19 juin 2009
Le 3eme cycle du Conseil des droits de l'homme s'achève sur de nouvelles régressions
Voilà tout juste trois ans que le Conseil des droits de l'Homme naissait avec tambours et trompettes. On nous promettait une ère nouvelle vers un futur glorieux. Malheureusement le nouveau Conseil a accéléré encore le processus délétère (voir Les Nations désunies) à l'œuvre depuis un certain nombre d'années que Claude Levenson et Jean-Claude Buher avaient été les premiers à dénoncer en 2003.(voir "l'ONU contre les droits de l'homme" Mille et une nuits, 2003).
Aujourd'hui 31 ONG dont Human Right Watch et Amnesty International, qui refusaient d'y croire ou qui s'étaient tues jadis face à certaines dérives, semblent s'inquiéter et ont interpellé le Présidente du Conseil.
En effet, la 11ème session du CDH qui a commencé le 2 juin pour se terminer le 18 juin a encore d'avantage ouverte la béance dans laquelle les droits humains continuent leur chute vertigineuse. La rhétorique totalitaire se peaufine ; les libertés individuelles, la liberté d'expression sont mises à l'indexe, quand elles ne sont pas redéfinies ou recyclées pour les vider de toutes substance...
Durant la session, plusieurs rapporteurs spéciaux ont été accusés de ne pas respecter le fameux code de conduite, qui les place depuis un an sous la tutelle du CDH et leur enlève toute indépendance. Philip Alston, Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires fut particulièrement attaqué lors de la présentation de son rapport sur le Kenya. Franck La Rue Lewy, rapporteur spécial sur la liberté d'expression n'a pas non plus été épargné; il lui a été reproché de ne pas avoir respecté les termes de son nouveau mandat, à savoir rapporter les cas où la liberté d'expression constitue une atteinte contre les religions.
Aussi une résolution présentée par Cuba a été adoptée qui réaffirme le fameux code de conduite et demande auxrapporteurs spéciaux de s'y conformer.
Le groupe de travail intergouvernemental sur le suivi de Durban a été reconduit. Deux membres du Conseil appartenant au groupe Europe de l'Ouest, le Canada et l'Italie (qui parlait aussi au nom des Pays Bas) se sont dissociés du consensus, conformément à la position qu'ils avaient adoptée pour Durban 2. L'Allemagne qui avait refusé de participer à la conférence de Durban 2 a en revanche endossé cette résolution, affirmant que désormais elle soutenait le texte de Durban 2.
L’Egypte qui dirige le groupe africain, a voulu présenter une résolution pour la suppression du rapporteur sur le Soudan. L'Ouganda, a eu le courage de se confronter à l'Egypte s'insurgeant contre la manière dont le représentant du Caire prétendait parler au non d'un consensus africain et dénonçant le manque de transparence dans la prise de décision. Du coup, l'Egypte a du se rétracter et présenter la résolution seulement en son nom. Le représentant egyptien a vertement tancé l'ambassadeur d'Ouganda, insinuant avec mépris que ce dernier ne participait jamais aux réunions du groupe africain. A sa suite, le Soudan a exprimé tout le dégout que lui inspirait la posture ougandaise.
C'est ainsi que l'’Union européenne a pu proposer une série d’amendements sur cette résolution, dont le renouvellement du mandat sur le Soudan pour une année. Ces amendements ont été approuvés à une très courte majorité (21 voix contre 20). La Zambie et l’île Maurice se sont prononcées pour ; le Ghana, le Sénégal (qui préside par ailleurs l'Organistation de la Conférence Islamique), le Burkina Faso et le Nigeria se sont abstenus. Cependant, pour obtenir cette faible victoire, l'Union européenne a été obligée de proposer le titre "d'expert indépendant", qui a beaucoup moins de prestige et de poids que celui de "rapporteur spécial" qui implique l'existence d'une situation d'urgence.
