancé l’armée contre les moines le 27 septembre 2007 parce que cette date contenait 3 neuf : 27, soit 2+7=9 ; septembre, 9ème mois année ; 2007, soit 2+7= 9. Ils se sont dit que c’était le moment d’intervenir.
Autre exemple : juste avant les manifestations populaires de 1988, comme l’économie allait mal, les militaires avaient décidé de remplacer les billets de banque de 50 et 100 kyats par des billets de 45 et de 90 kyats. Ils se sont dit que cela leur porterait chance. Evidemment, ce changement compliquait passablement les comptes des commerçants et des ménagères.
Cette logique superstitieuse veut que quand tout va mal, il suffit de modifier les noms pour transformer la réalité. Donc, suite aux grandes manifestations de 1988, ils ont changé les noms du pays - Birmanie est devenue Myanmar - et de nombreuses villes. Ils ont ensuite imposé ces changements à l’ONU, comme les Khmers rouges naguère pour le Kampuchea démocratique.
Dans le même esprit, comme ils avaient hérité des Britanniques la circulation à gauche, ils ont décidé du jour au lendemain de faire passer la circulation à droite. Mais comme les volants sont restés à droite et les descentes de bus à gauche, cette mesure provoqua le chaos : les gens ne descendaient plus du bus du côté trottoir mais du côté rue. Une autre de leurs lubies a été en 2005 de transférer subitement la capitale de Rangoun à Naypyidaw, "la cité des rois", où les membres de la junte vivent retranchés dans une sorte de bunker.

L’action de l’ONU sur place a-t-elle été un fiasco ?
En 1992, deux ans après l’éclatante victoire du parti d’Aung San Suu Kyi à des élections dont les militaires ont ignoré les résultats, l’ONU avait nommé un premier rapporteur spécial, un Japonais qui n’a pas pu faire grand chose, puis un Mauricien qui n’a même pas pu se rendre sur place. Ensuite, un Brésilien, Paulo Sergio Pinheiro, lui a succédé en 2000, mais en 2003, il est devenu persona non grata pour avoir protesté en découvrant des micros cachés lors d’un entretien avec des prisonniers.
Ce n’est qu’en novembre 2007, suite à la révolte populaire et à la session spéciale que le Conseil des droits de l’homme a consacré à la Birmanie, que les militaires ont lâché du lest en laissant entrer Pinheiro, ainsi que l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU, le diplomate nigérian Ibrahim Gambari. Mais ni l’un ni l’autre, éconduits par la junte, n’ont pu faire grand-chose. Lassé, Paulo Pinheiro a jeté l’éponge en mars, tandis que la dernière mission d’Ibrahim Gambari s’est soldée par un échec.

Existe-t-il des moyens de pression ?
Le Conseil de sécurité de l’ONU ne peut rien faire car il se heurte au double veto de la Chine et de la Russie. Pékin est le principal partenaire et pourvoyeur d’armes de la junte. La Chine construit des barrages hydroélectriques sur la frontière et dispose de bases d’observation en Birmanie. Quant à la Russie, elle fournit aussi des armes aux militaires et elle a signé un accord de coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire. De son côté, l’Inde coopère désormais avec la junte pour neutraliser les rébellions de minorités qui se trouvent aux frontières birmanes.
Malgré les sanctions de l’Union européenne, Total reste l’un des premiers investisseurs en Birmanie. Et la junte birmane peut compter sur la complaisance de ses partenaires de l’ASEAN (NDRL : Association des nations de l’Asie du Sud-Est), plus intéressés par son gaz, ses forêts, ses pierres précieuses et autres richesses de son sous-sol. Les militaires ont dit lors d’une réunion de l’ASEAN qu’ils étaient insensibles aux pressions extérieures, qu’ils avaient l’habitude de vivre en autarcie. Et, s’il le fallait, ils se refermeraient sur eux-mêmes comme une huître sur sa perle.

