Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

03 avril 2009

Il y a un an Sigma Huda

Le 12 mars 2009, la nouvelle rapporteure sur la traite, la juriste nigériane Joy Ngozi Ezeilo présentait son premier rapport au Conseil des droits de l'homme, rapport qui entérine toutes les dérives sur ce thème depuis 2006, avec la disparition du Groupe de travail sur les formes contemporaines d'esclavage, la création de UNGift etc...
Un an plus tôt, le 13 mars 2008, quelques minutes avant 15 heures, la Rapporteure spéciale sur la traite, Madame Sigma Huda, était déstituée en direct de son mandat lors de la 8ème session du  CDH dans l'indifférence générale. On lui reprochait de n'avoir pu présenter ses rapports depuis septembre 2006. Et pour cause ! Elle se trouvait alors détenue au Bangladesh,(membre du Conseil des droits de l'homme) dans des conditions infernales, à l'issu d'un procés sans observateurs internationaux.

La nouvelle rapporteure Joy Ngozi Ezeilo, n'a pas présenté, ni même fait référence aux travaux de l'ancienne rapporteure Sigma Huda comme c'est l'usage en d'ordinaire lors d'un changement de rapporteur.
Les derniers rapports de Sigma Huda qui n'ont jamais pu être présenté au CDH, se penchaient sur la traite aux fins de mariages forcés et faisaient état de ses voyages dans les pays du Golfe.

Pour mémoire voici des extraits de mon livre "Les Nations désUnies", qui relatent l'effroyable sort fait à la rapporteure spéciale sur la traite, Sigma Huda.