L'examen périodique universel a donné lieu à un autre grand moment de la mascarade onusienne. Plusieurs pays dont l'Arabie Saoudite ou Cuba avait fait venir en nombre des fausses ONG pour faire l'éloge de leur gouvernement. Seules 10 ONG sont autorisées à intervenir lors du rapport de l'examen périodique universel des pays. Aussi la Havane a su prendre les devants et la liste des orateurs a été complétée avant même l'ouverture de la salle du Conseil, les ONG pro-castristes ayant pu pénétrer dans les bâtiments de l'ONU avec l'aide de diplomates dés 6h30 du matin le 9 juin afin de remplir la fiche d'inscription.
Durant les trois semaines de la 11ème session, les thèmes qui se développent depuis trois ans contre les droits universels et qui finissent à la longue par devenir lancinants ont continué à creuser leur sillon : la diffamation des religions, la focalisation sur Israël, la censure sur tout autre thème, la légitimation du terrorisme ou nom de l'autodétermination des peuples, la négation de la sexualité hors mariage pour les femmes, la condamnation de l'avortement, le refus de se pencher sur les systèmes discriminatoires à leur égard, la mise au banc de l'homosexualité, la valorisation des pratiques traditionnelles et culturelles etc... tout cela, au nom du droit des peuples à la paix et à une vision lénifiante du monde où les libertés individuelles sont sacrifiées.
Le 4ème cycle du Conseil a débuté le 19 juin avec l'élection de l'ambassadeur de Belgique Alex Van Meeuwen à la Présidence (c'était au tour du groupe d'Europe de l'Ouest d'assumer la Présidence du CDH) avec comme rapporteur l'ambassadeur d'Egypte Hisham Badr.
L'ambassadeur de Belgique avait été vice-président du comité préparatoire de Durban 2, présidé par la Libye, aux côtés de la République islamique d'Iran, du Pakistan etc... Autant dire que les pays autoritaires qui composent la majorité du CDH ont appris à le connaître durant ces 14 mois de capitulation des démocraties.
06 juin 2009
Alors qu'Hillary Clinton rit au Caire, les droits des femmes pleurent à Genève
4 juin 2009, Caire- Genève.
Hasard du calendrier. Tandis que le Président Obama était en visite religieuse au Caire et se prononçait en faveur du "droit des femmes à choisir le voile", et tandis que la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton visitait la Mosquée du Caire à ses côtés, voilée "ostentatoire" immortalisée par les caméras et photographes, au même moment au Conseil des droits de l'homme se déroulait une journée de discussion consacrée aux droits desfemmes.
Les pays européens, le Canada, l'Australie et le Chili notamment avaient défendu l'idée de créer un nouveau mécanisme visant à se pencher sur les lois discriminatoires à l'encontre des femmes.
Mais l'opposition de la l'Organisation de la conférence islamique fut sans appel. Le Pakistan au nom des 57 membres argua que cela créerait un mécanisme qui serait contre productif par rapport aux instruments déjà existants. (Cet argument est pour le moins sidérant lorsque l'on connaît la multitude de mécanismes qui ont été créés, redondant et s'annulant les uns les autres.)
Islamabad mit surtout en avant le fait qu'il fallait respecter les traditions et cultures, et que pareil mandat porterait atteinte à la vision universelle qui doit respecter la diversité culturelle et ses complexités religieuses et culturelles.
A sa suite, plusieurs pays de l'OCI soutinrent le Pakistan, tel le Qatar, le Yemen etc...
Le Bahreïn se posa en modèle, démontrant combien le code de la famille basé sur la Charia était à l'avantage des droits des femmes dans le pays.
La République islamique d'Iran avança que le renforcement de la famille permettrait de lutter contre la violence domestique et l'exploitation sexuelle, la chasteté étant essentielle pour lutter contre la traite et la victimisation des femmes. 
L'Algérie rappela qu'il fallait respecter les particularités nationales.
La représentante "voilée" de l'Egypte affirma que les seules discriminations existantes étaient l'accès au marché du travail, et qu'un nouveau rapporteur sur les lois qui discriminent les femmes politiserait le débat et porterait atteinte aux travaux du CDH.
