Malka Marcovich...enjeux internationaux

Reflexions, analyses, suivi : politique internationale, Organisation des Nations Unies (ONU), droits fontamentaux, feminisme, laïcité ...

01 juillet 2009

Malgré la résolution 1820, le terrorisme sexuel continue en RDC

The Washington Post
A Broken U.N. Promise In Congo

By Eve Ensler
Tuesday, June 30, 2009

BUKAVU, Democratic Republic of Congo -- Just over a year ago, in answering whether sexual violence in conflict was an issue that the U.N. Security Council should take on, then-Secretary of State Condoleezza Rice proclaimed, "I am proud that, today, we respond to that lingering question with a resounding 'yes!' " With this statement, and with the cooperation of other power brokers at the table, the Security Council unanimously adopted Resolution 1820, which finally recognized sexual violence as a widely used strategy of warfare and cleared the path for the council to respond to it worldwide.

U.N. Secretary General Ban Ki-moon is to report to the Security Council today on implementation of Resolution 1820. What will we learn? A year after adopting the resolution, Congo remains the worst place on the planet to be a woman. Over 12 years, in a regional economic war for resources, hundreds of thousands of women and girls have been raped and tortured, their bodies destroyed by unimaginable acts. The Security Council's implementation of Resolution 1820 in Congo -- the very place that inspired it -- has been an utter failure.

Rape as a weapon of war has increased in eastern Congo since June 2008. In January, military operations were launched in North Kivu with the supposed goal of arresting the rebel leader Laurent Nkunda and neutralizing his National Congress for the Defense of the People (CNDP) troops as well as the FDLR, the former Rwandan Hutu genocidaires. Even now, with Resolution 1820 in place, no one considers the women. Anneke Van Woudenberg of Human Rights Watch, just back from the front lines in both North and South Kivu, told me Monday that in nearly all the health centers, hospitals and rape counseling centers she visited, rape cases had doubled or tripled since January.

Rapes continue to be committed with near complete impunity. While the number of criminal prosecutions has risen marginally, only low-ranking soldiers are being prosecuted. Not a single commander or officer above the rank of major has been held responsible in all of Congo. Rapes by the national army are increasing, too. MONUC, the U.N. peacekeeping mission, is not only allowing perpetrators to go unpunished but is also providing logistical support to them for their movements in the field. A blacklist of war criminals and rapists who were commanders in current operations was shown to the Security Council, which gave it to President Laurent Kabila. Despite incriminating evidence, none of the commanders was removed. Resolution 1820 was supposed to make the United Nations more sensitive to the issue of sexual violence. How is it possible that in the past year, the United Nations became complicit in supporting rapists as commanders in its operations?

The U.N. spin on operations in the Congo is upbeat. The secretary general lauded their success in a March 8 commentary in the International Herald Tribune. Successful for whom? Chantal, a 3-year-old who was raped so brutally by militia soldiers that she died on the way to the hospital? All her sisters were raped, too.

Resolution 1820 must be enforced with seriousness by the Security Council and the secretary general. Arrests need to be made immediately of known rapists and war criminals at the highest levels. The United Nations must stop supporting military actions, because they are doomed in Congo. And the root economic causes of the war need to be addressed with the leaders of countries in Africa's Great Lakes region who commit violence to reap benefits from Congo's minerals, as well as their Western corporate partners. They, too, are liable for these atrocities.

President Obama and U.N. Ambassador Susan Rice should send a very clear message to the world. It is within U.S. power, as a member of the Security Council, to push for measures to end impunity and to carve out an enduring peace through careful diplomacy for the people of Congo.

A few days ago, I sat in a dark shack with 30 survivors of rape. These women had fled their villages after being brutally terrorized and had randomly found each other. They banded together to form a grass-roots group called I Will Not Kill Myself Today. The women of eastern Congo are enduring their 12th year of sexual terrorism. The girl children born of rape are now being raped. What will it take for the United Nations to finally do something meaningful to stop the violence? The women are waiting.

Eve Ensler, a playwright and activist, is the founder of V-Day, a global movement to end violence against women and girls.