"Lorsque Sigma Huda devient rapporteure en 2005, elle n’a pas suivi tout ce parcours institutionnel. D’ailleurs, elle doit sa désignation au fait qu’Ellen Johnson Sirleaf, qui avait été tout d’abord choisie, se soit désistée après avoir remporté les élections présidentielles au Liberia. L’avocate bangladaise, la deuxième parmi les favorites, qui est appuyée à la fois par la France et les États-Unis, prend alors ses fonctions. Elle n’est pas une figure très connue de l’ensemble du milieu international, mais son parcours en faveur des droits des femmes et des droits humains en Asie du Sud-Est a fait sa réputation depuis les années soixante-dix dans tous les domaines. Elle a fondé une quantité d’organismes à la fois de terrain et pour la promotion des droits fondamentaux et le développement. Infatigable avocate à la langue bien pendue, elle a créé les premiers refuges pour les survivantes des agressions à l’acide, très courantes dans son pays, a organisé des séminaires, de village en village, pour enseigner aux femmes leurs droits et a fondé l’association des femmes avocates du Bangladesh pour développer cette mission d’aide. Elle a combattu la traite des femmes, tout d’abord celle du Bangladesh vers l’Inde, puis s’est engagée contre ce fléau avec d’autres personnalités de la région, et n’a pas hésité à se rendre elle-même dans d’infâmes maisons closes de Dhaka libérer des jeunes esclaves sexuelles. Elle a été à l’initiative de la rédaction d’une loi pour la protection des femmes enceintes « abandonnées » et a fondé un centre qui les accueille et leur assure une formation pour qu’elles recouvrent leur autonomie. Elle s’est engagée également en faveur des minorités et des femmes prostituées victimes des abus des autorités judiciaires, a entamé plusieurs actions publiques en leur faveur contre différents gouvernements. Si elle a participé à des réunions d’experts à l’Unicef ou dans d’autres instances et si elle a collaboré à certains travaux normatifs onusiens comme celui autour de la rédaction de la Convention contre l’élimination de toutes les discriminations à l’encontre des femmes, elle n’a jamais fait partie du sérail à proprement dit.
En mai 2006, le Bangladesh est élu au nouveau Conseil malgré les troubles incessants et les affrontements politiques qui s’amplifient sur fond de radicalisation islamiste. En septembre, lors de la deuxième session du Conseil, Sigma Huda présente son premier rapport qui s’intéresse à la « demande masculine dans le cadre de l’industrie de sexe », sujet révolutionnaire s’il en est !
En octobre 2006, suite aux troubles politiques grandissants, et en raison de la fin du mandat de la présidente Khaleda Zia, un gouvernement par intérim promet des élections dans les quatre vingt dix jours. Mais la loi martiale est déclarée le 11 janvier 2007, repoussant indéfiniment les élections. À partir de cette date, au nom de la lutte contre la corruption, plusieurs milliers de personnes sont arrêtées dont les représentantes des deux principaux partis, l’ancienne présidente et sa rivale Hasina Wajed, des anciens ministres, des parlementaires, mais aussi toutes sortes d’opposants et de représentants d’ONG. Les forces militaires contrôlent petit à petit tout le pays, cherchent à changer la constitution, imposent la censure des médias et empêchent le fonctionnement des télévisions privées.
Le 4 février, le mari de Sigma Huda, Nazmul Huda, ancien ministre et avocat, est arrêté à trois heures du matin. La rapporteure alors à l’étranger retourne à Dhaka. Elle se démène comme elle peut pour trouver un avocat à son mari. Sa famille est sous surveillance constante.
Le 7 mars, elle a la surprise de voir son portrait diffusé à la télévision comme personne à rechercher parmi une longue liste publiée dans la presse le lendemain. Elle fait savoir alors que cette manière de procéder est contraire à la justice. Ses biens sont saisis. Pourtant, il n’y a toujours pas de poursuites officielles contre elle.
Le 8 mars, la Haute Cour du Bangladesh, qui conserve à cette époque encore un peu d’autonomie, déclare que la détention de Nazmul Huda est illégale. Il est cependant maintenu en prison. Les premières charges rédigées contre lui le 11 mars indiquent qu’il aurait volé le téléphone portable d’une personne de 19 ans. Des associations en Asie avancent le chiffre de plus de quatre-vingt-quinze mille arrestations entre janvier et mars 2007. (En juin 2008, le bilan annoncé par une ONG asiatique à la 8
e session du CDH est de trois cent mille arrestations.)
En avril, aucune charge ne pèse encore contre Sigma Huda, mais on lui demande de se présenter à la police. Elle parvient à obtenir sa liberté sous caution pour six mois. On l’oblige à démissionner des associations et refuges de femmes qu’elle a créés sous peine de les fermer, et les autorités demandent aux donateurs de ne plus financer ces organisations. Commence alors pour elle une vie d’errance. De peur d’être arrêtée, elle dort chaque jour dans un autre lieu. L’ensemble de sa famille est sous pression, son beau-frère est torturé, ses filles accusées de conspiration. Le ministère de la Justice exige des plus grands avocats du pays qu’ils s’abstiennent de plaider pour ceux dont les noms figurent sur la fameuse liste qui ne cesse de grandir.
Le 15 mai, Sigma Huda, qui n’a toujours aucune poursuite officielle contre elle, s’apprête à quitter le pays pour participer à une réunion au siège de l’ONU à New York et se rendre à Genève au Conseil des droits de l’homme. Elle doit y présenter son rapport qui est consacré à la traite aux fins de mariages forcés et relate également ses visites au Bahreïn, au Qatar et aux Émirats arabes unis. On l’empêche de prendre son avion.
Le 16 mai, refusant de se laisser intimider et munie de son passeport diplomatique, elle se rend à nouveau à l’aéroport de Dhaka où elle apprend qu’un ordre vient d’être émis lui interdisant de quitter le pays.
Le 7 juin, un communiqué de presse de l’ONU annonce sa présence lors de la septième session. L’organisation UNwatch diffuse l’information selon laquelle la rapporteure spéciale sur la traite a été empêchée de quitter son pays.
Le 8 juin, le Haut-Commissariat répond dans une conférence de presse qu’il a demandé des clarifications au gouvernement du Bangladesh mais n’a toujours pas reçu de réponse. Le 11 juin, le président du Conseil annonce que le rapport de Madame Huda sera présenté lors d’une prochaine session.
Le 15 juin, le Haut-Commissariat dit ne toujours pas avoir reçud’informations du Bangladesh sur la situation de la rapporteure spéciale. Ce même jour, Associated Press publie un article qui va être repris dans différents médias anglophones dont le Herald Tribune, qui rend compte de l’interview qu’un journaliste de l’agence a pu avoir de Sigma Huda. À ce moment-là, aucune action n’a encore été déclenchée contre elle. Elle dit qu’elle sait que des poursuites imminentes se préparent et qu’elle craint un procès inéquitable. « J’appréhende ce qui va se passer » dit-elle, « car j’ai été très agressive avec le gouvernement. J’ai dénoncé la manière dont on a traité des groupes ou des personnes désavantagées, les morts et les tortures lors des détentions provisoires. Je suis très visible. » Selon le journaliste, en tant qu’experte, elle aurait dû être protégée par son immunité diplomatique, sauf si les Nations Unies la lui avaient enlevée avant les poursuites.
Le 19 juin, le Haut-Commissariat dit qu’apparemment Madame Huda serait poursuivie pour corruption, et que les autorités duBangladesh n’ont toujours pas répondu aux demandes de précisions mais que rien ne les y oblige.
Le 6 juillet, le représentant du Haut-Commissariat annonce qu’une rencontre a eu lieu avec la mission permanente du Bangladesh, et que les positions divergent au sujet de la protection et de l’immunité des rapporteurs spéciaux. Sigma Huda n’a toujours pas été arrêtée. Elle souffre de graves problèmes cardiaques et rénaux et doit être hospitalisée.
Le 13 juillet, le Haut-Commissariat déclare avoir été informé de la santé précaire de la rapporteure.
Le 17 juillet, le Secrétaire général sort de son silence et déclare que Madame Huda risque un procès pour corruption qui n’a rien à voir avec sa mission et que l’immunité ne s’applique donc pas. Ban Ki-moon demande néanmoins que les procédures respectent ses droits fondamentaux, le droit à un procès équitable et des conditions de détention dignes. Louise Arbour formule la même requête le 20 juillet. Les autorités militaires viennent arrêter la rapporteure manu militari
devant les malades en menaçant les médecins dans le même temps. Après plusieurs semaines, elle comparaît lors d’un procès en absence d’observateur international.
Elle est condamnée à trois ans de prison le 27 août. Le rapporteur spécial sur l’indépendance des juges, Leandro Despouy, émet un communiqué de presse qui souligne les pressions qu’auraient subies les avocats, les mesures d’intimidation, les militaires et la police empêchant les médias et le public d’accéder à la salle d’audience.
En février 2008, deux membres du bureau de la Coalition contre la traite des femmes, Dorchen Leidholdt et Janice Raymond, se rendent au Bangladesh pour tenter d’assister à un deuxième procès qui lui est intenté (elle est désormais poursuivie pour six délits). Vêtues de shalmar kameez (le costume traditionnel) et grâce à l’aide de Bangladais, elles parviennent à se glisser dans la salle du tribunal et à parler rapidement avec Sigma Huda lors d’une pause avant d’être expulsées en tant qu’étrangères. Elles resteront quelques jours à Dhaka, rencontreront différents militants de défense des droits humains, des médecins, sa famille…
D’après leur rapport qui date de février 2008, Sigma Huda subissait une discrimination particulière et était même traitée de façon différente que son mari, alors qu’elle avait été condamnée pour complicité et que sa sentence était moins longue. Nazmul Huda se trouvait « dans une cellule où il pouvait marcher et faire de l’exercice, avec de meilleurs équipements sanitaires. Il était en compagnie d’autres hommes avec lesquels il pouvait parler. Sigma Huda, quant à elle, était incarcérée dans un endroit répugnant avec d’autres femmes avec qui elle partageait un seul toilette qui débordait sans cesse. Elle n’avait pas le droit de s’entretenir avec les autres femmes, et ne disposait pas d’espace pour marcher. »
Lors de la septième session de mars 2008, la rapporteure spéciale est inscrite à l’ordre du jour. Le 13 mars, entre deux séances, quelques minutes avant 15 heures, alors que la salle du Conseil
est pratiquement vide, le président Costea déclare : « Laissez-moi faire une annonce. Il est devenu clair que la rapporteure spéciale sur la Traite, en particulier des femmes et des enfants, Madame Sigma Huda, n’est pas dans une position pour venir à Genève. Elle ne peut donc pas présenter son rapport sous la référence A/HRC/7/13. Comme Madame Huda n’a pas été capable de venir participer à quelque session que ce soit depuis la deuxième session du Conseil en septembre 2006, et comme il semble hautement improbable qu’elle sera en mesure de participer à de futures sessions, je proposerai au Conseil d’inclure son mandat sur la liste des mandats des rapporteurs vacants à désigner en juin prochain. »
Après une seconde de silence, il poursuit : « Je pense que nous sommes tous d’accord. » Et frappant du marteau de séance sur la table, il déclare : « Il en est ainsi décidé. »