02 juin 2009
Unesco, l'ancien ministre algérien Bedjaoui dans la course pour... le Cambodge
| Bedjaoui sera l’adversaire du candidat de
l’Algérie Il représente le Cambodge pour l’élection du DG de l’Unesco Par : SALIM KOUDIL article paru sur www.liberte-algerie.com Mohamed Bedjaoui sera bel et bien l’adversaire du candidat soutenu par l’Algérie pour le poste de directeur général de l’Unesco, en l’occurrence l’Égyptien Farouk Hosni. L’information est officielle depuis le 1er juin dernier. Il faut savoir que la date butoir pour le dépôt des candidatures était le 31 mai à 23h59. Même si elle ne sera proclamée par le conseil exécutif de l’Unesco que lundi prochain, nous avons pu nous procurer la liste définitive des postulants au remplacement du Japonais Koïchiro Matsura à la tête de l’Unesco. Ils sont neuf au total à briguer le mandat de quatre ans et dont le vainqueur sera connu en octobre, à l’issue des élections du conseil exécutif. Il s’agit d’Ivonne A-Baki (48 ans, ex-ambassadrice de l’Équateur à Washington), de Benita Ferrero-Waldner (60 ans, Autrichienne, commissaire de l’UE pour les Relations extérieures), d’Irina Bokova (58 ans, ambassadrice de la Bulgarie à l’Unesco), d’Alexandre Yakovenko (ministre russe des Affaires étrangères adjoint), d’Ina Marciulionyte (46 ans, ambassadrice de la Lituanie à l’Unesco), de Noureini Tidjani-Serpos (63 ans, Béninois, actuel directeur général pour l’Afrique à l’Unesco), de Sospeter Muhongo (54 ans, Tanzanien), de Mohamed Bedjaoui (79 ans, Algérien) et, enfin, de l’Égyptien Farouk Hosni (71 ans, actuel ministre de la Culture). Ils auraient pu être
deux Abdelmoumène, Un exemple
à méditer ! Sous l’ombre de
Barbosa Manœuvres et
contre-manœuvres |
22 mai 2009
La lutte contre la traite : offensive contre les droits des femmes et l'autodétermination des femmes
Le 13 mai 2009, l'Assemblée Générale organisait un dialogue thématique interactif sous l'intitulé : " Agir ensemble pour mettre fin à la traite des êtres humains".
Cette journée était organisée avec le soutien du Bahreïn, de la Biélorussie, de l'Egypte, des Emirats arabes unis, de l'Equateur, du Nicaragua, des Philippines, de la Thaïlande et du Qatar.
Elle s'inscrivait dans les premières initiatives qui avaient vu le jour en février 2008, sous l'égide des Emirats arabes unis, la "Global initiative against trafficking" (UNGIFT).
et dans le prolongement d'autres actions ou débats thématiques organisés depuis par la Biélorussie à l'Assemblée Générale en 2008, ou encore en
mars 2009 à Manama dans le Royaume du Bahreïn, sous l'égide de sa majesté Sheikha Sabeeka Bint Ibrahim Al-Khalifa, femme du roi du Bahrein (pays qui l'on s'en souvient soutient le maintien de la polygamie) et avec la participation de réseaux de femmes tels que le Conseil des femmes d'affaires arabes, l'association des jeunes dames (young ladies) du Bahrein, UNGift women leaders, le réseau des first ladies, et surtout la Fondation Suzanne Mubarak,
devenue l'organisation incontournable depuis 2008 dans les nouvelles actions contre la traite des femmes. Cette dernière reçut du directeur du Bureau de l'ONU contre la drogue et le crime (UNODC), Antonio Mario Costea une distinction de reconnaissance pour sa "vision" dans la lutte contre la traite. (La Fondation Suzanne Mubarak avait une place centrale également lors du dialogue thématique du 13 mai à l'AG.)
Les recommandations des consultations précédentes, et le dialogue thématique du 13 mai ont pour ambition d'élaborer un nouveau texte normatif contre la traite des personnes, qui s'intitulera "Action globale pour mettre fin à la traite", et qui viendra compléter le protocole dit de "Palerme" adopté en 2000 contre la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants.
Ce projet est soutenu par la Mouvement des Non alignés (118 pays sur les 192 membres de l'ONU) et l'Union Africaine représentée par le Soudan lors du débat thématique.
L'Egypte apporta sa touche emphatique à la voix du Soudan, indiquant que ce plan d'action plongeait ses racines en Afrique en raison de l'esclavage qui avait affecté les africains dans l'histoire. (il faut rappeler ici que seule la traite transatlantique est reconnue à l'ONU).