* Birmanie, des moines contre la dictature. Jean-Claude Buhrer et Claude B. Levenson, éd. Mille et Une Nuit, 2008

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18 juin 2008

L'épouse du Rabbin Krief a défendu par son acte les Lumières, tandis que le Rabbin Sitruk nous plonge dans les ténèbres

Lettre ouverte à Madame Muriel Krief, qui a eu le courage de porter plainte pour violences conjugales contre son mari le Grand Rabbin de Bordeaux, le Rabbin Marc Krief,

Chère Madame,

Je ne vous connais pas, et n'aurais sans doute jamais eu vent de cette affaire. Je n'habite pas Bordeaux, et ne suis strictement rien aux affaires consistoriales françaises qui ne me passionnent pas. Cette vieille institution napoléonienne archaïque n'a jamais été ma tasse de thé. J'avais tord.
J'avais eu vent des élections prochaines au Consistoire mais en ignorais même la date, jusqu'à ce que j'apprenne incidemment les propos qu'a tenus le Grand Rabbin Sitruk  lors d'une réunion publique du CRIF, où il osa critiquer le fait que vous
ayez cassé le "repos" du Shabbat pour porter plainte pour violences conjugales, contre votre bourreau de mari, le Grand Rabbin de Bordeaux.

Madame, j'admire votre courage et la grandeur de votre acte. Vous avez choisi la vie contre la mort alors que le médecin a conclu à cinq jours d'incapacité totale de travail (ITT), pour lesquels Monsieur Krief peut encourir jusqu'à cinq ans de prison. Mais grâce à la procédure "plaider coupable", il n'y aura pas de procès et il restera en liberté avec une peine que le juge doit prononcer le 18 juin.

J'imagine - à l'instar de toutes les femmes victimes de violences conjugales que nous connaissons, enfermées dans l'humiliation quotidienne, emprisonnées par la prison familiale - combien il a dû être difficile de partir dans la nuit, meurtrie et douloureuse. Dans votre cas, s'ajoutait la transgression du Shabbat et la réputation de votre mari Grand Rabbin dans la bonne ville bourgeoise de Bordeaux . Vous avez choisi de demander de l'aide et d'être protégée par les lois de la République laïque. En cela votre geste de vie est un acte exemplaire.
Mais loin de vous honorer,  le Grand Rabbin Sitruk vous a condamné en public. Et ceux qui étaient présents n'ont rien dit, n'ont rédigé aucune déclaration écrite de condamnation, aucun communiqué de Presse. Personne n'a critiqué le fait qu'un candidat en campagne électorale profère pareils propos d'un autre âge.

Les mots infâmes du Rabbin Sitruk qui incarne pour certains une haute autorité morale, ajoutent encore à l'humiliation que vous avez subie. En vous humiliant chère Madame, il humilie et méprise toutes les femmes victimes de violences conjugales, épouses de notables dans les villes de province ou enfermées dans les milieux orthodoxes, ainsi que toutes les femmes de manière générale. Par ses propos, le Grand Rabbin Sitruk ne protège pas seulement votre mari potentiel électeur, il se fait complice des violences que vous avez endurées et des souffrances que des milliers de femmes subissent en silence.

Comment ceux qui ont entendu le Grand Rabbin proférer ces  abjections ont-ils pu continuer ainsi à rester silencieux ? Pourquoi n'ont ils pas mené campagne contre son élection ?
Je ne me suis jamais intéressée aux choses consistoriales.  Mais aujourd'hui j'appelle ceux qui voteront dimanche à barrer la route à ce Rabbin obscurantiste qui est indigne d'avoir un quelconque rôle politique et de représentation.
Madame, par votre acte héroïque, vous avez symboliquement ravivé les Lumières si fragiles actuellement dans notre pays.
Je suis en toute solidarité dans l'épreuve que vous traversez.

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29 mai 2008

Douce France...... marriage annulé pour non virginité de l'épouse

Cela ne se passe pas au Bahrein mais en France, à Lille plus précisemment, dans la ville qui fut precurseur des piscines non mixtes pour ne pas offusquer les islamistes.
Un mariage vient d'être annulé par le tribunal de Lille en raison de la "non virginité" de l'épouse.

Regard de Femmes publie ce soir un communiqué.CP__virginit__qualit__essentielle_du_conjoint

COMMUNIQUE  A  LA  PRESSE, le 29 mai 2008

Virginité de l’épouse : « qualité essentielle du conjoint »

pour le tribunal de Lille !