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05 septembre 2008

La gesticulation des ONG pour la rentrée et le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle

Aujourd’hui se terminait le premier round des célébrations du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle à Paris, avec la clôture de la 61ème conférence des ONG du département de l’information des Nations Unies (DPI) qui a, d’après les sources officielles, réuni plus de 1600 délégués originaires de 90 pays au siège de l’Unesco.

On ne peut être partout, dans tous les ateliers, et il serait bien entendu injuste de condamner en bloc tous les événements qui s’y déroulent. Mais l’on peut se demander tout de même en quoi ces grandes messes incantatoires - dont l’organisation raffole depuis une quinzaine d’années - permettent effectivement de faire progresser les droits humains dans le monde.

Il semblerait une fois encore, que ces réunions servent d’avantage aujourd’hui de plateforme de relation publique pour les happy few de la société civile adoubée ONU. simone_veil_5_setpmbre


Après une quinzaine d’années de ces grandes conférence mondiales qui coûtent un argent considérable à l’institution (et aux ONG en frais de voyage et de brochures de promotion), le résultat quant à la protection des défenseurs des droits humains reste  peu concluante.

Ouverte par Simone Veil* le 3 septembre et clôturée par Ingrid Bétancourt le 5 septembre, les interventions en plénière filmées engagent d’autant plus les personnes qui interviennent.