Les pays qui se sont opposés à ce nouveau projet sont : La République Tchèque au nom de l'UE, les Pays Bas, l'Italie, le Portugal en leur nom propre (la France ne s'étant pas exprimée), le Canada, la Norvège et les USA.
Le plan d'action devra promouvoir un partenariat entres le secteur privé et les Etats, et coordonner les actions d'agences spécialisées telles que l'Organisation Internationale du travail, l'Organisation internationale des migrations, le Haut commissariat aux droits de l'homme, le CDH, l'UNODC etc...
Certains de ces organes ont été à la pointe des attaques contre les droits des femmes durant ces 15 dernières années, rendant leurs revendications opaques, mélangeant les concepts... (voir à ce sujet article la traite des femmes dans le monde).
Plus grave, ce sont sur les cendres du Groupe de travail sur les formes contemporaines d'esclavage, (voir, Les Nations désUnies) et la disparition de toute référence à la Convention du 2 décembre 1949 pour la répression de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui, que vont s'élaborer les nouvelles normes contre la traite, ces références étant absentes du document de base transmis aux délégations à l'occasion de cette journée de "dialogue". De plus, les derniers rapports présentés par le Haut Commissariat, l'OIM ou l'OIT comme documents de base pour le Plan d'action de demain s'inscrivent en parfaite opposition avec ces texte normatifs, et fournissent une nouvelle interprétations des termes et des concepts pourtant entérinés jadis et protégeant les femmes.
Le Président de l'Assemblée Générale Miguel d'Escoto Brockman s'est pour sa part notamment appuyé sur l'infâme document de Durban 2, dont les paragraphes concernant la traite constituent une véritable régression.
Il va sans dire que les travaux de la rapporteure spéciale sur la traite, Sigma Huda, (qui a été remplacée par la nigériane Joy Ngozi Ezeilo, au service du nouveau discours officiel) ne sont pas mentionnés parmi les documents de référence.
17 janvier 2009
Gaza : (quasi) unanimité à l'ONU pour condamner l'intervention militaire Israélienne sans nommer le Hamas
Durant les 15 premiers jours de l’année, la Communauté internationale a été toute entière et quasiment exclusivement mobilisée autour de l'intervention militaire d'Israël et de la situation humanitaire dans la bande de gaza.
Sur 59 communiqués de presse émanant du service de presse de l’ONU, et évoquant des situations politiques ou humanitaires, 52 visaient Israël parmis lesquels 47 évoquaient la situation à Gaza et 5 le Sud Liban.
Parmi les 59 communiqués, 11 d’entre eux évoquaient les situations en République démocratique du Congo, 9 au Darfour/Soudan, 6 en Somalie, 5 en Iraq, 2 au Ghana, 2 en Iran, 2 au Zimbabwe,1 en Afghanistan, 1 en Birmanie/Myanmar, 1 en Centre Afrique, 1 à Chypre, 1 à Djibouti / Erythré, 1 aux Îles Fidji, 1 en Indonésie, 1 au Malawi, 1 au Sénégal,1 au Sri Lanka et 1 au Tchad.
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Sur 45 déclarations à la presse de personnalités politiques au siège de l’ONU à New York, (Ministres des affaires étrangères ou ambassadeurs de gouvernements ou représentants d’organisations politiques) 43 d’entre elles étaient consacrées à Gaza, une à la République démocratique du Congo et une autre à la Somalie.
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Sur le site Unispal (United nation informationsystem on the question of Palestine) , plus de 220 communiqués étaient consacrés à Gaza durant les 15 premier jours de 2009. ( A noter que seule la question de la Palestine est dotée d’une base de donnée spécifique, alors qu’il n’en existe pour aucune autre région, autre pays ou conflit au sein des Nations Unies)
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Le 8 janvier le Conseil de Sécurité adoptait la résolution 1860 CS_1860 (proposée par La France et l’Egypte, pour laquelle les US se sont abstenus) appelant notamment au cessez le feu, au retrait des forces israéliennes de Gaza, et appelant tous les États Membres à soutenir les efforts internationaux déployés pour améliorer la situation humanitaire et économique à Gaza, notamment en versant des contributions supplémentaires nécessaires de toute urgence à l’UNRWA et par le biais du Comité de liaison ad hoc.
