Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

10 juillet 2009

L'honneur d'un ingénieur-général

Le Monde 10 juillet 2009

Par Joseph Illand, Fonctionnaire de sécurité de défense au CNRS
voir également sur le site : http://www.cifpr.fr/+L-honneur-d-un-ingenieur-general

V
incent Geisser et son comité de soutien ont lancé une campagne médiatique visant à me présenter comme une sorte de barbouze infiltré au CNRS, en croisade contre l'islam. Jusqu'ici, je n'ai pas pu répondre à ces accusations, attendant que la commission consultative rende son délibéré. Ceci étant fait, il m'est possible de m'exprimer, à titre personnel, pour donner ma version des faits. Certaines contre-vérités lancées ces dernières semaines dans la presse portent atteinte à mon honneur professionnel, à celle de mon équipe, et, plus encore, à la vérité.

D'abord ma fonction : je conçois qu'elle soit mal connue du grand public, mais, contrairement aux fantasmes qu'elle semble susciter, il ne s'agit en rien d'un poste d'agent secret. J'ai un statut d'ingénieur général, d'un corps à statut interministériel, et, au CNRS, j'exerce depuis 2003 des fonctions de protection du "patrimoine scientifique". Je n'ai pas de pouvoir contraignant ou disciplinaire. En 2008, mon équipe et moi avons ainsi aidé à sécuriser plus de 1 000 déplacements d'agents du CNRS à l'étranger. Il ne s'agit pas du tout de les contrôler, mais de conseiller et d'être réactif dans des situations qui peuvent être dramatiques... Une tâche qui nous tient à coeur et qu'il est dur de voir présenter comme une volonté d'espionner.

Ma seule autorité "décisionnelle" concerne mon habilitation à signer les dépôts de plainte pour intrusion dans les systèmes d'information. Les procédures que mon service gère se font sous forme d'avis, sans autorité pour autoriser ou interdire. Au titre de la protection du CNRS, il m'arrive aussi de signaler d'éventuelles utilisations abusives ou illégales de la marque "CNRS". Là non plus, pas de façon contraignante mais en tant que conseiller.

C'est en septembre 2005, à l'occasion d'une enquête lancée par Vincent Geisser, que j'ai fait sa connaissance. Son enquête sur les trajectoires de chercheurs issus des migrations rencontrait des oppositions. Il est vrai qu'elle posait de sérieux problèmes au regard de la loi informatique et libertés. Je suis intervenu alors, non pour le sanctionner (quelle idée ?), mais pour lui éviter d'être épinglé par la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) et de courir, lui et son directeur, des risques pénaux ! J'ai tenté de sauver son enquête sur la base d'une reformulation des questions. Nous avons tenu une réunion de travail à Aix-en-Provence, dans un esprit plutôt amical dont pourront témoigner les nombreux participants. J'avais aussi, en fin de réunion, évoqué le problème de l'appui explicite de l'autorité de chercheur du CNRS lorsque des propos relèvent, non de la recherche, mais d'engagements personnels. Il m'est arrivé de soumettre cette interrogation à la direction du CNRS, sans aucune prétention d'autorité et encore moins de sanctions.

Le 14 avril, pendant mes congés, des personnes du CNRS ont eu la surprise de trouver mon nom dans un courriel de Vincent Geisser mis en ligne sur un site. Il m'accusait d'être "un idéologue qui traque les musulmans et leurs "amis", comme à une certaine époque on traquait les juifs et les Justes". Il s'agissait d'un message envoyé à un comité de soutien, destiné à faire témoignage public. Le comité défendait une allocataire de recherche travaillant dans un laboratoire du CNRS, licenciée par l'université pour maintien du port de signes religieux ostensibles. Visiblement, Vincent Geisser me rend responsable de cette décision. Je ne suis pour rien dans cette décision, très ferme, de l'université.

Choqué par la violence du message, j'ai souhaité porter plainte à titre personnel. La direction du CNRS a engagé en parallèle une procédure administrative et convoqué M. Geisser en commission paritaire. Ce qui a déclenché une tempête médiatique et une campagne présentant Vincent Geisser comme étant la victime d'un complot digne d'un film d'espionnage. Quelque 5 000 chercheurs l'ont soutenu, sincèrement persuadés d'une obscure barbouzerie, une version accréditée par le témoignage d'un chercheur, Olivier Roy, que je cite : "(...) Il ne s'agit pas d'un conflit personnel entre lui et Vincent Geisser, mais bien d'une attaque systématique envers les chercheurs qui refusent les clichés sur l'islam. En 2007-2008, j'ai reçu un mail signé du haut fonctionnaire de défense me reprochant de mieux traiter l'islam que le christianisme."