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27 février 2009

les victimes de guerre délaissées du Sierra Léone

En manque de fonds pour indemniser les personnes dont les droits humains ont été violés au cours de la guerre civile qui a déchiré la Sierra Leone pendant 11 ans, le gouvernement se trouve confronté à un choix difficile : décider qui recevra quel type d’aide.

IRIN, Freetown - L’aide aux victimes, qui figure parmi les recommandations de la Commission Vérité et réconciliation (CVR) sierra-léonaise, devrait être dispensée à compter de la fin février. Jusqu’à 100 000 personnes – parmi lesquelles des amputés et autres blessés de guerre, des victimes de violences sexuelles, des veuves de guerre et des enfants - y auront droit.

Mais la Commission nationale pour l’action sociale (NACSA), qui dirige le programme d’indemnisation, a un budget de moins de 3,5 millions de dollars pour mener le programme en 2009/2010 - une somme bien inférieure aux 14 millions de dollars requis, selon Amadu Bangura, responsable des programmes d’indemnisation à la NACSA.

L’essentiel des financements de cette année provient du Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix. En guise d’indemnisation, les bénéficiaires recevront des logements, des formations professionnelles, des soins de santé et des aides éducatives et agricoles ; des activités symboliques seront également organisées, comme des ré-inhumations, construction de mémoriaux, cérémonies commémoratives, a indiqué à IRIN M. Bangura, de la NACSA.

En raison du manque de fonds, les veuves de guerre qui s’inscrivent ne recevront pas d’aide avant 2010, au plus tôt, selon M. Bangura, et les nouveaux logements, d’une valeur de 6 500 dollars chacun, ne devraient être accordés qu’aux amputés et aux blessés de guerre.

L’argent est éphémère

La NACSA a choisi l’indemnisation par la prestation de services plutôt que par le versement de subventions, a indiqué M. Bangura.

« Nous pensons que l’argent est un avantage éphémère qui a vite fait de disparaître. Nous dispensons des services sociaux pour aider les gens à retrouver leur dignité personnelle, permettre aux blessures de se refermer et promouvoir la réconciliation ».

Mais tout le monde n’est pas satisfait de ce qu’offre la NACSA. Lamin Jusu Jaka, président de l’Association des amputés et des blessés de guerre, un organisme communautaire de Freetown, la capitale, a expliqué à IRIN que les membres de l’association préfèreraient recevoir des subventions.

Les anciens combattants ont reçu des aides financières de quelques centaines de dollars, et certains ont suivi des formations professionnelles après avoir quitté les rangs des forces armées, en 2002. « Nous nous attendions à ce que l’on puisse nous verser des allocations, comme ils l’ont fait pour les anciens combattants », a expliqué M. Jaka, dont les deux mains ont été tranchées par un rebelle connu sous le nom de CO Cut Hands [CO le trancheur de mains].

« Cet argent permettrait aux bénéficiaires, dont bon nombre ne peuvent plus travailler, de décider par eux-mêmes ce dont ils ont le plus besoin ; cela pourrait les rendre plus autonomes », a estimé M. Jaka. « Nous sommes des adultes, pas des enfants. Nous sommes capables de prendre nos décisions nous-mêmes ».

M. Jaka lui-même dépend à l’heure actuelle de l’aide des associations caritatives pour subvenir aux besoins de ses deux femmes et de ses six enfants, a-t-il déclaré.

Un système qui convient à certains

Mais d’autres sont satisfaits des services offerts. Marie Kargbo (un nom d’emprunt), qui a perdu son mari et son jeune fils durant la guerre, a pour sa part assuré qu’elle serait contente de recevoir des soins de santé gratuits et de l’argent pour payer les frais de scolarité des trois enfants qu’il lui reste.

Mme Kargbo, violée par trois rebelles pendant la guerre, a été rejetée par sa communauté, y compris par la famille de son défunt époux. Elle a fui Batkanu, dans le nord, pour s’installer à Freetown et ne s’est pas remariée. « Les gens rient de moi. Je ne peux pas me sentir bien dans ma peau ».