(Le terme Hamas n’apparaît nulle part dans cette résolution)
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Le 9 janvier, le Conseil des droits de l’Homme tenait sa neuvième session extraordinaire, soit la cinquième consacrée à des opérations militaires israéliennes, dont trois en 2006 et une en 2008. (Les autres sessions extraordinaires avaient porté sur la situation des droits de l'homme au Darfour (2006), la situation des droits de l'homme au Myanmar (2007), l'impact négatif de l'aggravation de la crise alimentaire mondiale sur la réalisation du droit à l'alimentation pour tous (2008); et la situation des droits de l'homme dans l'Est de la République démocratique du Congo (2008).)
Etant donné le nombre important d’interventions, la session extraordinaire a du se prolonger sur une demie journée supplémentaire et s’est achevée le 12 janvier.
Cette session avait été convoquée à la demande de l’Egypte au nom du groupe arabe (21 membres) et du groupe africain (53 membres), du Pakistan au nom de l’Organisation de la conférence islamique (57 membres), de Cuba au nom du Mouvement des non alignés (118 membres) ainsi que par 32 des 47 membres du Conseil des droits de l’homme, à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola, l’Arabie saoudite, l’Argentine, l’Azerbaïdjan, Bahreïn, le Bangladesh, la Bolivie, le Brésil, le Burkina Faso, le Cameroun, le Chili, Cuba, Djibouti, l’Égypte, la Fédération de Russie, le Gabon, le Ghana, l’Inde, l’Indonésie, la Jordanie, Madagascar, la Malaisie, Maurice, le Nicaragua, le Nigéria, le Pakistan, les Philippines, le Qatar, le Sénégal, la Suisse et la Zambie.
Durant les débats de la session spéciale du CDH, 81 pays se sont exprimés
dont l’Égypte 3 fois : au nom du Groupe arabe, du Groupe africain (voir déclaration Egypte___African_group) ainsi qu'en son propre nom ;
le Pakistan au nom de l'Organisation de la Conférence islamique - OCI (voir déclaration Pakistan_OIC_9_January);
Cuba au nom du Mouvement des pays non alignés (voir déclaration Cuba__NAM_9_January);
la République tchèque au nom de l'Union européenne (voir déclaration Rep_Czech_EU_9_January) ;
le Chili au nom du Groupe des États d'Amérique latine et des Caraïbes (voir déclaration) Chile_Grulac_9enero.
L’OCI, la Ligue arabe et l’Union africaine se sont exprimés à nouveau à la fin des débats en tant que structures propres. (Voir les communiqués de presse rapportant partiellement les débats 9_eme_session_sp_cial_cdh. L’ensemble des débats sont consultables en webcast le 9 janvier et le 12 janvier
Le 12 janvier, la résolution qui (ne nomme pas le Hamas) affirme qu’Israël vise délibérément les populations civiles. C’est en raison de cette affirmation qu’un certain nombre de pays ont décidé de s’abstenir.
La résolution a été adoptée par 33 voix en faveur (Afrique du Sud, Angola, Arabie Saoudite, Argentine, Azerbaijan, Bahrain, Bangladesh, Bolivie, Brésil, Burkina Faso, Chili, Chine, Cuba, Djibouti, Egypt, Gabon, Ghana, Inde, Indonesie, Jordanie, Madagascar, Malaysie, Mauritius, Mexique, Nicaragua, Nigeria, Pakistan, Philippines, Qatar, Federation de Russie, Senegal, Uruguay, et Zambi
13 abstentions (Allemagne, Bosnie et Herzegovine, Cameroun, France, , Italie, Japon, Pays Bas, Republic of Korea, Royaume Uni, Slovaquie, Slovenie, Suisse, Ukraine)
1 non (le Canada)
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Le 15 janvier, L’Assemblée générale se réunissait dans le cadre de sa 10ème session extraordinaire. Elle avait été convoquée à la demande du Président de l’Assemblée Générale, Miguel d’Escoto Brockman le 8 janvier, quelques heures avant l’adoption de la résolution 1860 du Conseil de Sécurité, afin de pallier notamment "aux blocages inhérents au fonctionnement" du Conseil de Sécurité sur la situation à Gaza.