J'avoue ne pas m'être remis de ces lignes. Il se trouve que contrairement à Olivier Roy j'ai conservé ce courriel. Il s'agissait d'une simple question qui ne portait pas du tout sur l'aspect religieux. Pourtant, ce vague souvenir a suffi pour censer prouver chez moi une inquisition obsessionnelle et islamophobe. Comment peut-on formuler des accusations aussi graves avec autant de légèreté ? Ce procès d'intention est à la fois salissant et blessant. Je ne me reconnais ni dans ce portrait ni dans cette version des faits, reconstruite et fantasmagorique. Voilà pourquoi je tenais, malgré mon devoir de réserve, à rétablir une part de rationalité.

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02 juillet 2009

L' « Islam hard » et les intellectuels

Réaction au Rebond d'Esther Benbassa dans Libération au sujet de l'affaire Vincent Geisser

Par Rose Prudence

Il faut bien évidemment défendre avec la dernière énergie le droit de V. Geisser à dire tout ce qu'il veut. Et même à insulter qui il veut - il ne serait pas le premier. Et même au titre de son expertise de chercheur ? Pourquoi pas. Mais il n'est pas interdit de connaître ses propos. N'en déplaise à ses ardents défenseurs, ceux-ci n'ont rien de futile, compte tenu des personnes qu'il attaque, et des dangers auxquels il les expose - dangers sans proportion aucune avec le Conseil de discipline devant lequel il est convoqué.

Ses partisans ont-il lu « 'Islam light ': un produit qui se vend bien » (http://oumma.com/Islam-light-un-produit-qui-se-vend ) ? VG s'y livre à une diatribe enfammée contre un certain nombre d'intellectuels d'origine musulmane opposés à l'islamisme, et qui plaident, chacun à sa manière, pour un  « Islam des Lumières ». Selon lui, Abdelwahab Meddeb, Malek Chebel, Fethi Benslama, Abdennour Bidar seraient devenus à peu de frais en quelques années les très suspects « chouchous musulmans des médias et des intellectuels français ».  Or, dit VG, ces intellectuels, prétendument novateurs,  ne sont en réalité que les « les suiveurs et les héritiers d'une critique « interne  à l'islam qui a connu son apogée durant la période coloniale et, plus particulièrement, en Algérie française » - laquelle critique,  « répondait moins à une volonté de réformer l'islam de l'intérieur que de donner des gages de « conformité » au discours ambiant »  Traduisons : Meddeb, Chebel, Ben Slama, Bidar ne font que remettre au gout du jour de vieilles pratiques de collaboration intellectuelle avec le colonisateur. A force de vouloir s'acheter une bonne conduite auprès des « élites politiques, [des]  médias, [des] intellectuels habitués des plateaux TV, » et retrouvent tout bonnement, « les accents fortement assimilationnistes de certaines élites indigènes profrançaises pendant la période coloniale » (je souligne).

Ces avocats d'un « islam des Lumières » ne font donc, selon V.G., que continuer dans les media aujourd'hui le travail de négation et de destruction de l'identité musulmane entrepris depuis la colonisation - et deviennent, ce faisant, les alliés objectifs du post-colonialisme assimilationniste, les alibis et les soutiens des politiques discriminatoires, racistes, éradicatrices même, à l'encontre des musulmans de France : ils sont, tout simplement des « musulmans islamophobes » (dans un style à peine moins châtié - mais plus explicite -, Marc-Edouard Nabe, officiellement aux antipodes des opinions de Geisser, les appelle, lui, des collabeurs). Nous savons, et VG ne peut l'ignorer lorsqu'il s'exprime bardé de  la liste de ses ouvrages scientifiques que les qualifier ainsi, c'est les exposer, d'emblée, à une fatwa ou, pire,  à la vindicte du premier djihadiste venu -

On mesure la mansuétude qu'il aura fallu à certains de ces intellectuels pour, malgré tout, signer une pétition de soutien à celui qui les accuse, rien de moins, que de vouloir « promouvoir un islam sans musulmans, ….  épuré des ses croyants et de ses pratiquants »!

Il y a pire. Le ton de VG change dès lors qu'il est question des femmes d'origine musulmane, laïques et féministes, qu'il désigne, dans un titre stupéfiant, comme « les poupées-Barbie de l'Islam light » (Oumma.com, 11 février 2008). Le mépris des femmes, le machisme virulent de l'ardent pourfendeur de l'islamophobie se donne ici libre cours, dans les clichés les plus grossièrement misogynes et sexistes. Les femmes auxquelles il s'attaque (Latifa Ben Mansour, Malika Mokeddem ou Khalida Messaoudi d'une part, Chahdortt Djavann, Irshad Manji ou Ayaan Hirsi Ali de l'autre) deviennent sous sa plume des « Cosette musulmanes »  incapables, contrairement à leurs alliés masculins, d'une once de réflexion politique. Elles sont les  « actrices passives d'une mise en scène émotionnelle et passionnelle », dont la seule fonction médiatique est celle d'un « exhibitionnisme télévisuel, jouant sur une forme d'érotisme malsain ».