Aujourd’hui, Mme Kargbo subvient aux besoins de sa famille, notamment de sa fille, née d’un viol, en vendant de l’eau et une boisson gazeuse au gingembre au bord de la route.

Elle aimerait être formée au tie-dye (technique de teinture au nœud) et à la couture. « Je veux être autonome », a-t-elle confié à IRIN.

Les allocations et les formations professionnelles feront partie des indemnisations accordés, mais elles devront être reportées jusqu’à ce que des fonds supplémentaires soient débloqués.

Trouver des fonds supplémentaires

Le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix en Sierra Leone doit fonctionner sur une période d’un an, avec un budget de trois millions de dollars, selon M. Bangura ; l’avenir du programme d’indemnisation est donc incertain. Le gouvernement sierra-léonais y participe actuellement à hauteur de 246 000 dollars.

Aujourd’hui, la principale difficulté de la NACSA consiste à obtenir des fonds supplémentaires, a expliqué M. Bangura. A l’heure actuelle, aucun versement de fonds supplémentaire n’est prévu pour poursuivre l’indemnisation des victimes de guerre, et selon M. Bangura, de nombreux bailleurs attendent de voir si les premiers fonds versés seront dépensés à bon escient.

Mohamed Suma dirige le programme d’indemnisation du Sierra Leone Court Monitoring Programme (Programme de contrôle des tribunaux en Sierra Leone - SLCMP), qui surveille l’application des recommandations de la CVR ; pour lui, il incombe au gouvernement de trouver des fonds.

« La Sierra Leone ne peut pas continuer de tenir la communauté internationale pour unique responsable du manque de fonds. La question de l’indemnisation est essentiellement nationale ».

Un engagement plus ferme

L’accord de paix signé à Lomé, en 1999, et le rapport publié par la CVR en 2004 recommandaient tous deux au gouvernement de mettre en place des systèmes de collecte de fonds en vue de l’indemnisation des victimes, et notamment d’utiliser les revenus générés par l’exploitation des mines de diamants.

Mais d’après M. Suma, le gouvernement n’a essayé de mettre en place aucun des systèmes recommandés.

D’après M. Bangura, de la NACSA, toutefois, l’indemnisation a été retardée en partie parce que le gouvernement s’est efforcé de rétablir la paix et de réformer les secteurs de l’armée, de la police et de la justice. « L’accent a désormais été mis sur l’indemnisation », a-t-il affirmé.

Pour M. Suma, le gouvernement doit soutenir davantage ce programme. « Si le gouvernement soutient énergiquement l’indemnisation dans son discours, les actes n’accompagnent pas [les paroles] », a-t-il déploré, faisant remarquer que la CVR avait publié ses recommandations en 2005.

En outre, pour montrer son engagement, le gouvernement devrait aller plus loin, en s’excusant publiquement pour le rôle qu’il a joué dans la guerre civile, a estimé M. Suma.

« L’Etat n’a pas protégé ses citoyens. On ne peut pas indemniser sans s’excuser. Cela équivaut à soudoyer les victimes pour qu’elles gardent le silence ».

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21 février 2009

Pakistan, la Charia en échange d’encore plus de terrorisme !

Par Huguette Chmosky Magnis, président du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme

« Pakistan : la charia en échange de la paix »,
tel était en résumé jeudi 19 février le titre des médias sur l’accord passé entre le gouvernement pakistanais et les talibans de la vallée de Swat. Ces médias soulignaient cependant que céder « pour avoir la paix » était un pari risqué.

Quelle serait donc la recette pour la paix, au Pakistan et ailleurs ?
D’abord témoigner de la déférence aux talibans et aux terroristes.
Ce terme doit d’ailleurs être banni et remplacé par celui de « résistants ».
Les assassinats d’otages doivent être étiquetés « exécutions ».
Il faut s’interdire toute critique d’organisations terroristes, taire les crimes qu’elles commettent contre les civils et au contraire louer leur « résistance ».