Aussi, je ne décringrid_5_septembreirai pas les dérives qui ont eu lieu à l’occasion de différents groupes de travail, mais les aberrations que l’on a pu entendre lors de la dernière table ronde, avant la séance de clôture où intervenaient  l’ambassadeur Stéphane Hessel et l’ancienne prisonnière des FARC en vidéo conférence depuis le siège de New York.

Cette discussion à bâtons rompus, animée par l’ambassadeur aux droits de l’homme François Zimmeray, réunissait Robert Arsenault, President de la Ligue Internationale des Droits Humains, Souhayr Belhassen, FIDHprésidente de la FIDHGeneviève Garrigos Présidente d’Amnesty Internationale France et Marek Halter, écrivain et militant des droits de l’homme. (Selon la présentation officielle).

L’écrivain qui se pose d'emblée comme un non croyant n’a fait principalement référence qu’aux textes monothéistes (Coran, Talmud et évangiles) pour appuyer sa réflexion d’espoir.
marek_Halter_5_septembre"C'est ça qui est l'essentiel" a-t-il affirmé. "Tout le reste, laissons cela aux hommes politiques qui se chamaillent, et qui se font la guerre aussi." Puis il s'est
demandé si « la démocratie restait une réponse absolue à tous les problèmes qui se posent à l’humanité et si les hommes ne pouvaient pas vivre dans d’autres systèmes.»

Lorsque j’ai demandé depuis la salle à l’ambassadeur Zimmeray et aux organisations internationales présentes à la tribune la raison de leur silence et de leur non action face à la situation scandaleuse de la rapporteure spéciale sur la traite Sigma Huda, condamnée au Bangladesh (membre du Conseil des droits de l’homme) sans observateur international, la présidente d’Amnesty Internationale qui n’avait visiblement jamais entendu parlé d’elle a répondu :

amnesty5_septembre
« Nous sommes une grande organisation internationale. Je suis une bénévole et je ne peux répondre sur ce cas particulier. Ce que je voudrais dire quand même c’est que les ONG de défense des droits de l’homme ont un rôle majeur, et nous consacrons beaucoup de notre énergie à faire des recherches, à savoir ce qui se passe dans le monde, à dénoncer, à informer, mais nous ne pouvons nous substituer aux Etats. On ne peut pas nous accuser de ne pas nous occuper de tel ou tel cas. Nous faisons tout ce que nous pouvons et nous le faisons le mieux possible. »


Je veux bien croire que la présidente d’Amnesty France ne soit pas au courant de ce qui se passe à l'intérieur de l'ONU où comme je le dis dans mon livre "Les Nations désUnies" dans ce qui ressemble désormais à une énorme "famille incestueuse de pompiers pyromanes". Je considère cependant, n'en déplaise à la Présidente d'Amnesty Internationale France, que c'est justement le rôle des ONG de s’intéresser aux cas dont les Etats ne s’occupent pas, surtout quand la violation se produit au sein même de l’institution garante de la protection des droits.
Et comment comprendre la non réponse de la présidente de la FIDH qui a également pignon sur rue à Genève ?


Le président de la Ligue Internationale des droits humains Robert Arsenault quant à lui, est venu me voir après bobpour obtenir plus d’informations sur ce qui s’est passé concernant la Rapporteure spéciale sur la traite. Il est le seul à la tribune a avoir lancé un cri d'allerte afin « que l’on protège la déclaration dans sa formulation initiale ».

« Il n’existe aucune place pour une reformulation de la Déclaration qui limiterait la liberté d’expression, qui condamnerait la laïcité** ou le sécularisme ou qui remettrait en cause les avancées des droits des femmes et des hommes depuis les 60 dernières années. »

* à côté de Simone Veil, Affiche de René Cassin sur la Tribune de l'Unesco
** En français dans le texte

29 mars 2008

La Communauté internationale s'apprête à oublier Sigma Huda. Mais les sorcières ne l'oublient pas !

