Entendu le 23 septembre au journal de Soir 3

Christian Malar :
On a le sentiment que les dirigeants de la planète doivent se trouver pratiquement au bord du gouffre pour qu’ils tentent de revenir à la raison. Il est vrai que devant l’ampleur de la tâche qui est la leur – Ban Ki Moon, le Secrétaire général de l’ONU, le Brésilien Lula, le Président Français Sarkozy et d’autres – ont tenu des discours emprunts de bon sens et d’humilité. Alors, par exemple le Secrétaire Général de l’ONU parle de la nécessaire compassion, il en appelle au sens du partage, le Président Lula nous a plongé dans la Bible en nous disant « aimez vous les uns les autres » -quel langage ici à l’ONU !- Nicolas Sarkozy en appelle à la moralisation du capitalisme financier. Ils en appellent également à une paix globale en opposition aux trois guerres qui nous menacent : guerre de religion, guerre de civilisations et guerre froide. Lui aussi parle de fraternité ! C’est un terme qui revient, « fraternité humaine », comme antidote à la violence, à l’intolérance et à la haine. J’ai vraiment l’impression ici qu’on a vécu une drôle de journée à l’ONU, où on se raccroche souvent à un bon dieu, qui est vraiment très utile, quand tout va mal, voir très mal !