Mais comment ? Ces sages précautions sont déjà prises et cela ne suffit pas ?
Il convient alors d’observer quelques règles de bon sens :
priver les filles d’enseignement
persuader les femmes de dissimuler leur féminité
s’abstenir de participer aux funérailles de victimes d’attentats

Il faut de plus se montrer prudent pour éviter de croiser la route d’un « résistant » en partance pour le paradis :
ne pas aller se faire soigner à l’hôpital
ne pas aller au restaurant
ne pas prendre l’autobus, le train, l’avion
faire ses courses avec la plus extrême précaution

Et en outre :
ne pas écouter de musique
ne pas être juif, chrétien, chiite (sauf là où règne l’islamisme version chiite), d’une autre religion ou - surtout pas ! - athée en terre d’Islam
ne pas être homosexuel

Quant aux « occidentaux » il leur faut avoir un comportement raisonnable :
ne pas venir travailler dans un pays musulman, pas même comme humanitaires
ne pas fréquenter les hôtels de luxe
ne pas fréquenter non plus les petits centres d’hébergement pour routards - et surtout pas les centres Chabad (2)
en règle générale ne pas voyager sauf pour participer à des manifestations bien encadrées en l’honneur du fameux dialogue des civilisations.

Ce programme est caricatural ?
Certes le trait est un peu grossi mais, à coup de relativisme, d’accommodement et d’abandon des droits humains universels, on s’en rapproche dangereusement.
Quant à l’accord talibans-gouvernement pakistanais, il a été salué dès le lendemain par un nouvel attentat "suicide" commis, dans ce nord-ouest du Pakistan, bastion des talibans, au cours des funérailles d’un dirigeant chiite assassiné.
Bilan annoncé : 30 morts, plus de 50 blessés.

En fait de paix, céder aux talibans n’est qu’un encouragement au terrorisme.

Samar Minullah, anthropologue pachtoune le dit avec force :
« Le gouvernement pense pacifier les extrémistes mais il ne fait que les renforcer…… les femmes payent le prix le plus élevé de cette montée de l’extrémisme. Au niveau de l’éducation et de l’emploi, elles sont les premières visées. Après avoir souffert du sous-développement, les gens aujourd’hui sont privés de tout pouvoir. Ils ne peuvent s’exprimer contre les atrocités commises par les talibans, les destructions d’écoles, les assassinats, les opposants décapités. Personne n’ose plus élever la voix. Je suis très pessimiste sur l’avenir de mon peuple. »

Si personne au Pakistan n’ose plus élever la voix, c’est aux démocrates de tous les pays de le faire !
Alors ne tardons pas. Une signature de la pétition internationale NON AU TERRORISME, c’est une voix pour les filles, les femmes, les opprimés et les victimes sans voix du Pakistan et d’ailleurs. http://www.petitionnonaut.org

HCM

(1) Courant juif orthodoxe Loubavitch
(2) Le Monde du 19.02.09

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17 janvier 2009

Gaza : (quasi) unanimité à l'ONU pour condamner l'intervention militaire Israélienne sans nommer le Hamas

Durant les 15 premiers jours de l’année, la Communauté internationale a été toute entière et quasiment exclusivement mobilisée autour de l'intervention militaire d'Israël et de la situation humanitaire dans la bande de gaza.


Sur
59 communiqués de presse émanant du service de presse de l’ONU, et évoquant des situations politiques ou humanitaires, 52 visaient Israël parmis lesquels 47 évoquaient la situation à Gaza et 5 le Sud Liban.

Parmi les 59 communiqués, 11 d’entre eux évoquaient les situations en République démocratique du Congo, 9 au Darfour/Soudan, 6 en Somalie, 5 en Iraq, 2 au Ghana, 2 en Iran, 2 au Zimbabwe,1 en Afghanistan, 1 en Birmanie/Myanmar, 1 en Centre Afrique, 1 à Chypre, 1 à Djibouti / Erythré, 1 aux Îles Fidji, 1 en Indonésie, 1 au Malawi, 1 au Sénégal,1 au Sri Lanka et 1 au Tchad.


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Sur 45 déclarations à la presse de personnalités politiques au siège de l’ONU à New York, (Ministres des affaires étrangères ou ambassadeurs de gouvernements ou représentants d’organisations politiques) 43 d’entre elles étaient consacrées à Gaza, une à la République démocratique du Congo et une autre à la Somalie.