Le imagesCDH a (presque) fermé ses débats qui s'achèveront au cours d'une ultime demi journée la semaine prochaine.
Sigma Huda a été destituée de son poste de rapporteure spéciale le 13 mars dans l'indifférence générale.
Aprés avoir vu sa demande de libération sous caution refusée au début du mois, le droit de visite hebdomadaire de ses proches a été supprimé, et elle n'aura plus droit qu'à une visite par mois. Le motif ? On a trouvé son mari - emprisonné dans un autre endroit de la prison - utiliser un téléphone portable.
Dans ce pays où les femmes sont considérées comme des sous catégories, obligatoirement dépendantes et complices de chacune des actions de leur mari, elle subit donc le même châtiment que lui.
(Pour plus d'information sur la situation de Sigma Huda, lire l'excellent rapport fait en février au retour du voyage de Janice Raymond et Dorchen Leidhold au Bengladesh. )
Ni le Haut commissariat, ni les ONG qui semblent si concernées par les violations des droits humains FIDH; HRW, Amnesty ne semblent s'émouvoir. La France n'est même pas intervenue au titre du droit humanitaire. Le Bengladesh, un des pays les plus pauvres d'Asie, ne semble passionner qu'en cas de mousson.  Quelques pompiers, quelques architectes pour remonter à la va vite les maisons dévastées, quelques ONG humanitaires et le tour est joué. On a sa bonne conscience pour soit.
Et puis le Bengladesh est si instable, les islamistes de nos jours, il ne vaut mieux pas les chatouiller.
Elle n'est plus Rapporteure Spéciale. Elle n'est plus rien.
C'est pourquoi je mets en ligne ses trois derniers rapports sur la traite.
Le premier portait sur la traite et la demande masculine dans le cadre de l'industrie du sexe, sujet révolutionnaire s'il en est ! sigma_huda_french.
Le deuxième portait sur la traite aux fins de mariages forcés Huda_Mariage_forc_ auquel  s'ajoutait celui aprés son voyage au Qatar, Oman et Barhein. Huda_Barhein_Qatar .
Elle prévoyait de faire un voyage dans les Emirats Arabes Unis. Lorsque l'on sait que ce sont eux qui sont les principaux sponsors du nouvel organe UNgift sensé lutter contre la traite, il est probable qu'un rapport de Sigma Huda - avocate infatigable connue pour sa détermination à ne jamais plier devant les autorités - n'aurait pas été bien venu.   
La mobilisation du 8 mars d'une dizaine de femmes ne s'arrêtera pas là. Le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme ce matin rappelait ce matin sa volonté de soutenir et  ne pas oublier Sigma Huda.
Oui nous sommes toutes des sorcières, et pas seulement le 8 mars.

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15 mars 2008

Sigma,13 mars, quelques minutes avant 15h, le verdict du Conseil concernant Sigma Huda

sigma_2Le president du Conseil Monsieur Daru Costea :
  "Laissez moi faire une annonce. Il est devenu clair que la Rapporteure spéciale sur la Traite, en particulier des femmes et des enfants, Madame Sigma Huda, n'est pas dans une position pour venir à Genève. Elle ne peut donc pas présenter son rapport sous la référence A/HRC/7/13.  Comme Madame Huda n'a pas été capable de venir participer à quelque session que ce soit depuis la deuxième session du Conseil en septembre 2006, et comme il semble hautement improbable qu'elle sera en mesure de participer à de futures sessions, je proposerai au Conseil, d'inclure son mandat sur la liste des mandats des rapporteurs vacants à désigner en juin prochain."

Silence dans la salle durant environ 1 seconde

"Je pense que nous sommes tous d'accords. "

Le président frappe avec le marteau de séance sur la table

"Il en est ainsi décidé. Merci."

Photo de Sigma Huda le 20 septembre 2006 lors de la présentation de son rapport

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Lorsque les autorités du Bengladesh empêchaient Sigma Huda de se rendre au Conseil présenter son rapport

15 mai 2007, la rapporteure spéciale de l'ONU sur la Traite, Madame Sigma Huda se rend à l'aéroport de Dhaka afin de participer à une réunion de l'ONU à New York puis présenter son rapport lors de la quatrième session du Conseil. Les autorités du Bengladesh l'empechent de prendre son avion.
Le 16 mai 2007, Sigma Huda se rend à nouveau à l'aéroport. On lui apprend alors que la Cour vient d'émettre un ordre lui interdisant de quitter le pays.
Début juin, un journaliste d'Associated Press la contacte par téléphone. Cet article a été publié dans plusieurs journaux, dont le Herald Tribune International. La presse française n'en a dit mot.

UN human rights expert faces Bangladesh corruption trial

Friday, June 15, 2007

GENEVA: U.N. human rights expert who has been outspoken against the Bangladesh government said she expected to be arrested imminently.

Sigma Huda, a lawyer appointed by the United Nations in 2004 as an independent expert on people trafficking, said Friday that the case against her was linked to that of her husband, Nazmul Huda, who was arrested in February as part of an anti-corruption drive by Bangladesh's military-backed interim government.

Huda, who was blocked by a court order from attending the U.N. Human Rights Council this week, said she expected she would be charged Monday with corruption offenses and would plead innocent.

She said her husband, a communications minister in former Prime Minister Khaleda Zia's government, was still in jail awaiting trial.

Huda said she feared she would not receive a fair trial.

"If there was fair play, and if there was justice, then I would have faced the trial happily," she told The Associated Press by telephone from Bangladesh. "I'm dreading what they (the government) are going to do because I've been very aggressive in my dealing with them."