Regards de Femmes est stupéfaite de la décision d’annulation d’un mariage par le tribunal de Lille sous prétexte « d’erreurs sur les qualités essentielles du conjoint ».

La virginité de l’épouse serait « une qualité essentielle du conjoint », en France, en 2008. Quid de la virginité de l’époux ? L’égalité entre les femmes et les hommes est un principe constitutionnel de notre République et concerne toutes les personnes vivant sur le territoire.

Le tribunal a sans doute, par sensiblerie tiersmondiste, fait prévaloir le statut personnel des époux et de leurs coutumes sur les libertés fondamentales.

Si les couples font de leurs accords particuliers le fondement du mariage républicain où allons-nous ?  Tout ceci va renforcer la chirurgie réparatrice d'hymen. De même, la « mode » des certificats de virginité se répand. On attend les procès en responsabilité des médecins !

Le mariage n'est rien d'autre que l'amour dit publiquement et engagé dans l'histoire. Il atteste la maturité affective lorsque la relation s'épanouit en communauté de vie et d'œuvre du couple advenu. Il est vrai  que l'amour est bien loin de ces considérations d'un autre siècle.

Le mariage doit être conforme à l’ordre public. A ce stade, l'ordre public français n'est pas atténué, mais exténué! Si la justice s’incline devant les exigences de chaque archaïsme, elle n’est plus la justice de la République. Le Parquet doit faire appel. Le Garde des Sceaux devra veiller à ce que la République ne s’efface pas des tribunaux.

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07 mars 2008

Un Forum permanent Catholique-Musulman a été créé

Le premier forum qui se déroulera au Vatican du 4 au 6 novembre 2008, un mois avant le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle en décembre à Paris sera une pierre de plus dans l'offensive contre l'héritage des Lumières.

POPE APPROVES PERMANENT CATHOLIC-MUSLIM FORUM
6/3/2008- In a ground breaking move Pope Benedict XVI has approved the setting up of a permanent Catholic-Muslim Forum - the first of its kind - which is to hold its inaugural summit meeting in the Vatican in November. The historic move follows three days of talks in Rome between Vatican officials and a Muslim delegation representing 138 Muslim scholars who last year wrote an open letter to the Pope and other Christian leaders calling for dialogue, a move inspired by Prince Ghazi bin Muhammed bin Talal of Jordan. The Muslim initiative was a reponse to the Pope's controversial speech at Regensburg University in his native Germany in 2006, where he appeared to describe Islam as inherently violent and irrational by quoting a Byzantine Emperor. He later said he had been misunderstood, and prayed alongside an imam at the Blue Mosque in Istanbul during a visit to Turkey. The first summit of the Catholic-Muslim Forum will take place on 4-6 November, the Vatican said, with nearly fifty delegates, and will be addressed by the pontiff. The chosen theme is "Love of God, Love of Neighbour." A follow up conference is to be held in a Muslim country yet to be decided, according to Ali Aref Nayed, director of the Royal Islamic Strategic Studies Centre in Amman. He said the response to the Group of 138's call for dialogue had been "incredibly positive". The aim was to "return to the roots of faith and what we have in common".

He said resentment over the Pope's Regensburg remarks was still "burning strongly in many parts of the Muslim world". The speech had been a mistake, "but everyone makes mistakes. The important thing is to correct them. This whole initiative is about healing. It is about healing the wounds of a very pained and, in many ways, destroyed world". He said the Muslim majority was not represented by a "loud, violent and cruel minority". He appealed for the release of Chaldean Archbishop Paulos Faraj Rahho, who was kidnapped last week in Iraq, declaring: "We take this opportunity to remind our fellow Muslims that it is against the Prophet's teaching to even touch religious leaders and monks and priests. Religious leaders and religious symbols must be respected." The first day of the November summit will focus on Christian and Muslim teachings on the obligation to love both God and one's neighbour, and the second on "human dignity and mutual respect". The third day will be a general discussion open to the public. Last week Cardinal Jean-Louis Tauran, head of the Pontifical Council for Inter Religious Dialogue, attended an inter-faithconference in Cairo sponsored by Al Azhar University, seen as the intellectual centre of Sunni Islam. In a gesture toward Muslim sensitivities he issued a joint statement with Sheikh Abdel Fattah Alaam, chairman of the Al-Azhar Dialogue Committee, "strongly condemning" the "re-publication of offensive cartoons and the rising number of attacks against Islam and its Prophet".