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Sur le site Unispal (United nation informationsystem on the question of Palestine) , plus de 220 communiqués étaient consacrés à Gaza durant les 15 premier jours de 2009. ( A noter que seule la question de la Palestine est dotée d’une base de donnée spécifique, alors qu’il n’en existe pour aucune autre région, autre pays ou conflit au sein des Nations Unies)

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Le 8 janvier
le
Conseil de Sécurité adoptait la résolution 1860 CS_1860 (proposée par La France et l’Egypte, pour laquelle les US se sont abstenus) appelant notamment au cessez le feu, au retrait des forces israéliennes de Gaza, et appelant tous les États Membres à soutenir les efforts internationaux déployés pour améliorer la situation humanitaire et économique à Gaza, notamment en versant des contributions supplémentaires nécessaires de toute urgence à l’UNRWA et par le biais du Comité de liaison ad hoc.
(Le terme Hamas n’apparaît nulle part dans cette résolution)

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Le 9 janvier, le Conseil des droits de l’Homme tenait sa neuvième session extraordinaire, soit la cinquième consacrée à des opérations militaires israéliennes, dont trois en 2006 et une en 2008. (Les autres sessions extraordinaires avaient porté sur la situation des droits de l'homme au Darfour (2006), la situation des droits de l'homme au Myanmar (2007), l'impact négatif de l'aggravation de la crise alimentaire mondiale sur la réalisation du droit à l'alimentation pour tous (2008); et la situation des droits de l'homme dans l'Est de la République démocratique du Congo (2008).)

Etant donné le nombre important d’interventions, la session extraordinaire a du se prolonger sur une demie journée supplémentaire et s’est achevée le 12 janvier.

Cette session avait été convoquée à la demande de l’Egypte au nom du groupe arabe (21 membres) et du groupe africain (53 membres), du Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique (57 membres), de Cuba au nom du Mouvement des non alignés (118 membres) ainsi que par 32 des 47 membres du Conseil des droits de l’homme, à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Burkina Faso, le Cameroun, le Chili, Cuba, Djibouti, l’Égypte, la Fédération de Russie, le Gabon, le Ghana, l’Inde, l’Indonésie, la Jordanie, Madagascar, la Malaisie, Maurice, le Nicaragua, le Nigéria, le Pakistan, les Philippines, le Qatar, le Sénégal, la Suisse et la Zambie.

Durant les débats de la session spéciale du CDH, 81 pays se sont exprimés

dont l’Égypte 3 fois : au nom du Groupe arabe, du Groupe africain (voir déclaration Egypte___African_group) ainsi qu'en son propre nom ;

le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique - OCI (voir déclaration
Pakistan_OIC_9_January);

Cuba au nom du Mouvement des pays non alignés (voir déclaration
Cuba__NAM_9_January);

la République tchèque au nom de l'Union européenne (voir déclaration
Rep_Czech_EU_9_January) ;

le Chili au nom du Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes (voir déclaration)
Chile_Grulac_9enero.

L’OCI, la Ligue arabe et l’Union africaine se sont exprimés à nouveau à la fin des débats en tant que structures propres. (Voir les communiqués de presse rapportant partiellement les débats
9_eme_session_sp_cial_cdh. L’ensemble des débats sont consultables en webcast le 9 janvier et le 12 janvier

Le 12 janvier, la résolution qui (ne nomme pas le Hamas) affirme qu’Israël vise délibérément les populations civiles. C’est en raison de cette affirmation qu’un certain nombre de pays ont décidé de s’abstenir.