Le crime de Chahdortt Djavann, Irshad Manji ou Ayaan Hirsi Ali ? C'est (aux yeux de VG) d'abord d'être jeunes, télégéniques et…  « sexy ». Si elles sont sollicitées par les media c'est d'abord pour leur « capacité à mettre en scène un érotisme victimaire (sic). Et ces , « nouvelles martyres » ne renvoient à «  une image de sensualité et de pureté, presque innocente, sortes de Madones des temps modernes » que, pour  mieux faire passer le « racisme à peine voilé » de leur message islamophobe,

Sois belle, martyre, et tais-toi - mais fais-moi bander ! Il reste que, tout occupé à ériger des contructions érotico-S&M sur les femmes des Lumières, VG en oublie l'essentiel : c'est que, ces « Cosette musulmanes », ces « poupées-Barbie » (on appréciera la délicatesse de l'insulte), au cerveau lisse comme un petit pois mais érotiques à souhait ont néanmoins été jugées, toutes trois, dignes de faire l'objet de fatwas : que les unes et les autres vivent aujourd'hui sous protection constante, en danger permanent d'agression - de meurtre. Toutes trois risquent le sort de Théo van Gogh, ami d'Ayaan Hirsi Ali (on sait que celle-ci fut nommément désignée aux coups de son meurtier). De cela, VG ne dit mot, ni de leur courage, ni de l'obstination dont elles doivent faire preuve pour défendre leurs opinions, et notre liberté - les défendre contre les islamistes et aussi contre les chercheurs qui ne voient en elles que des  «poupées» à usage sexuel.

Environ 5000 chercheurs se sont émus de la menace que le CNRS ferait peser sur la liberté d'expression de VG (on sait qu'il risque, au mieux, un blâme administratif), et sur sa préférence manifeste pour un « Islam hard ». Je me demande combien d'entre eux se sont mobilisés pour  défendre la liberté de mouvement, et … le simple droit de vivre des « poupées-Barbie » Ayaan Hirsi Ali, Chadortt Djavann, Irshad Manji, ou encore de Latifa Ben Mansour, Malika Mokeddem ou Khalida Messaoudi - et de tous les autres musulmans laïcs et progressistes, victimes désignées de ceux qu'il présente, pour sa part, comme les vrais représentants de l'Islam.

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26 juin 2009

Robert Ménard quitte le Centre de Doha pour la liberté d’information

AFP/ Le Monde
L
e directeur du Centre de Doha pour la liberté d'information, basé au Qatar, Robert Ménard, a annoncé, mardi 23 juin, sa démission de ce centre créé en décembre 2007, se disant "asphyxié" par le manque de liberté. "Nous n'avons plus ni la liberté ni les moyens de travailler", explique-t-il dans un communiqué.
Sur le même sujet "Certains responsables qataris n'ont jamais voulu d'un centre indépendant, libre de s'exprimer en dehors de toute considération politique ou diplomatique, libre de critiquer le Qatar lui-même : or, comment être crédible si l'on passe sous silence les problèmes dans le pays qui vous accueille?" poursuit le Français.
M. Ménard s'est plaint de la réticence de certains responsables à accepter la liberté du Centre, citant notamment le président de son conseil d'administration, cheikh Hamad ben Thamer Al Thani, également président du conseil d'administration de la chaîne satellitaire Al-Jazira. "Ces personnes n'ont jamais accepté l'idée de notre indépendance et de notre liberté de parole, accuse-t-il. Elles n'ont eu de cesse de nous mettre des bâtons dans les roues et, ce faisant, de s'opposer aux engagements pris".
Le fondateur de Reporters sans frontières a cependant rendu hommage à l'émir du Qatar et à son épouse, cheikha Mozah bint Nasser Al-Masnad, soulignant que c'était la "première fois qu'une organisation internationale de défense de la liberté de la presse voyait le jour dans un pays du Sud". Le Centre de Doha a été créé en décembre 2007 par la Fondation du Qatar, que préside l'épouse de l'émir et RSF.

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19 juin 2009

Le 3eme cycle du Conseil des droits de l'homme s'achève sur de nouvelles régressions

Voilà tout juste trois ans que le Conseil des droits de l'Homme naissait avec tambours et trompettes. On nous promettait une ère nouvelle vers un futur glorieux. Malheureusement le nouveau Conseil a accéléré encore le processus délétère (voir Les Nations désunies) à l'œuvre depuis un certain nombre d'années que Claude Levenson et Jean-Claude Buher avaient été les premiers à dénoncer en 2003.(voir "l'ONU contre les droits de l'homme" Mille et une nuits, 2003). 

Aujourd'hui 31 ONG dont Human Right Watch et Amnesty International, qui refusaient d'y croire ou qui s'étaient tues jadis face à certaines dérives, semblent s'inquiéter et ont interpellé le Présidente du Conseil.    
   
