Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

18 mars 2009

Munich, le grand retour et la fin de la lutte contre le racisme

ChamberlainLe texte présenté hier victorieusement par le facilitateur russe Youri Boychenko a un petit goût nauséabond de déjà vu et sent le souffre.
"Durban 2 est sauvé !" clament certains commentateurs comme Chamberlain hurlait à la paix à son retour de Munich en septembre 1938.
"Les lignes rouges bougent dans le bon sens" se réjouissent d'autres comme Daladier acclamé par la foule à sa descente au Bourget un an avant le déclenchement de la deuxième guerre mondiale.
En fait de succès, le nouveau texte est en réalité un masque assez grossier pour parvenir au consensus tant désiré par les dictateurs, consensus qui permet par ailleurs aux quelques démocraties restantes de prétendre encore maintenir le cap dans la diplomatie de façade.

Les 2 lignes rouges que les pays européens voulaient défendre restent toujours d'actualité
Focalisation sur Israël
Si Israël n'est pas visé spécifiquement, un paragraphe a été entériné définitivement qui renvoit au Programme d'action et déclaration de 2001 qui stigmatisaient spécifiquement ce pays.
Liberté d'expression
Certes la terminologie de diffamation des religions a disparu et il est demandé en remplacement à ce que la haine raciale ou religieuse qui constitue une discrimination soit interdite par la loi. Dans le même temps, le projet de résolution s'inquiète que les médias dans leurs diverses formes contribuent à l'incitation à la haine raciale ou des communautés religieuses.
Au vu des discussions qui ont lieu actuellement au même moment au Conseil des droits de l'homme sur une nouvelle résolution sur la diffamation des religions, et ce qui a déjà été adopté ces derniers mois à l'AG et au CDH concernant la limitation de la liberté d'expression, cette nouvelle formulation est pour le moins cocasse et témoigne, si besoin était, du double langage de la diplomatie.

Cette victoire en trompe l'oeil a également un prix : l'absence de prise en compte des discriminations en raison de l'orientation sexuelle,de la traite transsaharienne ou dans l'océan indien, des discriminations que subissent les femmes, les discriminations de caste etc.

En revanche sont mis à l'honneur les rapports du rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme qui a consacré ces 7 dernières années à traquer "l'islamophobie" et à condamner la diffamation des religions.
De même le comité ad Hoc sur les normes complémentaires est félicité... On se souvient que ce comité a enteriné la révision terminologique proposée par l'OCI en 2001 qui considére que l'antisémitisme affecte majoritairement les arabes en tant que sémites, et par extension tous les musulmans.


Rien n'est encore joué. Sans doute l'Europe aura-t-elle comme en d'autres époques, à la fois le deshonneur et la guerre.

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03 novembre 2008

Le centre Simon Weisenthal s'inquiète de la demande des verts de financer un forum des ONGs à Genève pour Durban 2

Le parti des "Verts" vient de présenter une motion à la ville de Genève demandant qu'elle finance la tenue d'un forum des ONG lors de la conférence Durban 2 en avril 2009.
Shimon Samuel, Directeur du centre pour les relations internationales, a été dernièrement menacé lors d'une réunion d'ONG tenue en marge de la conférence préparatoire d'octobre.

Il avait fait partie du comité d'organisation du Forum des ONG en 2001, et avait été la cible d'attaques particulièrement virulentes, pendant et aprés la conférence.
Le centre Simon Wiesental vient de transmettre le communiqué de presse ci-aprés.


FOR IMMEDIATE RELEASE
Wiesenthal Centre to Geneva City Mayor: "Deny Funding for Durban Hatefest Repetition in Your City"

Paris, 3 November 2008

In a letter to Geneva Mayor, Manuel Tornare, the Simon Wiesenthal Centre's Director for International Relations, Dr Shimon Samuels, noted that the Centre "has just learned that the Green Party ('Les Verts') has presented a motion to the Geneva City Council to fund an NGO Forum for the Durban Review Conference, to take place in April 2009 at the United Nations in your city."
The letter continued, "As the only Jew elected to that NGO Forum of the Durban United Nations World Conference against Racism (WCAR) in 2001, I was gagged, taunted as the 'World Jew' and finally physically expelled. The documents proposed by that NGO Forum were rejected by then UN High Commissioner for Human Rights, Mary Robinson, due to their antisemitic and racist content."
Samuels explained that last month, he "participated in a planning meeting at the Palais des Nations, for the 2009 repeat NGO Forum. The Chair announced that only NGOs that were at Durban and that accepted its documents in their entirety, could participate in next year's Coordinating Committee. When [Samuels] deigned to ask if the Chair was referring to the NGO Forum documents or those of the WCAR, his response was ambiguous. In the presence of many witnesses and recorded on the Magenta website (see www.icare.to/livereport and scroll down to "editorial October 16"), [Samuels] was then unambiguously threatened."