La résolution a été adoptée par 33 voix en faveur (Afrique du Sud, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Azerbaijan, Bahrain, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Chili, Chine, Cuba, Djibouti, Egypt, Gabon, Ghana, Inde, Indonesie, Jordanie, Madagascar, Malaysie, Mauritius, Mexique, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Philippines, Qatar, Federation de Russie, Senegal, Uruguay, et Zambi


13 abstentions
(Allemagne, Bosnie et Herzegovine, Cameroun, France, , Italie, Japon, Pays Bas, Republic of Korea, Royaume Uni, Slovaquie, Slovenie, Suisse, Ukraine)


1 non (
le Canada)

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Le 15 janvier, L’Assemblée générale se réunissait dans le cadre de sa 10ème session extraordinaire. Elle avait été convoquée à la demande du
Président de l’Assemblée Générale,
Miguel d’Escoto Brockman le 8 janvier, quelques heures avant l’adoption de la résolution 1860 du Conseil de Sécurité, afin de pallier notamment "aux blocages inhérents au fonctionnement" du Conseil de Sécurité sur la situation à Gaza.

A la suite de débats acharnés où 75 gouvernements se sont exprimés, y compris sur la légitimité de la tenue de cette session extraordinaire, cette dernière s’est achevée le 16 janvier. (voir résumé des déclarations dans les communiqués de presse 1 et 2. à noter que le communiqué de presse en anglais comporte plus d'éléments d'informations, notamment sur les votes en annexe et demandes de vote

Deux résolutions avaient été soumises à la discussion de l’AG. La première proposée au départ par le Président de l'Assemblée Générale, puis renégociée par l’Egypte s’inscrivait dans la suite de la résolution Egyptanofrançaise 1860 du Conseil de Sécurité.

Un texte proposé par le Guatemala comportait des termes beaucoup plus radicaux vis à vis d’Israël. Le Président de l’Assemblée Générale retira alors son soutien à sa propre résolution, en raison des modifications égyptiennes, du refus de prendre en compre la proposition du Guatemala et de la demande de vote par Israël.

La résolution fut adoptée par 142 voix pour, 4 contre  et 8 abstentions.


Parmi les contre
on trouve Israel, Nauru, les Etats Unis, le Venezuela, pour des raisons diamétralement opposées.

De même les tenants de l'abstention n'avaient pas les mêmes motivations : l' Australia, le Canada, la Côte d’Ivoire, l' Equateur, l'Indonesie, l'Iran, le Nigeria et la Syrie.

(La encore, dans cette résolution, le Hamas n’est pas nommé)

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05 octobre 2008

Never again Holodomor ?

L'ONU aime les commémorations et les célébrations.... pour le meilleur ou pour le pire...
Elles défilent tout au long de l'année, s'intègrent dans  mille et un programmes ...
Bref, la commémoration doit avoir avant tout une fonction éducative et de transmission, souligne-t-on à chaque occasion.
Aussi, trouve-t-on pèle mêle, la journée internationale
pour la paix, pour la démocratie, des droits des femmes....
Et bientôt le 10 décembre prochain, la Célébration du 60ème anniversaire de la
Déclaration universelle...

Bien entendu, il ne faut pas oublier les moments phares de l'institution : la Commémoration de la traite transatlantique, des victimes de l'holocauste, du génocide rwandais, du 29 novembre en solidarité avec le peuple palestinien, de la tragédie de Bagdad....

holodomorLors de la 9ème session du CDH, l'Ukraine n'a eu pratiquement aucun soutien pour présenter une résolution pour la commémoration de la grande famine organisée par Staline, qui tua d'après les estimations environ 7  millions de personnes - dont plus de 25% de la population ukrainienne - dans les années 1932/1933, connue sous le nom d'Holodomor .

Alors que le
CDH place la prévention des génocides, le droit à l'alimentation parmi ses priorités, le représentant de Kiev s'en est tiré comme il a pu devant la désapprobation générale.  Suite aux pressions exercées sur lui, il a retiré sa proposition le 24 septembre, en prétendant qu'il avait été sensible à l'argument selon lequel pareille résolution serait une duplication d'un sujet déjà  traité dans d'autres lieux !??! (voir déclaration du l'Ukraine Ukraine_20L4

Holodomor_2Au sein de l'institution onusienne, pourtant si friande de commémorations, on ne trouve pourtant pratiquement aucune trace du souvenir de cette partie de l'histoire du XXème siècle, ou de ce qui pourrait toucher de prés ou de loin aux politiques meurtrières staliniennes (En dehors d'une exposition sur Holodomor en décembre 2003 au siège de New York et d'une poignée de textes qui y font allusion) .