Huda said she was being targeted by the government for her work as a human rights lawyer in Bangladesh.

"I've helped a lot of aggrieved persons and disadvantaged groups. I've done a lot of cases whereby the law enforcement agencies have been brought to book for deaths in custody, and torture in custody. I am very visible," she said.

Huda has been outspoken about corruption within the police service, and campaigned on behalf of women and homeless people.

Officials at the country's diplomatic mission in Geneva said they had no information on her case.

Huda has been prevented from leaving Bangladesh since April, according to the U.N. Office of the High Commissioner for Human Rights, which has asked the government for urgent clarification about her situation.

"We have still not received the clarification we requested from the government regarding the proceedings or charges against her," Jose Diaz, a spokesman for the high commissioner, said Friday.

"In light of the convention on privileges and immunities of the U.N. and the regulations on the status, rights and duties of U.N. experts on mission, we had asked for clarification as to why she was not being allowed to fulfill her duties as special rapporteur," Diaz said.

Under international conventions Huda enjoys certain diplomatic privileges that prevent her arrest or detention while she is acting in her role as a U.N. rights expert. These privileges would have to be lifted by the United Nations before she could be prosecuted.

Huda, who was scheduled to speak before the U.N. council in Geneva this week, said she was continuing with her work despite not being able to leave the country to conduct her investigations into human trafficking around the world.

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11 mars 2008

Sigma Huda chez Kafka

imagesLa rapporteure spéciale de l'ONU sur la traite, en particulier des femmes et des enfants  Sigma Huda s'est vue refuser sa demande de liberté sous caution. Malgré son état de santé qui empire chaque jour, la Haute cour du Bengladesh, instituée depuis le coup d'Etat militaire en janvier 2007, a indiqué que la liberté sous caution ne pouvait être accordée que pour des peines ne dépassant pas 90 jours.
Nous apprenons par ailleurs que Sigma Huda ne reçoit toujours pas le traitement médical dont elle a besoin et que ses conditions de détention demeurent inhumaines.

Pendant ce temps, le Conseil des Droits de l'Homme ouvrait sa 7ème session le 3 mars et inscrivait la rapporteure spéciale dans son ordre du jour.
Le 4 mars, l'Organisation de la Conférence Islamique et le Mouvement des Non alignés, demandaient le changement de l'agenda pour que le Conseil discute en priorité le 6 mars, du point de l'ordre du jour consacré à la situation dans les territoires palestiniens.
Pareil changement nécessitait bien entendu la refonte de tout l'ordre du jour et le Président du Conseil remercia le 5 mars au soir, les rapporteurs qui avaient accepté de reporter la présentation de leur rapport à la session de juin.
Lundi 10 mars, le nom de Sigma Huda avait disparu de l'agenda remanié. Ironie du calendrier, le même jour, le groupe de travail sur les détentions arbitraires présentait son rapport et le représentant du Bengladesh, membre du Conseil ne manqua pas de faire des déclarations "bouleversantes" pour la protection des droits humains.

Est-ce un hasard si le rapporteur spécial sur les droits des migrants intégrait dans son rapport les questions relatives à la traite des personnes ?
Toujours est-il que les 10 et 11 mars, plusieurs ONG et gouvernements s'offusquèrent en coeur sur l'horreur de la traite des femmes et des enfants, certains se réjouissant du nouveau forum (UNG GIFT) mis en place pour lutter contre la traite, initié par les Emirats Arabes Unis.

Comment nos démocraties parviendront-elles à se regarder en face - en particulier la France membre du Conseil qui s'apprête à accueillir les célébrations du 60ème anniversaire - si jamais la rapporteure spéciale sur la traite de l'ONU Sigma Huda, cette grande figure du mouvement des femmes venait à mourir pour non assistance à experte de l'ONU en danger ?

Plusieurs femmes se sont mobilisées le 8 mars 2008. La CATW est sur la brèche depuis janvier 2007. Femmes Solidaires a engagé une campagne à ses côtés qui ne s'arrêtera pas là. Esperons que les associations droits humains et droits des femmes se mobiliseront à leur côté. Il en va de leur crédibilité.

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07 mars 2008

Ingrid Bétancourt et toutes les autres

Point de vue

LE MONDE | 07.03.08 -

e visage émacié d'Ingrid Betancourt qui se substitue à l'image de l'Ingrid d'avant marquera cette Journée internationale des femmes car nous mesurons que ce n'est plus seulement sa libération qu'il faut arracher mais sa vie qu'il faut sauver. Visage symbole de la souffrance des femmes persécutées du monde, un monde où l'espérance survit peut-être grâce aux Ingrid du monde.