The Centre urged the Mayor "to refuse any Motion for funding or granting hospitality to a group that may well include political agitators bent on holding a replica of the Durban hatefest."

"To do otherwise would make the City of Geneva indirectly complicit in any
consequent incitement to hatred and provocation to violence. At the same time, we draw your attention to the overriding need to provide all Jewish institutions in Geneva with adequate protection during the period of any NGO Forum and of the inter-governmental Durban Review Conference," concluded Samuels.

For further information, please contact Shimon Samuels at +33.609.77.01.58.

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30 octobre 2008

Durban 2 : Etat des lieux d’un désastre annoncé

Alors que la France, Présidente de l’Union européenne, continue d’affirmer qu’elle ne laissera pas franchir les lignes rouges dans le processus de Durban 2, la situation aujourd’hui laisse présager du pire et montre sans ambiguïté que les lignes rouges ont nettement été franchies. Le Danemark vient d’ailleurs d’annoncer qu’il envisagerait de ne pas participer à Durban 2

Etat des lieux

Etat d’avancement des négociations sur le document
La dernière réunion du comité préparatoire tenue du 5 au 17 octobre 2008, a consisté notamment à organiser le document et l’ordre des paragraphes (environ 500). Le langage de ces paragraphes devra être négocié lors de futures réunions intergouvernementales et de la dernière réunion préparatoire qui aura lieu à la veille de la conférence d’examen en avril 2009.
Le document actuel est fait à partir d’une compilation de contributions issues de la Conférence régionale d'examen pour l’Amérique du Sud à Brasilia au Brésil, la Conférence régionale pour la région Afrique à Abuja au Nigeria, celles du groupe Asie, de l’Union Européenne, de l’Organisation de la conférence islamique, et du groupe de travail gouvernemental intersessionel. A noter qu’en dehors de la contribution de l’UE, toutes les autres sont influencées par la terminologie et l’idéologie politique du Mouvement des Non Alignés et de l’Organisation de la Conférence Islamique, qui forment la majorité des pays membres des différents groupes onusiens, en dehors du groupe Europe de l'Ouest et autre. (voir notamment dans « Les Nations désUnies)

Points qui posent problèmes

L’instrumentalisation de l’histoire, concurrence mémorielle, création de normes historiques et réparations
L’ONU devient le lieu de revendication de la réparation des « injustices historiques » qui sont la cause de la pauvreté, de la marginalisation, de l’exclusion sociale, des disparités économiques, de l’instabilité et de l’insécurité de nombreux peuples ». Ainsi, le racisme trouve en « premier lieu » ses sources « dans le colonialisme et l’esclavage » et la traite transatlantique, qui est toujours, (sauf dans un paragraphe proposé par l’UE qui parle de la traite intra africaine ou trans océan indien) le fait des occidentaux. D’un côté, on « apprécie » les « quelques expressions de regrets, ou les remords, les excuses, le paiement de réparations ou la restitution d’objets d’arts ou culturels depuis huit ans », et de l’autre on « demande urgemment »  à ceux qui ne l’on pas encore fait « de présenter des excuses aux victimes du colonialisme et des injustices historiques et de prendre toute les mesures appropriées afin de panser les blessures et parvenir à la réconciliation ». 

Les formes contemporaines d’esclavage
Les formes contemporaines d’esclavage sont décrites uniquement dans cette filiation précise de l’esclavage historique, ou encore le travail forcé, la servitude ou la traite des personnes. En aucun cas elles ne s’inscrivent dans les travaux du Groupe de travail sur les formes contemporaines d’esclavage, créé dans les années 1970, qui était sensé observer l’application des conventions relatives à l’esclavage ou pratiques analogues dont la Convention du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des être humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui. Cette convention citée dans le Programme d’Action de 2001 à Durban, ne fait plus partie des textes de références dans le projet de texte de la conférence d’examen de 2009.

La traite des personnes
En revanche on évoque largement la traite des personnes, en mélangeant tous les concepts, y compris la question des migrants. Alors même que les normes internationales les plus récentes en la matière font une claire distinction entre la traite et le trafic de migrants. Ce savant fourre tout linguistique, qui s’avèrera - à n’en pas douter- consensuel, n’a plus rien à voir avec la définition officielle de la traite. Ainsi des points essentiels tels que la non pertinence du consentement des victimes, ou la demande comme facteur favorisant la traite en sont tout bonnement absents. Les rapports de Sigma Huda, ancienne rapporteure spéciale sur la traite, qui portaient sur la demande masculine dans l’industrie du sexe, ou sur la traite aux fins de mariages forcés - sujets révolutionnaires s’il en est - ne sont bien évidemment nullement cités en référence, alors que les attendus des travaux d’autres rapporteurs spéciaux sont largement cités en exemple.