Certes, au regard des événements politiques récents en Géorgie, le sujet d'Holodomor peut sembler on ne peut plus politisé. Mais ce débat - ou plutôt le refus de mise en lumière - n'est pas nouveau.
En effet, la Fédération de Russie empêche en toutes occasions que le sujet puisse être abordé. Il va sans dire que l'ONU, l'Unesco et l'UE refusent d'employer le terme de génocide que le parlement Ukrainien a entériné en 2006.

Pourtant, dans le contexte du CDH, l'ancienne république soviétique s'était bien gardée d'employer le terme de Génocide dans sa résolution. Kiev demandait  notamment aux Etats membres d'intégrer cette partie de l'histoire dans leur programme d'enseignement. (voire la résolution
r_solution_Holodomor). Mais il semble que c'était déjà trop réclamer. 

Lors de la présentation du projet de résolution en réunion informelle le 10 septembre, l’Ukraine mit en avant le fait qu’elle prenait en compte les positions des uns et des autres, et qu’il ne s’agissait pas ici d’évoquer un génocide mais de rendre visible cette tragédie afin d’empêcher la répétition de l’histoire.

Cela n'a pas été suffisant pour rassurer la Fédération de Russie qui s’y opposa fermement. Cette dernière s'emporta, ajoutant que cette résolution avait "une visée politique à sens unique" et constituait "une tentative de réécriture l’Histoire".

La Biélorussie, le Pakistan, la Palestine, la Syrie, l’Algérie, l’Afrique du S
ud se portèrent au secours de la Russie avec force et virulence. Ils pressèrent l’Ukraine pour qu’elle retire cette résolution qui « ouvrirait une boite de Pandore »
.

Fait sans précédent
, alors que quatre pays de l'UE (la Pologne, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie) ont endossé la résolution aux côtés de l'Ukraine, les autres pays membres  s'en sont totalement désolidarisés.
De mémoire de CDH, on n'avait jamais vu pareil manquement au principe de solidarité au groupe politique ou régional.

Il faut dire que la veille du retrait de la résolution par l'Ukraine, le 23 septembre à New York, le Président Sarkozy
dans son discours à l’Assemblée Générale déclarait :
"L’Europe dit à la Russie qu’elle veut avoir des liens de solidarité, qu’elle veut bâtir avec elle un avenir partagé, et qu’elle veut être son partenaire. Pourquoi ne pas construire, à l’échelle de tout le continent, un espace économique commun qui unirait la Russie et l’Europe ?"

La Communauté économique européenne s’est construite à partir de la reconnaissance des crimes commis par l’Allemagne nazie et de la volonté tenace et partagée de réconciliation.
Si la promesse d’une paix future et de la construction d’un nouvel espace économique avec la Fédération de Russie se faisait sans la reconnaissance officielle commune de la politique criminelle stalinienne - et notamment par celle de la famine organisée dite « Holodomor », qui a eu de terribles conséquences sur la suite de l'histoire du continent - l’Europe y perdrait définitivement son âme
.

10 septembre 2008

La paix par sms

Voilà la dernière trouvaille de l'auguste organisation pour mobiliser les citoyens du monde (possesseurs de téléphones mobiles), pour célébrer la paix dans une fusion fraternelle. Après la campagne de signatures contre les violences faites aux femmes lancée en mars 2008 lors de la Commission sur le statut de la femme, voici venir le temps pour la paix.
Magique, il suffit de le dire, de l'écrire pour le croire ! La campagne  intitulée
"L'ONU RECHERCHE SMS POUR CONTRIBUER À UNE CAMPAGNE POUR LA PAIX" a été
lancée le mardi 2 septembre. Elle vise à recueillir autant de SMS que possible commençant par le mot Paix, pour le 21 septembre, journée internationale pour la paix. Ces SMS seront mis en ligne sur le site de Département de l'information à partir du 23 septembre.

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06 mai 2008

Les forces de maintien de la paix, la gloire de la France : une humiliation pour l'ONU ?