Car Ingrid Betancourt n'est pas la seule femme à être attaquée pour son engagement et menacée dans sa vie. Nous voulons les protéger toutes, célèbres ou anonymes, de notre solidarité. Nous n'avons que les mots pour le faire, mais ces mots, leur souffrance et leur courage face au terrorisme exigent que nous les disions.

Il y a Ayaan Hirsi Ali, la brillante, la célèbre, celle qui n'est pas otage enchaînée mais femme libre à la langue déliée, menacée de mort pour délit de libre-pensée. Mais aussi Taslima Nasreen, l'écrivaine bangladaise, condamnée à mort par une fatwa, comme Salman Rushdie. Taslima Nasreen, cette femme courageuse qui a si longtemps lutté, doit aujourd'hui se terrer, elle aussi victime de la lettre de cachet des temps nouveaux.

Qu'avez-vous fait, imprudentes, impudentes, immodestes ? Vous avez courroucé les islamistes ! Et vous encombrez, vous dérangez... Depuis sa fragile cachette indienne, Taslima Nasreen nous a crié : "Je ne suis plus qu'une voix désincarnée." Nous sommes très inquiètes. Taslima, il ne faut pas qu'ils te brisent !

Et puis il y a celle dont le nom, ignoré des médias, n'est connu que des discrètes et pugnaces combattantes du droit des femmes : Sigma Huda, rapporteure spéciale de l'ONU sur la traite des personnes, elle aussi du Bangladesh. Un pays qui ne peut décidément pas tolérer ses citoyennes d'exception. Sigma Huda, emprisonnée dans des conditions inhumaines, après un procès sans observateur international, et que sa santé précaire expose à la mort si sa détention ne cesse pas.

En ce 60e anniversaire de la Déclaration universelle, est-ce trop demander à la diplomatie française représentée au tristement célèbre Conseil des droits de l'homme que d'exiger sa libération et sa sécurité ?

Et puis il y a les toutes les autres, les sans-grade, inconnues que le hasard a fait naître là où la Déclaration universelle des droits humains n'a, paraît-il, rien à faire, en Iran ou ailleurs. Nous apprenons l'existence de certaines d'entre elles au hasard des nouvelles glanées çà et là. Une recherche plus attentive, un rapport, un communiqué publiés par une ONG plus informée et plus réactive.

TOUTES DES SORCIÈRES !

Ainsi Fawza Falih la Saoudienne, dont Human Rights Watch nous a annoncé qu'elle est condamnée à mort et doit être exécutée pour sorcellerie. Oui, au XXIe siècle, on peut encore exécuter pour sorcellerie en Arabie saoudite ! La preuve, Human Rights Watch nous a aussi appris que, le 2 novembre 2007, l'Egyptien Mustafa Ibrahim, pharmacien de son état, avait été exécuté à Riyad après avoir été déclaré coupable de sorcellerie.

Est-ce utopique de penser que tout doit être fait pour empêcher la mise à mort de la "sorcière" Fawza ? Alors, nous revendiquons cette utopie, plus réelle que les bassesses de la Realpolitik. Nous sommes toutes des sorcières !

Et enfin il y a le combat quotidien de celles qui ne risquent pas leur vie à chaque pas mais doivent affronter les préjugés, la malhonnêteté intellectuelle, la calomnie lorsque, avec cette idée saugrenue que l'humanité doit progresser et non régresser, elles entendent défendre laïcité, égalité des droits et mixité si chèrement acquises. Comme elles, nous ne voulons pas que le droit à la différence soit prétexte à la différence des droits. Comme elles, nous voulons défendre pied à pied les valeurs universelles. Tous les jours. Même le 8 mars.

- Marie-Christine Aubin, membre du bureau du Mouvement pour l'abolition de la prostitution et de la pornographie et de toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes (MAPP) ;
- Diagne Chanel, présidente du Comité Soudan ;
- Huguette Chomski Magnis, présidente du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme, Alliance internationale contre le terrorisme (MPCT) ;
- Lilian Halls, Présidente de l'Initiative Féministe Européenne
-
Monique Halpern, présidente de la Coordination française pour le lobby européen des femmes (CLEF) ;
- Malka Marcovich, membre du bureau international de la Coalition contre la traite des femmes (CATW) ;
- Florence Montreynaud, Encore féministes ! ;
- Sophie Ribot-Astier, administratrice et membre du bureau de Défense des enfants international (DEI) France ;
- Sabine Salmon, présidente de Femmes solidaires ;
- Josiane Sberro, vice-présidente de Primo Europe ;
- Annie Sugier, présidente de la Ligue Internationale du Droit des Femmes.