Les migrants
Outre l’amalgame entre traite de personnes et trafic de migrants, on identifie la plupart du temps les migrants à ceux en Europe,  issus essentiellement de la culture ou religion musulmane qui seraient victimes « d’Islamophobie »

Le terrorisme
On souligne les dérives de certaines actions dans la lutte anti-terroriste qui peut renforcer des préjugés racistes ou xénophobes. Parmi elles sont dénoncées les mesures de profilage « religieux » dans les sociétés multiculturelles (à comprendre occidentales). Que signifie le profilage religieux ? A moins qu’il ne s’agisse du profilage de ceux qui portent des signes distinctifs religieux ?

L’antisémitisme
L’antisémitisme est intégré comme une atteinte contre une religion, aux côtés de « l’islamophobie et de la christianophobie ». Or l’antisémitisme n’a jamais constitué une atteinte contre la religion juive (même si à certaines époques, cela s’appuyait sur des préjugés religieux) mais une attaque contre le peuple juif.

L’islamophobie
La Conférence de Durban en 2001 a entériné pour la première fois dans un document international le concept d’islamophobie. Certains pourraient arguer que l’on ne peut plus revenir sur un terme entériné. Dans le contexte actuel cela semble en effet  difficile. Cependant il y eut des précédents dans des conférences d’examen d’autres conférences mondiales comme lors de Pékin + 5 en 2000.

La légitimation intellectuelle et démocratique du racisme, contre le multiculturalisme
Cette formule inventée par le rapporteur spécial contre le racisme Doudou Diène, est intégrée à de nombreux passages du document. En réalité, cette dénonciation de la résistance au multiculturalisme est développée pour s’inquiéter aussitôt de « l’islamophobie » où de l’atteinte à la pratique de l’Islam. Des exemples sont cités tels que « des restrictions pour la construction de Mosquées et de minarets », le « contrôle de l’enseignement et de la culture de l’Islam ». Il n’est jamais question de la résistance au multiculturalisme dans des sociétés où les populations musulmanes sont majoritaires, lorsque des minorités sont discriminées, qu’elles soient ethniques ou/et religieuses.

Blasphème, diffamation et incitation à la haine religieuse
« La tendance la plus inquiétante du racisme depuis 2001 » serait la « diffamation des Musulmans, de leur croyance et l’incitation à la haine religieuse » qui « affecte la paix et la stabilité internationale et nationale ». Les musulmans seraient empêchés de « s’intégrer » dans les pays où ils sont minoritaires, par le fait qu’on leur interdise « la pratique de leur religion. » « La publication de caricatures offensantes » au nom de la « liberté d’expression » constitue un frein « à la volonté commune de combattre le terrorisme et l’occupation étrangère » 

L'occupation étrangère
« L’occupation étrangère trouve ses fondements dans des lois discriminatoires racistes ». « C’est une nouvelle forme d’apartheid, de crime contre l’humanité, de génocide et un sérieux danger pour la paix internationale et la sécurité. » « Il faut engager une campagne mondiale de prise de conscience sur les répercussions, les manifestations et conséquences de toutes les pratiques racistes des pouvoirs occupants qui prend racine dans une idéologie raciste. »
Sous la rubrique occupation étrangère, on ne fait mention que « des Palestiniens et des autres habitants des territoires arabes occupés » qui subissent une discrimination raciale par Israël.

Le peuple Palestinien

C’est le seul peuple mis en exergue et à faire l’objet de plusieurs paragraphes spécifiques. Le droit au retour du peuple palestinien est affirmé. La communauté internationale est interpelée pour fournir protection contre les actes racistes et d’agression. Jérusalem, « lieux saint des trois religions » est mise en danger "du fait de son occupation "et « des pratiques racistes ».

Prévention, dialogue interreligieux et inter civilisationnel
Pour prévenir le racisme, voir appaiser le conflit au moyen orient, il faut axer les actions autour  du « dialogue entre les cultures, les religions et les civilisations » afin de « promouvoir une culture de tolérance et de respect pour la diversité. Ainsi, il sera possible de « mettre fin aux incitations à la haine religieuse, en particulier à l’Islamophobie ». Il est demandé au « Conseil des droits de l’homme d’inviter des représentants de communautés religieuses et culturelles » afin « d’approfondir le dialogue » et « qu’ils mènent des actions communes s’inscrivant au cœur de leur foi par rapport à la paix, aux droits humains et au développement ».
L’action en la matière de l’UNESCO, du Conseil de l’Europe, de l’OSCE et de l’Alliance des civilisations est mise en exergue, cette dernière étant évoquée à plusieurs reprises.