A number of Danish dailies last week reprinted a cartoon featuring the Prophet Mohammed's head with a turban in the form of a bomb with a lit fuse. The joint statement condemned "violence, extremism and terrorism" in general, and said freedom of expression should "not be used as a pretext for offending religions, convictions, religious symbols and everything that is considered sacred." Asked why the joint document had failed to call on Islamic rulers to make a reciprocal gesture by respecting the religious beliefs and rights of Christians in the Middle East, Father Andrea Pacini, a Vatican expert on Islam, said the issue was "delicate". He said the picture was "mixed", with some Arab countries restricting or forbidding Christian worship but others allowing the construction of new churches. Yahya Sergio Yahe Pallavicini, deputy head of the Italian Islamic Religious Community, who attended this week's talks in Rome, said he hoped Muslims would join the Pope in "deeper dialogue on doctrine, theology and the character of religions in today's world". All religious leaders must "isolate extremists and avoid the wrong use of religion", he said. Ali Aref Nayed said he realised that Pope Benedict was exercised about restrictions on religious freedom faced by Christians in Muslim countries, but said he hoped the Catholic-Muslim Forum would not turn into "an exchange of grievances". It should instead be a gathering in which both sides could support religious freedom "for all people".

In a written statement Abdal Hakim Murad Winter, director of Britain's Muslim Academic Trust, who took part in this week's preparatory talks, said those who believed in the one God had a responsibility to reach out to each other. There was a widespread sense in the West "that religion brings discord rather than healing to the world," he wrote, but "the reality of engagement between believers of different traditions is overwhelmingly one of conviviality". Extremists on all sides obscured this "by using language of exclusion and contempt". Other Muslim delegates to Rome this week were Ibrahim Kalin, director of the SETA Foundation in Ankara and Sohail Nakhooda, editor of Islamica Magazine in Jordan. The Vatican participants were Cardinal Tauran, Archbishop Pier Luigi Celata, secretary of the Council for Interreligious Dialogue, Monsignor Khaled Akasheh, head of the Council's section for relations with Muslims, Father Miguel Ayuso Guixot, President of the Pontifical Institute for Arabic and Islamic Studies, and Father Christian Troll, an expert on Islam at the Pontifical Gregorian University.
© The Times Online
http://www.timesonline.co.uk

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06 mars 2008

Les Pays Bas mis en accusation par l'Iran, forcés de recevoir 30 ambassadeurs de l'Organisation de la Conférence Islamique

Entre la peste et le choléra...voilà dans quelle situation se trouvent aujourd'hui les Pays Bas. Et leur volonté de montrer leur bonne volonté oecuménique au Conseil des Droits de l'Homme le 3 mars en citant la Bible, Confucius, le Bhagavad-Gita et le Coran, n'y change rien. L'Iran a accusé le 4 mars les Pays Bas de proférer des paroles sacrées tout en défendant une liberté d'expression blasphèmatoire. Le Ministre des affaires étrangères néerlandais a du se justifier devant 30 ambassadeurs de l'Organisation de la Conférence Islamique. Compliqué lorsque l'on sait que c'est un député d'extrême droite qui veut diffuser le fameux film contre le Coran. Le journal la Croix revient sur l'affaire du film en ignorant les discussions au CDH.

FILM ANTI-ISLAM: 30 AMBASSADEURS DE L'OCI REÇUS À LA HAYE (Pays-Bas)

La Croix 05/03/2008 - Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Maxime Verhagen a reçu mercredi à leur demande les ambassadeurs d'une trentaine de pays de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) pour s'entretenir du film anti-islam qu'un député d'extrême droite veut diffuser.

"Il y a eu ce matin une réunion à la demande de l'OCI pour donner plus de renseignements sur le point du vue du gouvernement néerlandais sur le film de Geert Wilders", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministre, Bart Rijs.