Le diplomate Jean-Marie Guéhenno était la gloire française à l'ONU.
Il avait été nommé par Kofi Annan en 2000, secrétaire général adjoint de l'ONU en charge du maintien de la paix, un des postes les plus prestigieux qui administre un budget de 7 milliards de dollars et un personnel de plus de 100 000 personnes réparties dans une vingtaine de missions à travers le monde. Il avait été un des rares responsables à conserver son poste après l'arrivée de Ban Ki Moon en janvier 2007, la France ayant mis cette condition en échange de son vote.
Dernièrement, devant l'échec annoncé au Darfour, le diplomate français évoquait une "humiliation" pour l'ONU.

Mais serait-ce la seule ?
Les scandales liés aux casques bleus ne cessent de sortir pour l'année 2007:
-
abus sexuels, viols, "achat de services sexuels" à Haïti, Côte  d'Ivoire , complicité dans certaines affaires de trafic de drogue ou de migrants voir de traite de personnes,
- graffitis dans des sites préhistoriques du Sahara Occidental
- et aujourd'hui vente d'armes à des rebelles en République Démocratique du Congo en échange de minéraux précieux

Finalement Jean-Marie Guéhenno a sans doute raison de ne pas vouloir se représenter à ce poste en juin 2008.

Et le Quai d'Orsay, qu'en pense-t-il ?
De toute façon la France a tant de lobbying à faire pour demeurer au Conseil des Droits de l'Homme et pour ne pas perdre son siège dans la réforme du Conseil de Sécurité ! Préparer les célébrations du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle, maintenir le silence autour du sort de (l'ex) rapporteure spéciale sur la traite Sigma Huda, toujours en prison au Bengladesh, faire oublier le Tibet et ouvrir le marché chinois, préparer le  Sommet Euro Méditerranée et la présidence de l'Union Européenne....

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02 mars 2008

Caricatures de Mahomet : le dessinateur plantu appelle à la mesure

29 février 18:20 - VIENNE (AFP) - Le caricaturiste français Plantu s'est inquiété d'une recrudescence des tensions entre l'Occident et le monde musulman après la nouvelle publication au Danemark de caricatures du prophète Mahomet, lors d'une conférence sur la liberté des médias à Vienne vendredi.

Le caricaturiste Plantu, le 29 février 2008 à Vienne

AFP - Samuel Kubani

"Si on continue comme cela on va à la guerre", a déclaré le dessinateur du quotidien français Le Monde lors d'une présentation de dessins lors d'une réunion organisée par l'Organisation sur la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) dont le siège est à Vienne.

Dix-sept journaux danois ont récemment publié, au nom de la liberté d'expression, une caricature du prophète Mahomet réalisée par un dessinateur visé par un projet d'attentat.

Cette publication a provoqué une nouvelle levée de boucliers dans le monde musulman. Le dessin faisait partie des 12 caricatures qui y avaient provoqué des manifestations violentes en 2006 faisant plusieurs dizaines de morts.

Peu après cette polémique, Plantu avait lancé l'initiative "Dessins pour la paix", réunissant des caricaturistes du monde entier pour promouvoir la tolérance et la compréhension mutuelle entre les peuples.

"Nos dessins peuvent humilier les gens. On peut tuer avec. Je revendique le droit à la nuance. Il faut continuer à faire des dessins énervants, mais bien faire comprendre aux croyants que l'on s'en prend à l'intolérance et pas à leur croyance", a indiqué le dessinateur français à l'AFP.

"Je ne comprends pas pourquoi ils (les dessinateurs danois) s'en prennent tant à Mahomet, l'urgence ce sont toutes les intolérances", a poursuivi Plantu.

Pour résumer sa pensée devant les participants de la réunion de l'OSCE, Plantu a notamment projeté sur écrans géants un dessin de son collègue israélien Kichka montrant un caricaturiste pensant à haute voix "La liberté d'expression, c'est faire couler l'encre, pas le sang".

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03 février 2008

Légitimer la destruction d'Israël au nom du dialogue entre les peuples

Article Tribune juive, novembre 2007

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