A la suite de débats acharnés où 75 gouvernements se sont exprimés, y compris sur la légitimité de la tenue de cette session extraordinaire, cette dernière s’est achevée le 16 janvier. (voir résumé des déclarations dans les communiqués de presse 1 et 2. à noter que le communiqué de presse en anglais comporte plus d'éléments d'informations, notamment sur les votes en annexe et demandes de vote
Deux résolutions avaient été soumises à la discussion de l’AG. La première proposée au départ par le Président de l'Assemblée Générale, puis renégociée par l’Egypte s’inscrivait dans la suite de la résolution Egyptanofrançaise 1860 du Conseil de Sécurité.
Un texte proposé par le Guatemala comportait des termes beaucoup plus radicaux vis à vis d’Israël. Le Président de l’Assemblée Générale retira alors son soutien à sa propre résolution, en raison des modifications égyptiennes, du refus de prendre en compre la proposition du Guatemala et de la demande de vote par Israël.
La résolution fut adoptée par 142 voix pour, 4 contre et 8 abstentions.
Parmi les contre on trouve Israel, Nauru, les Etats Unis, le Venezuela, pour des raisons diamétralement opposées.
De même les tenants de l'abstention n'avaient pas les mêmes motivations : l' Australia, le Canada, la Côte d’Ivoire, l' Equateur, l'Indonesie, l'Iran, le Nigeria et la Syrie.
(La encore, dans cette résolution, le Hamas n’est pas nommé)
01 décembre 2008
Nouvel échec diplomatique de l’UE face aux exactions en République Démocratique du Congo
La diplomatie Européenne, présidée par la France, s’est démenée sans relâche ces deux dernières semaines pour obtenir les signatures requises d’un tiers des membres du CDH, pour convoquer une session spéciale (le 27 novembre), sur les violations des droits humains et les massacres au nord Kivu en République Démocratique du Congo.
Cela a été d’autant plus dur qu’aucun pays africain membre du CDH n’a accepté de signer la convocation, et qu’ils avaient même boycotté la réunion préparatoire.
D’autres discussions eurent lieu concernant le report de la session, la délégation congolaise prétextant que les ministres n’avaient pas obtenu leurs visas à temps. Ce qui offusqua on ne peut plus les autorités Suisses qui affirmèrent avoir fait le nécessaire.
Enfin la session spéciale démarra grâce à la détermination française le 27 l’après midi. Mais très vite les débats tournèrent au vinaigre.
L’Egypte, au nom du groupe africain attaqua avec violence ceux qui avaient refusé le report de la session, car ils portaient ainsi atteinte à l’esprit de consensus qui a toujours animé le Conseil.
Le Pakistan au nom de l’OCI, tout en condamnant la mort des populations civiles, a assuré de sa solidarité le gouvernement de RDC.
Pour Cuba, ce sont notamment le passé colonial et des siècles d'esclavage qui sont la cause du drame humain.
La Chine a dit vouloir jouer un rôle constructif futur sur place dans l’apaisement du conflit.
L’Algérie, tout en demandant à ce que la RDC ne soit pas singularisée, s’est révoltée du fait que cette Session spéciale fut convoquée par seize pays NON Africains !
Le 1er décembre, la France, au nom de l’UE a accepté de retirer sa résolution refusée par le groupe africain, au profit de la nouvelle résolution africaine qui fut adoptée par Consensus.
A l’encontre de la résolution de l’UE plus incisive, cette résolution ne condamne aucune des parties et appelle à la paix et au dialogue. Elle convoque l’envoie sur le terrain de sept rapporteurs thématiques (violence contre les femmes, déplacement de population, indépendance des juges et des avocats, défenseurs des droits de l’homme, rôle des multinationales, mineurs dans les conflits armés et droit a la santé). En revanche, la demande de l’UE d’inclure les rapporteurs spéciaux sur la torture et sur les exécutions extrajudiciaires a été refusée. La France a par ailleurs dit « regretter » que la RDC refuse de coopérer avec la Cour Pénale Internationale.