Liberté d’expression
Dans plusieurs endroits les  "obstacles" identifiés "dans le combat collectif contre le racisme »  sont « le manque de stratégies morales et éducatives », « l’impunité sous divers prétexte comme la liberté d’expression, la lutte contre le terrorisme »

Normes complémentaires et nouvelles structures
« Il faut identifier les manques dans les instruments internationaux des droits humains » afin « d’élaborer des normes complémentaires ». « Le Comité Ad Hoc doit continuer urgemment à identifier ces manques afin d’élaborer des recommandations pour l’élaboration de normes complémentaires »

08 octobre 2008

La contribution écrite de l'UE à la réunion préparatoire Durban 2 : les plus et les moins

L'OCI avait transmis, bien avant la conférence préparatoire, une contribution écrite qui annonçait clairement la couleur.
Le 7 octobre, l'Union Européenne a distribué une contribution écrite qui comporte des positions de principes très claires sur un certain nombre de sujets, notamment sur la défense de la liberté d'expression et des libertés individuelles, mais aussi d'autres points très en retrait par rapport à ce que l'on aurait pu espérer et ce que l'UE affirmait vouloir défendre et protéger.
Ce document de 15 pages comporte 159 points.


Quelques points positifs:
- L'UE se réjouit des actions entreprises pour la commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite d'esclave, en particulier la traite de l'esclavage transatlantique, et l'abolition de ces tragédies. Elle souligne la nécessité d'aborder la traite de l'esclavage transsaharienne et de la traite dans l'océan indien de façon similaire. (point 25)

- Elle met en avant la lutte contre les discriminations en raison de l'orientation sexuelle ou un statut lié à une identité sexuelle (points 46, 52)

- Elle regrette que la lutte contre le racisme et la haine religieuse soit de plus en plus utilisée comme prétexte pour limiter la liberté d'expression. Elle affirme que la liberté d'expression est au fondement de toute société démocratique (point 49 et 48)

- Elle rappelle que la situation des défenseurs des droits humains n'a pas progressé (depuis 2001) dans de nombreuses parties du monde. (105)

- Elle s'inquiète de la prolifération des mécanismes institutionnels (108) et demande la suppression du
Comité had Hoc sur les normes complémentaires (110)

Quelques points négatifs :

- La traite des personnes, et les formes contemporaines d'esclavage sont mis en exergue (points 4 à 10) mais la définition de la traite (qui reprend des extraits des textes internationaux les plus récents comme le protocole de Palerme ou de la récente convention du Conseil de l'Europe) constitue une véritable régression par rapport aux normes internationales depuis 60 ans. Le fait que "le consentement à l'exploitation" doivent être considéré comme hors de propos en est absente.
La demande, notion révolutionnaire, reconnue dans les traités internationaux comme facteur encourageant la traite, n'est pas d'avantage évoqué. Pourtant il avait fait l'objet de rapports novateurs par Sigma Huda, la rapporteure spéciale sur la traite.

- Les points relatifs à la protection des droits humains des migrants est extrêmement faible (point 18). Les questions relatives aux stéréotypes sur les migrants, où la lutte contre la migration illégale comporte de nombreuses contradictions. (points 10 à 18)

- La notion d'Islamophobie est entérinée.

- L'antisémitisme est inséré dans l'intolérance ou la violence à l'encontre d'une religion, aux côtés de l'Islamophobie et de la Christianophobie, alors que l'antisémitisme à connotation religieuse n'est certainement pas le moteur de l'antisémitisme contemporain, ni de celui depuis la fin du XIXème siècle. Les juifs ne sont pas mentionnés comme étant la cible de l'antisémitisme. Cela pose problème car dans le même temps, l'UE ne condamne pas la définition de l'antisémitisme élaborée par le Ad Hoc comité sur les normes complémentaires (dont elle demande par ailleurs la suppression) qui considère que l'antisémitisme contemporain s'attaque aux arabes sémites et par extension à tous les musulmans.

-Alors que dans sa déclaration orale le 6 octobre, l'UE demandait à ce qu'aucune région en particulier ne soit mise en avant (faisant allusion à la question d'Israël et de la Palestine qui a d'ores et déjà été la seule question mise en exergue dans les premiers travaux préparatoires ), cette position de principe est absente de la déclaration écrite qui servira de base aux premiers travaux rédactionnel qui doivent déboucher en avril sur le texte de la conférence d'examen de Durban.

- Elle met en valeur l'Alliance des civilisations, et la met au même niveau que l'Unesco, le Conseil de l'Europe et l'OSCE (point 94)

Tout ce qui est dit concernant l'égalité femme/homme et la lutte contre les violences ne pose aucun problème et reste formidablement consensuel.