En effet, la 11ème session du CDH  qui a commencé le 2 juin pour se terminer le 18 juin a encore d'avantage ouverte la béance dans laquelle les droits humains continuent leur chute vertigineuse. La rhétorique totalitaire se peaufine ;  les libertés individuelles, la liberté d'expression sont mises à l'indexe, quand elles ne sont pas redéfinies ou recyclées pour les vider de toutes substance...

Durant la session, plusieurs rapporteurs spéciaux ont été accusés de ne pas respecter le fameux code de conduite, qui les place depuis un an sous la tutelle du CDH et leur enlève toute indépendance. Philip Alston, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires fut particulièrement attaqué lors de la présentation de son rapport sur le Kenya. Franck La Rue Lewy, rapporteur spécial sur la liberté d'expression n'a pas non plus été épargné; il lui a été reproché de ne pas avoir respecté les termes de son nouveau mandat, à savoir rapporter les cas où la liberté d'expression constitue une atteinte contre les religions.    
Aussi une résolution présentée par Cuba a été adoptée qui réaffirme le fameux code de conduite et demande auxrapporteurs spéciaux de s'y conformer.    
   
Le groupe de travail intergouvernemental sur le suivi de Durban a été reconduit. Deux membres du Conseil appartenant au groupe Europe de l'Ouest, le Canada et l'Italie (qui parlait aussi au nom des Pays Bas) se sont dissociés du consensus, conformément à la position qu'ils avaient adoptée pour Durban 2. L'Allemagne qui avait refusé de participer à la conférence de Durban 2 a en revanche endossé cette résolution, affirmant que désormais elle soutenait le texte de Durban 2. 

L’Egypte qui dirige le groupe africain, a voulu présenter une résolution pour la suppression du rapporteur sur le Soudan. L'Ouganda,  a eu le courage de se confronter à l'Egypte s'insurgeant contre la manière dont le représentant du Caire prétendait parler au non d'un consensus africain et dénonçant le manque de transparence dans la prise de décision. Du coup, l'Egypte a du se rétracter et présenter la résolution seulement en son nom. Le représentant egyptien a vertement tancé l'ambassadeur d'Ouganda, insinuant avec mépris que ce dernier ne participait jamais aux réunions du groupe africain. A sa suite, le Soudan a exprimé tout le dégout que lui inspirait la posture ougandaise.   
C'est ainsi que l'’Union européenne a pu proposer une série d’amendements sur cette résolution, dont le renouvellement du mandat sur le Soudan pour une année. Ces amendements ont été approuvés à une très courte majorité (21 voix contre 20). La Zambie et l’île Maurice se sont prononcées pour ; le Ghana, le Sénégal (qui préside par ailleurs l'Organistation de la Conférence Islamique), le Burkina Faso et le Nigeria se sont abstenus. Cependant, pour obtenir cette faible victoire, l'Union européenne a été obligée de proposer le titre "d'expert indépendant", qui a beaucoup moins de prestige et de poids que celui de "rapporteur spécial" qui implique l'existence d'une situation d'urgence.    
   
L'examen périodique universel a  donné lieu à un autre grand moment de la mascarade onusienne. Plusieurs pays dont l'Arabie Saoudite ou Cuba avait fait venir en nombre des fausses ONG pour faire l'éloge de leur gouvernement. Seules 10 ONG sont autorisées à intervenir lors du rapport de l'examen périodique universel des pays. Aussi la Havane a su prendre les devants et la liste des orateurs a été complétée avant même l'ouverture de la salle du Conseil, les ONG pro-castristes ayant pu pénétrer dans les bâtiments de l'ONU avec l'aide de diplomates dés 6h30 du matin le 9 juin afin de remplir la fiche d'inscription. 
   
Durant les trois semaines de la 11ème session, les thèmes qui se développent depuis trois ans contre les droits universels et qui finissent à la longue par devenir lancinants ont continué à creuser leur sillon :  la diffamation des religions, la focalisation sur Israël, la censure sur tout autre thème, la légitimation du terrorisme ou nom de l'autodétermination des peuples, la négation de la sexualité hors mariage pour les femmes, la condamnation de l'avortement, le refus de se pencher sur les systèmes discriminatoires à leur égard,  la mise au banc de l'homosexualité, la valorisation des pratiques traditionnelles et culturelles etc... tout cela, au nom du droit des peuples à la paix et à une vision lénifiante du monde où les libertés individuelles sont sacrifiées.   
   