En mars dernier, l’UE avait déjà accepté la suppression du rapporteur spécial sur la République Démocratique du Congo, afin de sauver le consensus et… la diplomatie de façade.
Depuis deux ans au CDH, l'esprit de Consensus est sauf.....
29 novembre 2008
La Sainte Alliance des Dictatures à l’œuvre à l’ONU
Par Jean-Claude Buhrer
Les pays liberticides se sont une fois de plus signalés fin novembre à New York lors du vote par la Troisième commission de l’Assemblée générale de l’ONU de trois résolutions sur les violations des droits de l’homme en Birmanie, en République démocratique de Corée et en Iran. Alors que ces résolutions, non contraignantes, présentées par la France au nom de l’Union européenne ont finalement toutes trois passé la rampe, un groupe d’irréductibles emmené par Cuba et l’Organisation de la conférence islamique(OCI), avec le soutien actif de la Chine et de la Russie, a multiplié les manœuvres dilatoires pour se porter au secours des dictatures incriminées.
Après avoir vainement présenté des motions de non-action pour s’opposer à toute entrée en matière, ces pays ont réaffirmé leur hostilité aux résolutions ciblant un Etat en particulier, oubliant qu’eux-mêmes le font systématiquement quand il s’agit d’Israël, exception par excellence à leur règle. Le ridicule ne tuant pas, encore moins aux Nations unies qu’ailleurs, le représentant de Cuba, porte-parole du Mouvement des non-alignés, a réclamé l’interdiction de « l’exploitation des droits de l’homme à des fins politiques, car cela est contraire aux principes fondateurs des Nations unies ». Les représentants de l’Algérie, du Venezuela, du Soudan, de la Libye, de l’Egypte, de la Malaisie et bien entendu de la Chine ont fait chorus, invoquant le respect de l’intégrité territoriale et de la non-ingérence. Et pour traiter de ces questions, toutes ces bonnes âmes de s’en référer au nouveau mécanisme dit d’examen périodique universel du Conseil des droits de l’homme où les dictatures n’en font qu’à leur guise et se ménagent les unes les autres.
En fait, les trois pays sur la sellette figurent parmi les pires violateurs des droits de l’homme et les pires prédateurs de la liberté de la presse. Ainsi, selon le récent classement de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, l’Iran, la Birmanie et la Corée du Nord se retrouvent en queue de liste, respectivement au 166e, 170e et 172e rang, juste avant l’Erythrée, lanterne rouge de ce palmarès. Un noyau dur de vingt pays, également parmi les moins respectueux de la liberté d’expression et des droits fondamentaux, s’est distingué en rejetant les trois résolutions en question : Algérie, Belarus, Chine, Cuba, Corée du Nord, Egypte, Iran, Libye, Malaisie, Myanmar, Nicaragua, Oman, Russie, Somalie, Soudan, Syrie, Ouzbékistan, Venezuela, Vietnam et Zimbabwe – autant de parangons de vertu démocratique.
Lors de l’approbation par 95 voix contre 24 et 62 abstentions de la résolution sur la Corée du Nord, ils ont été rejoints par la Guinée, l’Indonésie, le Laos et la Namibie. La résolution sur le Myanmar, qui a recueilli 89 voix contre 29, avec 63 abstentions, a bénéficié de l’apport supplémentaire de l’Azerbaïdjan, du Bangladesh, de Brunei, de la Côte d’Ivoire, de l’Inde, du Laos, de la Namibie, du Niger et du Sri Lanka. Alors que l’OCI avait déjà fourni le gros des troupes de soutien à ces deux dictatures non musulmanes que sont la Corée du Nord et la Birmanie, la solidarité islamique a joué à fond lors de l’acceptation de la résolution stigmatisant l’Iran par 70 voix contre 51 avec 60 abstentions pour « la violation systématique des droits de l’homme et la répression violente des femmes ».