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01 octobre 2008

La chaîne Al Jazeera sera-t-elle accusée de Durbanophobie ?

On s'en souvient, le 25 avril dernier, le Comité préparatoire (à la Conférence d'examen de la conférence mondiale contre le racisme) s'en était pris à tous ceux qui osaient utiliser la terminologie de "Durban 2" en place de Conférence d'examen de la conférence mondiale contre le racisme et certains étaient même accusés de Durbanophobie.

Riz_KhanLe 24 avril dernier, le journaliste
Riz Khan utilisait la terminologie Durban 2, lors de son émission sur la chaîne qatari Al Jazeera, où il mit face à face Hillel Neuer, le Directeur de UNwatch et Massoud Shadjareh, le Président de la Commission des droits humains islamiques (Islamic Human Rights Commission).

MassoudLe militant islamiste Massoud Shadjareh est bien connu de ceux qui ont vécu le traumatisme
de Durban en 2001. Il a été un des maître d'oeuvre dans l'organisation des manifestations antisémites qui s'y sont déroulées.

Le 7 décembre 2001, Fiammetta Venner, dans son intervention à l'Assemblée Nationale - lors de la conférence intitulée "Durban et aprés" - avait mis en exergue le rôle de Massoud Shadjareh dans les événements de Durban. (Voir extraits des actes du Colloque "Durban et aprés", les présentations de Bernice Dubois sur l'invisibilité des femmes à Durban, et de Fiammetta Venner sur le langage de haine C_Durban_et_apr_s_actes)

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20 septembre 2008

Les dernières dérives sémantiques du Conseil au nom de la lutte antiraciste

Le 19 septembre, le CDH  a accomplis avec virtuosité un de ses exercices de style favoris, à savoir le triturage des concepts qui permettra d'aboutir à un consensus probable de toutes les parties pour de nouvelles normes visant à limiter la liberté d'expression et à redéfinir l'antisémitisme.

Du blasphème à la diffamation.... à l'incitation à la haine religieuse
RS_racismeDans sa première apparition au Conseil, le nouveau rapporteur spécial sur le racisme, le Kenyan Githu Muigai, a présenté et a fait sienne le dernier rapport de son prédécesseur Doudou Diène sur la diffamation des religions.
Pour parvenir à un consensus, il suggère que ne soient pas créées de nouvelle normes contre la diffamation des religions. Il propose cependant que la question de la diffamation des religions soit déplacée dans la Convention contre le racisme dans l'article consacré à l'incitation à la haine religieuse, qui devra de fait être reprécisée à l'aune des manifestations de haine religieuse contemporaine qui intègrent le blasphème.
La France, au nom de l'Union Européenne tout en ayant fait un discours fort sur la protection de la liberté d'expression, affirme son entier soutien à cette évolution du concept qu'elle ne définit pas . Par ailleurs elle n'a pas critiqué l'approche du rapporteur sur le sujet.  L'ambassadeur Matteï se contentant d'affirmer que la diffamation n'est pas une notion juridique internationale.

L'antisémitisme est considéré comme de la haine religieuse
Selon le rapporteur, l'antisémitisme doit être considéré comme une tradition discriminatoire envers une des trois religions (que par ailleurs il ne cite pas) aux côté de l'islamophobie et de la christianophobie.
La judéïté et la haine des juifs (qui sont des mots devenus tabous) restant uniquement inscrits dans le champ religieux !
Qu'en est-il donc de l'antisémitisme chrétien contre un "peuple" considéré comme "déïcide", de l'antisémitisme raciste de Gobineau à Hitler, et de l'antisémitisme contemporain qui n'est nullement illustré par une insulte à l'encontre  de la religion juive. Cette évolution est en tout point conforme à l'approche iranienne sur le sujet. (voir les Nations désUnies)

L'antisémitisme contemporain est islamophobe
Cette formulation de haine religieuse rencontre en écho les déclarations du Président du Comité adHoc sur les normes complémentaire Idriss Jazeiry, qui n'a de cesse de répéter au nom de son pays, que l'antisémitisme est une attaque raciste contre les arabes et par extension contre tous les musulmans. Cette fois encore, l'ambassadeur n'a pas mâché ses mots.
Alg_rie« Ce ne sont pas tant les religions qui sont diffamées mais surtout leurs fidèles. La religion est utilisée contre ceux-ci comme moyen de les déshumaniser et de justifier ainsi le racisme à leur encontre.
La diffamation des religions, en particulier l’islamophobie, est un phénomène qui prend le relais de l’antisémitisme traditionnel devenu « politiquement incorrect » dans de nombreuses sociétés de pays riches. Cette nouvelle forme d’hostilité raciste à une religion, l’Islam et à ses racines sémites, par contre se propage impunément.
(…) L’exercice [du droit à la liberté d’expression] ne doit pas avoir pour effet de légitimer une nouvelle forme d’antisémitisme « politiquement correct » ciblant désormais les Arabes et par extension tous les Musulmans. »