"Sur la cinquantaine de membres de l'OCI, une trentaine d'ambassadeurs ont fait le déplacement. Certains sont basés à La Haye, d'autres sont venus de Bruxelles", a-t-il ajouté.

M. Verhagen leur a rappelé que "le gouvernement est fondamentalement en désaccord avec M. Wilders" et "pour un dialogue interne ouvert (...) aux Pays-Bas, aussi bien la liberté d'expression que la liberté religieuse ont leur place", selon M. Rijs.

Geert Wilders, fondateur du Parti de la liberté (9 députés sur 150), avait annoncé à l'automne vouloir réaliser un film montrant le caractère "fasciste" du Coran, livre dont il a demandé l'interdiction en le comparant à "Mein Kampf" d'Adolf Hitler.

Des pays musulmans comme l'Iran, l'Egypte et le Pakistan ont exprimé leur indignation à l'annonce du projet, menaçant les Pays-Bas d'un boycottage économique et déplorant des "attaques gratuites".

Les talibans ont menacé de rétorsion les quelque 1.660 soldats néerlandais déployés en Afghanistan dans le cadre de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) si ce "film insultant" était diffusé. Mercredi, des centaines d'Afghans ont manifesté dans les rues du pays.

De nombreuses associations musulmanes néerlandaises ont déjà appelé les fidèles au calme, les priant de ne pas répondre à la provocation.

Le gouvernement a tenté par deux fois, en vain, de convaincre M. Wilders de renoncer à son projet, redoutant une crise comparable à celle des caricatures de Mahomet publiée par la presse danoise en 2006.

A Paris mercredi, le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende a réaffirmé le "désaccord total" de son gouvernement avec les positions de M. Wilders.

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22 février 2008

Les attentats suicides ne sont pas suicidaires

Ce trés beau texte de Jacques Tarnero, n'a pas été retenu par "le Monde" et "Libération". Il m'autorise à le publier.

Le malheur du monde est suffisamment grand pour que ceux qui le commentent ne se trompent pas de mots afin de pouvoir en dire la  réalité. Comment peut on continuer à qualifier de « suicide » ces attentats commis par hommes-bombes qui se font sauter pour tuer le plus grand nombre. Il n’y a pas l’ombre d’un désespoir suicidaire dans ces gestes mais au contraire une exaltation morbide, une jubilation sensée ouvrir les voies du paradis dans le fait de donner la mort en y perdant la vie. Or qu’est ce qu’évoque le mot « suicide » sinon le passage à l’acte de celui qui par désespoir ne supporte plus sa vie et préfère la quitter en se donnant la mort. Le suicidé attire la compassion de son entourage, il attire la sympathie culpabilisée de ceux qui n’ont su que faire pour l’aider à vivre. Tout ce registre d’attitudes et de sentiments fonctionne dans un monde qui cherche à protéger la vie et ne propose pas le salut par la mort d’autrui. Si le mot « civilisation » a un sens c’est bien ce qui distingue le choix de  la vie du choix de la mort. « Nous chérissons la mort autant que les américains aiment la vie » semble constituer la matrice philosophique des Hezbollah, Hamas et autres GIA. La mise en pratique de ce principe abominable fascine cet Occident avide de gore autant que d’humanitaire. Réduits à n’être qu’un spectacle télévisuel de plus, ces massacres banalisent l’horreur qui ne trouve d’autres dénomination, dans nos catégories culturelles,  que celle d’ « attentats suicides ».

La « bombe humaine » ne constitue pas seulement une arme de destruction. Nommée « attentat suicide » en Occident, elle peut susciter de la compassion pour son auteur dans une lecture sommaire du geste. La stratégie apocalyptique présente un double avantage : elle terrorise autant qu’elle culpabilise. Elle engendre chez ceux qu’elle vise un doute déstabilisateur. Quel désespoir peut conduire à de tels actes ? Elle transforme la victime en coupable. Elle amène les victimes à s’interroger sur la raison de la haine dont elles sont l’objet. Comment un sacrifice de soi, peut-il être accompli sans une bonne raison de le faire ? La victime vient à considérer que la bombe humaine pourrait être autre chose que le geste apocalyptique d’un terroriste fanatisé. « Si ces gens font le sacrifice de leur vie, peut être ont-ils de bonnes raisons de nous haïr ? » Or il n’y a aucune pertinence pour cette interrogation. Quand le journal télévisé commente en ces termes l’attentat de Dimona : « il a fait trois victimes, dont deux kamikazes » ce propos met sur le même plan l’assassin et sa victime. Bien sur, où avais je la tête, dans le cas d’Israël, les terroristes sont des « activistes »…