Article paru dans l'édition du 08.03.08

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21 février 2008

Sigma Huda, la rapporteure spéciale sur la traite de l'ONU, dans un état critique en prison au Bengladesh

DSC00069Janice Raymond et Dorchen Leidhold se sont rendues au Bengladesh pour la Coalition contre la traite des femmes,  pour essayer de rencontrer Sigma Huda, la rapporteure spéciale sur la traite de l'ONU, emprisonnée aprés un procès sans observateur international.

A noter que le Bengladesh est membre du Conseil des droits de l'Homme, ainsi que la France qui ne se manifeste pas face à cette situation scandaleuse qui dure depuis plusieurs mois.

Femmes Solidaires s'associe à la campagne de la CATW

Le rapport de la mission de Janice Raymond et Dorchen Leidhold glace le sang. La France, qui considère comme sujet prioritaire l'indépendance des juges et la détention arbitraire au sein du CDH agira-t-elle enfin ?

J'ai pour ma part sollicité le Ministère des Affaires Etrangères à de multiples reprises pour la CATW. Aprés le témoignage poignant de Janice Raymond et Dorchen Leidhold, les autorités françaises interviendront elles ? Les jours de Sigma Huda, cette grande figure du mouvement des femmes en Asie, son comptés.

rapport_sigma_huda_pdf

(Photo de Sigma Huda à Madrid, en novembre 2006)

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08 février 2008

La « révolution culturelle » en marche au Conseil des Droits de l’Homme

La cinquième session du CDH en juin 2007 fut un moment mémorable que l’on pourrait identifier comme le lancement de la « révolution culturelle » au cœur de la machinerie internationale.


Le 19 juin, malgré son opposition et le vote demandé par le Canada, les 46 autres membres du Conseil dont la France considérèrent que le consensus avait été atteint pour l’adoption de la résolution pour « la mise en place des institutions internationales »
[1] . Les mandats des rapporteurs spéciaux sur Cuba et la Biélorussie furent supprimés. Malgré les principes d’« universalité, impartialité, objectivité, non-sélectivité, dialogue constructif et coopération, prévisibilité, flexibilité, transparence » figurant dans l’article A de la résolution, l’article B consacrait de façon permanente le point 7 de l’ordre du jour, à  «la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés. »

Un groupe consultatif fut édifié pour faire un premier choix parmi les candidats des mandats des rapporteurs spéciaux,  qui n’ont comme nom «d’experts  indépendants » que le titre, puisqu’ils sont désormais soumis à un code de conduite limitant leur autonomie.

La première cuvée du nouveau « groupe consultatif » - pour la sélection des rapporteurs spéciaux, qui seront élus à la prochaine session du Conseil en mars - est arrivée.
On y trouve en très bonne place, l’universitaire américain Robert Falk pour le mandat sur les territoires palestiniens occupés, qui considère que ce que vivent les palestiniens est comparable à l’holocauste commis contre les juifs par les nazis. On en viendra sans doute à regretter l’actuel rapporteur spécial, le blanc sud africain John Dugard qui, dans ses diatribes mémorables, assimile Israël à l’apartheid et parle d’épuration ethnique du peuple palestinien.

Lors de la sixième session du Conseil en septembre, le Groupe de travail sur les formes contemporaines d’esclavage, qui fut durant prés de trente ans un véritable lieu d’échange et de démocratie[2], fut supprimé au profit d’un rapporteur spécial[3]. La favorite dans la course au mandat sur l’esclavage est l’universitaire pakistano britannique
Shaheen Ali Sardar, qui participa à l’un des cabinets du gouvernement Musharaff entre 1999 et 2001. Elle est aussi une personnalité pilier des « féministes islamiques » et ancienne présidente de la Commission sur le statut des femmes du Pakistan.


Le sort de Sigma Huda, rapporteure spéciale sur la traite - qui fut empêchée de quitter le Bangladesh pour présenter son rapport  en juin dernier, poursuivie, arrêtée puis condamnée dans un procès sans observateur international fin août, qui purge une peine de trois ans dans une prison à Dhaka – ne semble toujours pas à l’ordre du jour. Il est vrai que le Bangladesh est membre du Conseil des Droits de l’Homme !
Ubuesque lorsque l’on sait que ce pays est en état d’urgence depuis le coup d’état militaire de janvier 2007. Une rapporteure spéciale en prison dans le pays des typhons n’émeut plus personne. Pas même la championne de l’humanitaire et des droits humains - la France - dont le sujet de prédilection au Conseil est la détention arbitraire et l’indépendance des juges.

[1] Voir description des événements sur UNWatch

[2] Notamment concernant l’application des conventions relatives à l’esclavage. Voir mon guide sur la Convention de 1949

[3] La France qui pendant des années défendait cette convention n’a strictement rien fait ni dit.

Posté par Malka Marcovich à 20:17 - Conseil des Droits de l'Homme - Commentaires [0] - Permalien [#]
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