Ni le nouveau rapporteur spécial sur le racisme, ni la France au nom de l'Union Européenne n'ont condamné ces déviances de langage qui ont court depuis plus d'un an déjà au CDH.  Le journal suisse Le Temps a rapporté l'événement (qualification de la diffamation en incitation à la haine religieuse) en parlant de progrès dans les négociations. Le journaliste a même rapporté les propos de l'Algérie sans emmettre la moindre critique mais en expliquant  ce que l'ambassadeur entendait par antisémitisme contre les arabes.




Le site du Comité contre le racisme de l'ONU met en avant une ONG connue pour ses diatribes antisémites

cerd_1Le CERD, Comité pour l'élimination de la dicrimination raciale*, organe de l'ONU composé d'experts sensés être indépendants visant à surveiller l'application de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations raciales, met à l'honneur - à travers un lien sur le site web de l'ONU (comme tous les organes chargés de la surveillance des traités) - les ONG avec lesquelles il collabore ou qui fournissent avec le plus d'assuidité des rapports au Comité.
Sur la page de présentation du CERD, on trouve des ONG connues de longue date pour leur modération quel que soit le sujet abordé (ce qui pose par ailleurs d'autres problèmes sur lesquels je reviens dans mon livre "Les Nations désUnies").

cerd_2En revanche, sur la page qui présente le calendrier pour l'examen des pays, la première association mise à l'honneur est EAFORD.
On ne connaît rien du fonctionnement ni du financement de cette association, mais elle est connue dans les milieux onusiens pour ses outrances langagières, sa violence et ses amalgames à l'emporte pièce.
En revanche sa mission depuis sa création en 1976 est on ne peut plus claire. Elle a été fondée suite à un symposium qui, s'appuyant sur la résolution 3379 équivalant sionisme à racisme abrogée en 1991, en a fait son cheval de bataille, ainsi que les droits des populations autochtones qui sont fréquemment instrumentalisés.


cerd_3L'exemple le plus récent d'une des diatribes d'EAFORD a eu lieu le 18 septembre, lors du point 7 de l'ordre du jour où EAFORD n'a pas hésité à utiliser la terminologie d'holocauste à l'encontre des palestiniens, à faire un parrallèle entre la politique d'Israël et l'allemagne nazie et à évoquer un Lobby israélien entre autres choses...
Le contenu des liens, comme le précise la page du Cerd, ne sont pas de la responsabilité du CERD. Cela pose néanmoins un sérieux problème de voir que c'est précisemment cette association qui est visible en priorité pour celles et ceux qui cherchent à connaître le calendrier des sessions de cet organe central de l'ONU.

** pour plus de visibilité, on peut agrandir les pages web capturées en cliquant dessus

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15 septembre 2008

Triple baptême du feu au Conseil des droits de l’homme

pr_sident_8_septembreAujourd’hui commençait à huis clos la 2ème semaine de la 9ème session du Conseil des droits de l’homme (qui a débuté le 8 septembre) pour le 3ème cycle du CDH par un triple baptême du feu.


Le 8 septembre, c’était la première fois
que le nouveau Président Nigérian Martin Ihoeghian Uhomoibhi, élu en juin dernier, présidait une session, la première fois que la nouvelle Haute Commissaire, la juge sud africaine Navanethem Pillay - connue pour son engagement en faveur des droits humains, des droits des femmes, de sa lutte contre l’apartheid dont elle a personnellement été victime,  haute figure du Tribunal pénal international pour le Rwanda et  de la Cour pénale internationale - s’adressait au Conseil.  Et c'est aussi la première fois que la France intervenait en tant que Présidente de l’UE.

La France** a défendu l’indépendance du Haut Commissariat qui est fortement en France_8_septembredanger et a déclaré que « Dans une société démocratique, aucune insatisfaction à l’égard de l’exercice du droit à la liberté d’expression, ne saurait justifier une menace envers les personnes qui l’exercent. Il est tout aussi important que la liberté d’expression aille de pair avec le besoin de respecter les autres dans on exercice » !!! Quelle formule diplomatique pour faire plaisir à  l’OCI qui martèle en toutes occasions qu’il faut limiter la liberté d’expression en cas de blasphème et que l'islamophobie est une incitation au terrorisme.