Le 4ème cycle du Conseil a débuté le 19 juin avec l'élection de l'ambassadeur de Belgique Alex Van Meeuwen à la Présidence (c'était au tour du groupe d'Europe de l'Ouest d'assumer la Présidence du CDH) avec comme rapporteur l'ambassadeur d'Egypte Hisham Badr
L'ambassadeur de Belgique avait été vice-président du comité préparatoire de Durban 2, présidé par la Libye, aux côtés de la République islamique d'Iran, du Pakistan etc... Autant dire que les pays autoritaires qui composent la majorité du CDH ont appris à le connaître durant ces 14 mois de capitulation des démocraties

03 juin 2009

La liberté d'expression du rapporteur spécial sur la liberté d'expression contestée au Conseil des droits de l'homme

Le nouveau rapporteur spécial pour la promotion et la protection du droit à la liberté d'expression, Frank La Rue Lewy a présenté son premier rapport le 2 juin lors de la 11ème session du Conseil des droits l'homme. Son mandat avait été redéfini dans le cadre des réformes de l'ONU et des mandats des rapporteurs spéciaux.   

Malgré son évidente bonne volonté à ménager la chèvre et le choux, et même à valoriser le résultat de Durban 2 qu'il considère comme marquant "l'aube d'une ère nouvelle dans la lutte contre la discrimination raciale", il fut cependant la cible de nombreuses critiques car il n'avait pas abordé dans son rapport "les cas où la liberté d'expression constitue un acte de discrimination raciale ou religieuse". 
Et cela malgré le fait que dans son rapport, il ait mis en exergue la notion de "responsabilisation des médias" (nouvelle formule pour paraphraser la censure) et avoir  lancé une réflexion pour établir un programme de formation sur Internet à destination des journalistes sur les questions de droits de l'homme, de diversité culturelle et de déontologie, afin de responsabiliser les journalistes dans leur travail sur les questions sensibles sur le plan culturel. 

Mais pour certaines délégations, (
Le groupe africain, OCI, Ligue arabe, Inde, Emirats Arabes Unis, l'Arabie Saoudite, le Sri lanka, l'Algérie, l'Afrique du Sud, la Malaisie...), son appel à la "responsabilisation" des journalistes et son soutien à Durban 2 n'a pas semblé suffisant.

Ainsi, Cuba a reproché au rapporteur spécial de ne pas avoir évoqué explicitement les questions relatives aux incitations à la haine par la presse et a accusé le rapporteur d'avoir noué des contacts avec des organisations à la réputation douteuse.    

L'Egypte
au nom du groupe africain (puis en son nom propre) a ajouté que le Rapporteur n'avait pas respecté le code de conduite auquel sont soumis les titulaires de mandats, puisqu'il n'avait pas abordé les abus de la liberté d'expression qui favorisent la haine des religions, à savoir la diffamation des religions.       

Dans le même sens le Pakistan, au nom de l'OCI a déclaré que la liberté d'expression n'était pas une liberté absolue
 et que c'était la raison pour laquelle le CDH avait révisé les termes du mandat du Rapporteur spécial sur la liberté d'expression. La diffamation religieuse est un défi du monde moderne et il faut la combattre pour éviter les chocs de civilisation a lancé le représentant de l'OCI.    

La Fédération de Russie
a  dit que Rapporteur Spécial outrepassait les limites de son mandat en étendant son champ d'application.  Il lui a demandé de diriger son travail autour du droit à une information fiable et objective, ainsi qu'à la diffusion responsable des informations par la presse.    

La Chine
mit en avant le principe selon lequel le respect des droits humains passait avant tout par celui des lois des pays, de leur histoire, de leurs traditions et de leurs valeurs morales.       

La Turquie
a dit prendre bonne note de la proposition faite par le Rapporteur visant à développer des formations en ligne sur la liberté d'expression, les droits de l'homme et le multiculturalisme pour les journalistes. Il a  demandé que le résultat consensuel de la Conférence d'examen de Durban, qui affirme que toute incitation à la haine nationale, raciale ou religieuse devrait être prohibée, guide à l'avenir le travail du Rapporteur spécial.    

Le Venezuela
a dénoncé les activités de certains médias privés qui trahissent la noble finalité de leur tâche en tentant de porter atteinte à la paix et à la tranquillité sociale en incitant à la confrontation. De telles campagnes affectent en fait le droit des personnes à une information véridique et impartiale. Il a reproché que le Rapporteur spécial se soit manifesté négativement sur la liberté d'opinion et d'expression au Venezuela, en se basant sur des nouvelles diffusées par ces médias partiaux..    

Le Soudan
a dit que la tolérance supposait non seulement d'accepter l'autre, mais aussi de le comprendre, ce qui est la condition pour éviter les stéréotypes. La liberté d'expression est trop précieuse pour être compromise par la diffamation, la haine ou l'intolérance.       

Le Maroc
a estimé que la liberté d'opinion et d'expression n'est pas un droit absolu: son exercice devrait être optimisé par le nécessaire respect des droits et libertés des autres et de la diversité culturelle, religieuse et civilisationnelle caractérisant notre monde.    

Le Qatar
  a condamné l'égocentrisme culturel
, notamment dans la prise en compte de questions religieuses.    