La bombe humaine est le moyen et la fin. Elle est emblématique de la vision du monde de l’islamisme. L’apocalypse fait partie de son projet. Le registre psychologique du tueur est radicalement différent de celui qu’il va tuer. Il n’y a ni désespoir, ni pitié, ni douleur pour celui qui va se faire exploser mais bien plutôt une jubilation mortifère ouvrant les portes du paradis. Sur quels ressorts psychiques (ressentiment, refoulement, détournement pulsionnel) s’appuient les projets totalitaires ? Pourquoi séduisent-ils ? Comme le fascisme avant lui et comme le nazisme ou le communisme, le totalitarisme, ici islamiste, propose une vision globale du monde. Hors d’elle et quel qu’en soit le prix, point de salut. La religion a déjà en son temps, en Europe, fait la preuve de son talent à brûler vif au nom de la foi, à couper des têtes ou à torturer au nom de la Sainte Inquisition. L’idéologie révolutionnaire a agi de même pour construire l’homme nouveau. De Saint Just en Béria, de la prison du Temple à la Loubianka, la Terreur sans dieu ressemblait fort dans ses méthodes à celle qui invoquait dieu dans ses jugements. Avec l’islamisme, c’est un aboutissement encore plus féroce qui s’annonce : hormis la décapitation ou la lapidation des apostats, des homosexuels, des femmes infidèles, des juifs et des croisés, dieu ajoute le sacrifice de ses enfants pour arriver à ses fins. Pendant la guerre Iran Irak des milliers d’enfants iraniens furent envoyés sur les lignes de front pour faire exploser les mines irakiennes qui freinaient les offensives. Tous portaient autour du cou une petite clef en plastique sensée leur ouvrir les portes du paradis. La bombe humaine participe de la même logique.

Le matin du 11 septembre 2001, 19 hommes connaissaient le jour de leur mort programmée. Aucun d'eux n'a manifesté l'ombre d'une hésitation, d'une défaillance comportementale. Leurs sacs contenaient des cutters car “il te faut aiguiser le couteau et ne pas faire souffrir l'animal que tu abats”. Cette consigne hallucinante faisait partie de la "feuille de route", trouvée en cinq exemplaires, appartenant aux terroristes. Elle révèle leur conditionnement psychologique et leur isolement sectaire du monde. “Ne croyez pas que ceux  qui sont tués pour l'amour de Dieu sont morts. Ils sont vivantsSache que les jardins et les femmes du paradis t'attendent dans toute leur beauté. Elles sont parées de leurs plus beaux atours… Si Dieu décide que certains d'entre vous doivent se livrer au carnage, vous dédierez ce carnage à vos pères… Fais le serment de mourir et renouvelle ton intention . Rase ton corps et passe le à l'eau de Cologne. Douche toi…. Quand l'affrontement commencera crie "Allah Akbar", car ces mots saisissent d'effroi le cœur de ceux qui ne croient pas”.

S’il y une raison d’être « humilié » dans le monde musulman c’est d’avoir laissé se développer, « au nom de dieu » ce processus monstrueux. Nommer ces gestes abominables des « suicides » c’est entrer dans le jeu  du terrorisme, c’est lui trouver des alibis. Le sens de « la dignité humaine », la « certaine place de l’homme dans l’univers » vus par Mahmoud Ahmadinejad doivent d’urgence être dénoncés, au nom de l’idée de civilisation. Cette version du jihad qui conditionne et fabrique, souvent à partir d’adolescents, d’enfants, de femmes ou de malades mentaux, des futures bombes humaines, relève de la notion de crime contre l’humanité.