Le Président Martin Ihoeghian Uhomoibhi a su gérer de façon normande la première motion d’ordre de la Chine lors de l’évocation du Tibet par l’association Society for Threatened Peoples, en autorisant l’orateur à continuer son intervention, puis en donnant raison à la Chine et en coupant l'ONG, lors du débat sur les populations autochtones.* voir déclaration
Society_20for_20threatened_20peoples_indigenous__100908


haute_commissaire_8_marsLa Haute commissaire s’est félicitée des premiers résultats du processus qui aboutira à la conférence de révision sur le racisme en avril 2009 et s’est dite engagée à promouvoir la participation de TOUS. Elle a exhorté les États à ne pas laisser « des points de vue divergents » et s’est indignée que la conférence ait été « l'objet de féroces critiques par certains groupes de pression ». Elle faisait ici allusion certainement aux craintes de nombreuses associations, aux questionnements de l’Union Européenne qui pour le moment a accepté tous les consensus, aux réserves des USA et d’Israël quant à leur participation, et au refus clair du Canada de se rendre à une conférence qui montre d’ores et déjà qu’elle servira de plateforme pour la construction des normes antisémites internationales de demain (notamment lorsque l'on observe les discussions de cet été à Brasilia et à Abuja ainsi que dans le cadre du bureau restreint pour l’élaboration du document rédactionnel ou se trouve notamment l’Iran).


Mais il n’y y pas que cela qui pose de graves problèmes dans cette conférence : la consécration de la limitation de la liberté d’expression et surtout, phénomène nouveau, l’instrumentalisation et la mise en lumière des droits des femmes - alors qu'elles étaient mises à silence en 2001 – visibilité des femmes à toutes les sauces mêmes si c’est pour remettre en question leurs acquis depuis 60 ans.

Parité politique certes, mais tout en promouvant les valeurs familiales ! A l’instar de l’Iran qui, plus que jamais déterminé avec l’OCI à mener la danse, a mis en avant « le rôle de la chasteté (et les vêtements pudiques) pour renforcer la prévention de la criminalité et éliminer les violences faites aux femmes et aux enfants."


Aucune organisation de femme ou de défense globale des droits humains, présente à Genève, ne prend officiellement position contre ces déviances. Ainsi, Human Rights Watch, Amnesty International, la Fédération internationale des femmes universitaires, Zonta international, la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté etc… (voir Joint_20Statement_Human_20Rights_20Watch) semblent plus préoccupées par les mécanismes du Conseil et la visibilité des femmes, les professions de foi sur l’égalité politique et économique et la fin des violences que du détournement des concepts d’autodétermination des femmes.
Certes, emboîtant le pas sur la déclaration de la Haute commissaire, elles ont souhaité que « les coutumes ne servent plus à dominer et discriminer les femmes ». Mais il faut entendre ici le mot « coutume » dans le sens le plus restrictif que lui donnent les pays les plus réactionnaires de l’ONU, à savoir comme des pratiques barbares telles que les mutilations sexuelles, qui n’ont strictement rien à voir avec les préceptes religieux (charia, mariage) où les valeurs familiales qui doivent redevenir le lieu d’épanouissement des femmes.

L'enterrement des droits humains, en ce soixantième anniversaire de la Déclaration universelle continue sa marche infernale.

* a été soulevé également par l’Algérie le problème posé par la continuité territoriale (faisant allusion au Sahara Occidental) dans le cadre de la discussion sur les populations autochtones. Le Maroc, son frère ennemi a pour sa part demandé au nom du Groupe arabe que la haute commissaire pose  le point 7 de l’ordre du jour en priorité  dans son agenda. "Son non respect mettrait en péril la structure même des mécanismes des droits humains".

** La France n'a rien dit - ni en son nom, ni au nom de l'UE - lorsque l'Egypte notamment, ou la nouvelle rapporteure spéciale sur l'esclavage contemporain a utilisé la terminologie de "prostitution forcée", terminologie entrant en parfaite contradiction avec toutes les normes internationales élaborées depuis 60 ans relatives à la traite et à l'exploitation de la traite des êtres humains.

20 juin 2008

La première conférence régionale de Durban 2 à Brasilia nie l'antisémitisme

La première conférence régionale, pour l'Amérique du Sud et Caraïbe, qui vient de se terminer à Brasilia a refusé d'inclure l'antisémitisme et reconnaître les victimes juives du racisme, de la xénophobie, des disciminations et de l'intolérance qui lui est associée. Cela va tout à fait dans le sens des travaux pour l'élaboration de nouvelle normes sur le racisme au sein du Conseil des Droits de l'Homme dans la perspective de Durban 2.
Ci-aprés le communiqué de presse du Centre Simon Wiesenthal.