L'Afrique du Sud
a estimé que le rapport était superficiel
et a rappelé que les droits d'opinions et d'expressions doivent être exercés afin de promouvoir la tolérance interraciale et inter-religieuse.

Plusieurs pays ont soutenu le nouveau Rapporteur spécial et défendu sans conditions la liberté d'expression (la République Tchèque au nom de l'UE, la Slovénie, la France, les USA, le Mexique, le Canada, le Pérou, les Pays Bas). Certains ont été particulièrement éloquents.

Ainsi, prenant la défense du Rapporteur, le Royaume Uni s'est inquiété de certains commentaires formulés lors de ce dialogue interactif, commentaires semblant être en contradiction avec l'indépendance et l'intégrité des titulaires de mandat. 

Le Chili
a rappelé que son pays avait été privé de liberté d'expression pendant dix-sept ans, en même temps que de la jouissance d'autres droits humains. Il a mis en exergue le fait que le niveau d'exercice de la liberté d'expression est un bon indicateur du degré de protection et de respect de tous les droits humains.

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25 avril 2009

Les motions d'ordre contre la liberté d'expression des ONG

image 

Les 23 et 24 avril, les ONG qui avaient suivi toute la procédure d'enregistrement pour une prise de parole de 3 minutes purent intervenir. Les motions d'ordre rythmèrent néanmoins les prises de parole, motions d'ordre émanant principalement de la République Islamique d'Iran, vice-présidente de la Conférence, de la Chine et de la Libye, présidente du comité plénier.

Le 23, la RI. d'Iran demanda, conformément à la règle énoncée par le Président, qu'aucun pays ne soit nommé durant l'intervention du représentant de UNWatch.
Webcast
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English ] 3 minutes

imagePuis la RI d'Iran demanda en outre que l'on ne nomme pas non plus des chefs d'Etat. L'Afrique du Sud  coupa également la représentante de la Hudson Institute car cette dernière avait utilisé la terminologie de Durban 2.
Webcast
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English ] 8 minutes

Ce fut ensuite au tour de la Chine de couper à trois reprises, l'association Asian Indigenous and Tribal Peoples Network, affirmant que leur déclaration était hors de propos, puis finalement prétendant que l'association faisait perdre du temps aux autres ONG.
image Webcast
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English ] [ Original language ] 3 minutes

La Chine fit à nouveau une motion d'ordre, lorsque l'association International Campaign for Tibet eut la Parole. La Chine rappela combien elle était attachée à la participation des ONG dans la lutte contre le racisme. Mais qu'elles ne devaient pas pour autant utiliser cette tribune pour fabriquer des mensonges. L'association fut à nouveau coupée, et cette fois la Chine demanda que cette dernière se focalise sur le point de l'ordre du jour, elle rajouta que cette dernière contredisait la Charte des Nations Unies.
Webcast
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English ] [ Original language ]6 minutes

imagePour la Society for Threatened Peoples, la République islamique d'Iran, se portant au secours de la République démocratique de Chine, tança le Président Amos Waso, de ne pas faire respecter les règles de procédure. La langue du président fourcha et il parla de la République islamique de Chine ! Il rappela ensuite que les ONG devaient se conformer strictement au langage onusien, puis il donna la parole à la Chine.
Webcast
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English ] [ Original language ] 7 minutes

Le Président coupa ensuite le représentant du Bné Brith International lorsque ce dernier critiqua la négation ou la minimisation de l'Holocauste par le Président iranien. La RI d'Iran fit une motion d'ordre et dit que le représentant du Bné Brith utilisait un langage de haine, ce qui était contraire aux règles de procédure. Il demanda également que le représentant du Bné Brith présente des excuses.
Webcast
[
English ] 7 minutes

Lorsque le
Congres Mondial Amazigh commença son intervention
Webcast
[
French ] 2 minutes,
imagece dernier fut coupé par la Libye qui dit que le sujet ne concernait pas la Conférence d'examen de Durban puisque ce sujet ne figurait pas dans la conférence de Durban. 
[
English ] [ Arabic / French ] 2 minutes

imageFinalement, la Libye aura eu encore le mot de la fin. Une semaine avant, le 17 avril, la Présidente libyenne Najat al Hajajji, avait elle aussi interrompu l'organisation  UNwatch qui avait fait venir Ashrah al Hajouj, le médecin palestinien détenu dans les geôles libyennes durant dix ans, torturé, bouc émissaire victime de racisme et de xénophobie. (Voir document sur TSR :
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=500000&bcid=663165#vid=10586392