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13 février 2008

Prière chrétienne à l'aéroport Charles de Gaulle

Mardi 12 février au matin. Jour de grève, aéroport Charles de Gaulle 2D. Mon avion n'aura qu'une heure et demi de retard.

Je connais tous les recoins de cet aérogare que je fréquentais chaque deux mois durant les années 1999-2000, à l'époque des négociations qui se déroulaient à l'ONU à Vienne pour la Convention dite de Palerme Contre la criminalité transnationale organisée.

La Conférence autour de la lutte contre la traite des personnes, où se presseront tous les tenants de l'industrie du sexe auxquels je me confronte depuis tant d'années, est financée par les Émirats Arabes Unis.

Je déguste un thé en attendant l'avion. Je déteste les souvenirs de Vienne. Un éternel recommencement. Défilent les souvenirs de cette ville musée goûtée à toutes les saisons. Tant de souvenirs pesants.

Une annonce dans l'aéroport : non pas pour annoncer un retard, une annulation, une annonce insolite. Non une annonce invraisemblable, jamais entendue dans un aéroport :

  • Nous informons les voyageurs qu'une prière chrétienne sera célébrée à 12h15 dans la chapelle de l'aérogare.

Je ne rêve pas. La laïcité fout le camp même à l'aéroport de Paris.

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30 janvier 2008

Louise Arbour sauve les meubles

Suite au communiqué de presse du 24 janvier, où Louise Arbour se réjouissait de l'entrée en vigueur de la Charte des Etats arabes, UNWatch lui envoyait un courrier soulignant que cette charte entre en contradiction avec de nombreux principes enterinés dans les textes des Nations Unies

En réponse la Haute Commissaire faisait la déclaration suivante :

UNITED NATIONS

Press Release


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STATEMENT BY UN HIGH COMMISSIONER FOR HUMAN RIGHTS ON THE ENTRY INTO FORCE OF THE ARAB CHARTER ON HUMAN RIGHTS



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UN High Commissioner for Human Rights, Louise Arbour, issued the following statement today:

Geneva, 30 January 2008-- On 24 January 2008 (incorrectly issued as 24 March statement), I welcomed the 7th ratification required to bring the Arab Charter on Human Rights into force. While emphasizing universal human rights, I noted that regional systems of protection and promotion can help further strengthen the enjoyment of human rights. As the 1993 Vienna Declaration and Programme of Action affirmed "regional arrangements play a fundamental role in promoting and protecting human rights. They should reinforce universal human rights standards, as contained in international human rights instruments, and their protection."

Throughout the development of the Arab Charter, my office shared concerns with the drafters about the incompatibility of some of its provisions with international norms and standards. These concerns included the approach to death penalty for children and the rights of women and non-citizens. Moreover, to the extent that it equates Zionism with racism, we reiterated that the Arab Charter is not in conformity with General Assembly Resolution 46/86, which rejects that Zionism is a form of racism and racial discrimination. OHCHR does not endorse these inconsistencies. We continue to work with all stakeholders in the region to ensure the implementation of universal human rights norms.

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LA HAUT-COMMISSAIRE AUX DROITS DE L'HOMME SALUE L'ENTRÉE EN VIGUEUR PROCHAINE DE LA CHARTE ARABE DES DROITS DE L'HOMME

communiqué de presse

24 janvier 2008

United Nations High Commissioner for Human Rights Louise Arbour issued the following statement today:

“In this celebratory year of the 60th anniversary of the Universal Declaration of Human Rights, I welcome the 7th ratification required to bring the Arab Charter on Human Rights into force.

All States have ratified at least one, and 80% of States have ratified four or more, of the core international human rights treaties giving concrete expression to the universality of human rights. Regional systems of promotion and protection can further help strengthen the enjoyment of human rights, and the Arab Charter on Human Rights is an important step forward in this direction.

The next vital step will be to ensure that the body that will monitor the Charter, the Arab Committee for Human Rights, is independent and properly resourced so as to be effective and efficient. The Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights is committed and stands ready to support the States Parties to the Charter in ensuring that core values of human rights are upheld”.

Posté par Malka Marcovich à 23:18 - Haute commissariat aux DH - Commentaires [0] - Permalien [#]
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