Le Centre Wiesenthal considère la Prepcom de Brasilia comme "une occasion ratée sur la route de Durban II"

Brasilia, le 20 juin 2008 

"Le document final de la Conférence Préparatoire Régionale de l’Amérique Latine et des Caraïbes pour la Conférence d’examen de Durban est une grande déception", a déclaré le Directeur pour les relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, M. Shimon Samuels.
Samuels a ajouté: "L’Amérique Latine et l’Europe sont les principaux remparts, dans le système des Nations Unies, permettant de faire obstacle à une répétition des attaques obsessionnelles de l’Etat d’Israël, et à l’antisémitisme enragé qui ont marqué Durban 2001. Néanmoins, ici, à Brasilia, les Amériques ont échoué à tenir tête et à prendre une position ferme."

Sergio Widder, le représentant pour le Centre en Amérique Latine, a déclaré que "l’absence de toute mention dans le document final, des Juifs parmi les cibles du racisme, ni même de l’antisémitisme comme fléau contemporain et résurgent, a vidé de son sens l’initiative Brésilienne."

Le Centre Wiesenthal avait appelé publiquement et en particulier à ce que soit fait référence à l’antisémitisme dans le document. (Voir déclaration)
Cet appel, qui était ouvertement soutenu même par le Rapporteur sur le Racisme des Nations Unies, Doudou Diene, ainsi que, dans le Comité de rédaction à huis clos, par certains Etats membres, est resté sans effets.

"Le refus de prendre en considération l’antisémitisme et de reconnaître les Juifs comme victimes du racisme est une forme de négationnisme, qui est de mauvais augure et le Prepcom de Brasilia apparaît comme une occasion ratée sur la route de Durban II", ont tristement conclu les responsables du Centre.

Pour de plus amples informations, contactez Shimon Samuels et Sergio Widder aux numéros +5561 9907-4247 ou +336 097701 58.

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28 mai 2008

Anti-Sémitisme ou antisémitisme ? Les dérives continuent.

Depuis le 27 mai, se tient la première réunion du groupe de travail intergouvernemental pour la préparation de la conférence d'examen de Durban. Le travail sur la substance et le contenu commence donc tout juste.

Première dérive vers les nouvelles normes contre le racisme :
Le mot antisémitisme, s'écrit dans le premier document de travail anti-Sémitisme. Ce n'est pas un hasard. Cette orthographe vise à normaliser l'idée prônée par le Comité sur les normes complémentaires qui considère que l'anti-sémitisme contemporain s'attaque aux sémites arabes et par extension à tous les musulmans.
A noter que le rapporteur spécial contre le racisme Doudou Diène n'a jamais manifesté son opposition à ces dérives de langage,
Ni le MRAP dans ses interventions orales, ni aucune autre organisation antiraciste. 


Autres dérives en discussion :
-
la possibilité de limiter et de codifier l'exercice de la liberté d'expression
- la nécessité de rédiger un code de conduite pour les journalistes

Par ailleurs, l'instrumentalisation de la question moyen orientale est plus que probable.

Selon Anne Bayefsky qui assiste à cette session et qui rend compte des travaux sur le site eyeontheun, l'Organisation de la Conférence Islamique et le groupe africain dirigé par l'Egypte est intervenu quatre fois plus que n'importe quel autre pays. Ce qui n'est pas très étonnant lorsque l'on voit la proportion des pays qui ont pris la parole lors de la deuxième session du comité préparatoire où l'Egypte était intervenue 31 fois la première semaine.  D'ailleurs l'Allemagne aurait déclaré devant  l'insistance de l'Egypte :
- Je trouve plutôt ironique que notre collègue Egyptien insiste pour être entendu, alors que c'est la personne qui parle le plus et tout le temps ce matin !
 

PS : Farouk Hosni, Ministre de l'éducation Egyptien brigue la succession du Japonais Koïchiro Matsura comme directeur général de l'Unesco. Bien que s'engageant à oeuvrer pour le "dialogue des cultures", il refuse la normalisation culturelle de son pays avec Israël, avec qui les accords de paix sont intervenus en 1979.
Le Centre Simon Weisenthal et les autorité israéliennes ont dénoncé les propos qu'il aurait tenu au député Mohsen Radi, apparenté aux Frères musulmans, début mai dans un couloir du Parlement.
"
Je brûlerais moi-même des livres israéliens si j'en trouvais dans les bibliothèques égyptiennes"
Le ministre de l'éducation a déclaré à l'AFP "que ses propos avaient été sortis de leur contexte par ses détracteurs"

Autre nouvelle :
Le Secrétaire Général de l'Organisation de la Conférence Islamique a effectué une visite officielle  en Algérie, les 26 et 27 mai 2008 en réponse à une invitation officielle du gouvernement algérien afin "d’examiner les moyens de soutenir l’action islamique commune, au service des causes de la Oummah islamique face aux défis mondiaux actuels."  Cela aura-t-il une influence sur le projet euro-méditerranée ?

Posté par Malka Marcovich à 15:46 - Durban 2 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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