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24 avril 2009

Le MAPP, la CATW et le LEF défendent les droits des femmes à Durban 2

Les pays, dont la France et la Suisse se sont réjouis de l'inclusion des femmes dans le texte de Durban 2, qui se limite pourtant à l'accès à l'emploi et les femmes migrantes.
Le Mouvement pour l'Abolition de la prostitution et de la pornographie et de toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes (MAPP), la Coalition internationale contre la traite des femmes (CATW) et le Lobby européen des femmes (LEF) ont dénoncé vendredi 24 l'instrumentalisation des droits des femmes aujourd'hui,  la disparition du Groupe de travail sur les formes contemporaines d'esclavages, les régressions auxquelles nous assistons, notamment en ce qui concerne la traite et la prostitution, les discriminations que subissent les femmes en raison des religions, la lesbophobie, la pénalisation d'une sexualité hors mariage, le non accès aux droits reproductifs, la limitation de la liberté d'expression envers celles qui critiqueraient l'oppression des femmes par les religions etc...

imageIntervention de Bernice Dubois au nom de ces trois organisations.  [ French ] 3 minutes

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17 avril 2009

Durban II, à l'ombre d'Orwell

Par Jean-Claude Buhrer *
En Egypte, un des donneurs de leçons patentés au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, le syndicat des médecins, s’oppose au don d’organes entre personnes de religions ou de nationalités différentes au prétexte d’un hypothétique trafic d’organes. Le quotidien panarabe Al-Hayat qui s’en est indigné estime que cette prise de position «vise en réalité les Egyptiens coptes et musulmans et que son langage confine au racisme». En Arabie Saoudite, qui siège aussi parmi les 47 membres de l’organe onusien des droits de l’homme, le fonctionnaire chargé des châtiments corporels à la prison des femmes à Riyad refuse d’être appelé «bourreau», se voulant plus prosaïquement «exécuteur des peines religieuses», puisqu’il ne fait«qu’appliquer la volonté d’Allah» conformément à la stricte observance de la charia islamique dans le royaume wahhabite.
Au Venezuela, on ne plaisante guère davantage avec l’ordre établi par le président Chávez : les émissaires de l’ONG Human Rights Watch l’ont appris à leurs dépens quand en septembre, le chef d’une escouade d’agents de sécurité venus les chercher à l’hôtel pour les expulser manu militari, s’est présenté à eux comme «fonctionnaire des droits de l’homme»…
Dans ce même ordre d’idées, l’Organisation de la conférence islamique (OCI), qui dispose d’un tiers des sièges au Conseil des droits de l’homme, n’a-t-elle pas fait adopter une modification du mandat du rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, l’enjoignant désormais de faire la chasse aux individus qui abuseraient de ce droit ?
Autant d’exemples aux réminiscences orwelliennes. Dans la novlangue, le langage perverti imaginé par l’écrivain britannique George Orwell dans son roman 1984, Big Brother proclamait : «La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage, et l’ignorance, c’est la force.» Manipuler les mots est le propre de toutes les propagandes ou de toutes les dictatures. Ainsi, la junte militaire birmane a-t-elle remplacé le nom du pays par «Myanmar», comme si cela suffisait à changer la réalité. Les Khmers rouges avaient fait de même avec le Kampuchea démocratique, redevenu le Cambodge à la chute de leur régime meurtrier. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l’on en viendrait pour peu à s’interroger sur la transformation en 2006 de la Commission en Conseil des droits de l’homme aux Nations unies…
Alors que le nouvel organe a été investi par une majorité d’Etats eux-mêmes en délicatesse avec les principes qu’ils sont censés promouvoir et défendre, à l’usage le remède s’avère pire que le mal.«C’est comme si l’on faisait appel à des criminels notoires pour faire la police dans le monde», avait déploré Mohammed Zitout, de l’ONG panarabe Al-Karama, lors de la constitution du Conseil. Autre ombre au tableau, près de 80 % des exécutions capitales officiellement enregistrées en 2008 à travers le monde l’ont été dans des pays siégeant au Conseil, la Chine largement en tête de ce sinistre décompte. Le Conseil n’en a cure, pas plus qu’il ne se préoccupe des violations commises en Russie, au Pakistan, à Cuba, en Algérie, au Zimbabwe ou dans d’autres pays liberticides, sans parler du sort des Tibétains ou des Papous d’Indonésie.
Au nom du relativisme culturel à la mode, le révisionnisme est à l’œuvre avec des droits de l’homme à géométrie variable. Emmenés par la Chine et l’OCI, nombre de pays s’accrochent à la sacro-sainte souveraineté des Etats pour contester le concept même d’universalité. Or, ce sont ceux-là précisément qui violent les droits de l’homme, alors que leurs victimes, elles, s’en réclament. Le clivage se situe entre démocraties et dictatures, quelles que soient les latitudes : de fait, on assiste au démantèlement subreptice du système des droits de l’homme patiemment mis en place depuis l’adoption en 1948 de la déclaration universelle. Déjà les mandats de rapporteurs ont été supprimés pour le Bélarus, Cuba, la république démocratique du Congo, le Liberia et le Soudan. Il est maintenant question d’éliminer les dernières procédures spéciales par pays et de renoncer à mentionner des noms précis. A une exception près, Israël, redevenu le bouc émissaire par excellence. Cinq sessions spéciales sur neuf lui ont été consacrées et, en trois ans, il a fait l’objet de 26 résolutions sur 33 concernant les pays. Pour les membres de l’OCI qui en ont fait leur principal cheval de bataille avec la «diffamation des religions», cette fixation sur le Proche-Orient fait écran à tout vrai débat sur le racisme et les moyens de s’en débarrasser.
C’est dire que les dérives verbales et la confusion qui s’ensuit à la veille de l’ouverture de la conférence, dite de suivi contre le racisme, laissent entrevoir encore de belles heures à un antiracisme dévoyé. Le spectre de Durban semble s’être invité au palais des Nations à Genève, comme pour remettre en mémoire le sévère rappel d’Irwin Cotler, ancien ministre de la Justice du Canada, qui constatait :«L’Holocauste n’a pas commencé dans les chambres à gaz, mais avec des mots», renvoyant en écho ce propos de Karl Jaspers qui prévenait naguère : «Quand le désordre atteint le langage, tout tourne au désastre.»

Co-auteur avec Claude B. Levenson de "L'ONU contre les droits de l'homme", éditions les Mille et une nuits, 2003

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06 mars 2009

Le Grand Orient de France, la Grande Loge Feminine,la FFDH demande que la France se retire de Durban 2

COMMUNIQUÉ

Grand Orient de France
Grande Loge Féminine de France
Fédération Française du Droit Humain



Les Obédiences signataires tiennent à s’associer à toutes les institutions publiques nationales et internationales et à toutes les associations non gouvernementales de défense des droits de l’homme qui dénoncent l’orientation très dangereuse prise par le projet de déclaration finale de la Conférence des Nations Unies sur la lutte contre le racisme, la xénophobie et l’intolérance, dit de «Durban II », et qui sera examiné à Genève en avril prochain.

Présidé par la Libye et vice-présidé par l’Iran, le Comité Préparatoire institué pour la finalisation du projet de déclaration se livre à un véritable détournement du concept de protection des droits de l’homme pour tenter :

    a) d’imposer, au nom de la prétendue liberté religieuse, la supériorité d’une religion - l’Islam – sur toutes les autres religions et sur tous les mouvements d’idées en exigeant notamment l’établissement d’un délit de blasphème en contradiction ouverte avec la liberté absolue de conscience, la liberté d’expression et la laïcité ;

    b) d’institutionnaliser l’antisémitisme au sein de la Conférence de l’ONU en mettant ouvertement et systématiquement en accusation l’Etat d’Israël par des thématiques racistes n’ayant aucun rapport avec le libre examen critique de la politique étrangère d’un Etat membre de l’ONU ;

    c) de promouvoir des thèses sexistes, hostiles aux droits des femmes et contestant en particulier leur droit à l’émancipation ;

    d) de refuser la condamnation des Etats qui pratiquent la discrimination, voire la répression, au sein de leur propre société ;

    f) de rejeter l’universalité des droits de l’homme au profit d’un communautarisme exacerbé qui devrait tenir compte des « spécificités culturelles » pour mieux discriminer entre les catégories de citoyens.

Après le retrait du Canada et d’Israël de ce processus, l’Administration OBAMA a annoncé à son tour son retrait et sa participation en tant que simple observateur à la Conférence de l’ONU à Genève.

Devant la gravité de la situation, les Obédiences suscitées appellent Monsieur le Président de la République à agir pour que les pays membres de l’Union européenne refusent également de cautionner cette mascarade et s’abstiennent de participer à la Conférence de Genève autrement qu’en tant qu’observateurs.

En cette période de célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la France doit vigoureusement dénoncer l’orientation de la Conférence dite de « Durban II » à Genève et peser de tout son poids pour stopper cette dérive inacceptable au sein des instances de l’ONU.

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22 janvier 2009

Menace de mort pour une défenseuse de la liberté d'expression

Communiqué du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme.

Christine Tassin, du Mouvement Républicain et Citoyen, collaboratrice du site Riposte Laïque, vient de recevoir sur son blog (1), en guise de commentaire à son billet, un message signé "Ezzedine EL Kassem" (2) se terminant par une menace de mort.

Paroles creuses ? Il faut l’espérer !

Mais peut-on hausser les épaules devant l’inadmissible ?

Et peut-on ignorer que le verbe des islamistes est souvent performatif ?

Christine Tassin a porté plainte et réagi avec grand courage.

La solidarité envers elle doit être totale.

Un soutien inconditionnel, indépendant de l’accord avec les positions qu’elle exprime, doit lui être apporté.

Défendre la liberté d’expression est crucial.

Dénoncer le Hamas est non seulement un droit mais un devoir pour tout démocrate.

Huguette Chomski Magnis.

Présidente du MPCT

(1) http://christinetasin.over-blog.fr/article-26991345.html

(2) Nom de la branche armée du Hamas

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