Si la tâche leur est moins aisée à l’Assemblée générale qu’au nouveau Conseil des droits de l’homme où le rapport de forces leur est plus favorable, les pays les moins respectueux des libertés fondamentales continuent de se serrer les coudes et de remettre insidieusement en cause les principes mêmes de la Déclaration universelle dont on s’apprête à célébrer le 60e anniversaire. Ainsi, après avoir préparé le terrain au Conseil des droits de l’homme, l’OCI vient de faire adopter le 25 novembre par 85 voix contre 50 avec 42 abstentions par la Troisième commission une résolution co-parrainée par le Bélarus et le Venezuela, appelant les Etats à combattre la « diffamation des religions, en particulier de l’islam ». Par un curieux hasard, le jour même où des extrémistes islamistes semaient la terreur à Bombay, l’Assemblée générale se déclarait « profondément préoccupée par le fait que l’islam est souvent faussement associé aux violations des droits de l’homme et au terrorisme. » Et « d’exhorter les Etats à appliquer, et au besoin, à renforcer les lois existantes (…) afin de mettre fin à l’impunité dont jouissent les auteurs de tels actes [d’intolérance]. » En plus des pays musulmans, ce texte a également été approuvé par la Chine, Cuba, la Russie ou encore le Bélarus, la Bolivie, la Corée du Nord, le Myanmar, le Nicaragua, le Sri Lanka, le Venezuela, le Vietnam et le Zimbabwe. En revanche, tous les pays occidentaux ont voté contre, y voyant une tentative de limiter la liberté d’ expression.
Comme le craignent plusieurs ONG, l’adoption de cette résolution s’inscrit dans une offensive de l’OCI contre la laïcité et l’universalité des droits de l’homme. L’objectif poursuivi est d’introduire dans le droit international de nouvelles normes sur le racisme, au nom des interdits islamiques contre le blasphème avec pour corollaire la restriction des libertés individuelles. Or, les droits de l’homme visent à protéger les individus et non à promouvoir une religion ou une quelconque croyance. Au-delà de ces manœuvres, ce sont la Déclaration universelle et ses acquis patiemment mis en place depuis soixante ans qui se trouvent dans le collimateur des régimes liberticides qui ne s’en sont jamais accommodés.
27 novembre 2008
Quels droits humains le Crif souhaite-t-il défendre ?
Selon un communiqué commun, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et le Conseil Français du culte musulman (CFCM) viennent de créer "des commissions de travail communes dédiées au droits de l'homme, à l'enseignement et aux questions internationales"
Ce blog n'a pas pour mission de traquer les faits et gestes de tel ou tel représentant de communauté mais de traquer les dérives sur les questions des droits universels, en particulier au niveau international. Mais ici, la chose est suffisamment grave pour que cette information soit soulignée.
Le Crif abandonne la laïcité qu'il prétendait défendre il y a prés d'un an
Le pendant du CFCM, qui représente la religion musulmane en France (dans sa forme la plus obscurantiste), est le Consistoire qui représente la religion juive, (dans sa forme la plus obscurantiste). En aucun cas le CRIF !
En se plaçant directement en interlocuteur, le CRIF abandonne la laïcité républicaine et trahit la filiation laïque d'une partie du peuple juif depuis la Haskala (les lumières) au 19ème siècle contre l'obscurantisme du Ghetto.
"Travail commun dédié aux Droits de l'Homme " (des femmes en France) ?
En matière de droits humains des femmes, le Crif s'est en effet déjà illustré par son silence après les violences conjugales subies par Madame Muriel Krief, épouse du Grand Rabbin de Bordeaux Marc Krief. Plus grave, lors d'une réunion publique organisée sous son égide, le CRIF n'a rien dit lorsque répondant à une question de la Présidente de la Wizo, Madame Cohen Beiserman, le Rabbin Sitruk a condamné le fait que Madame Krief ait rompu le Shabbat pour aller porter plainte au commissariat !
Droits humains "Questions internationales"
Quels droits humains le CRIF a-t-il jamais défendu au niveau international ?
Israël, Durban et la France
Beaucoup d'incohérence dans son soutien même à l'Etat d'Israël :
- Inconditionnalité ( non pas seulement à son existence mais à toutes les actions d'Israël) , quel que soit le gouvernement, alors même que la société israélienne n'est pas une.
- Mais le CRIF ne soutient pas la décision d'Israël de ne par participer à Durban 2 en raison du texte qui a franchi de nombreuses lignes rouges
- Il ne critique pas la France qui a franchi (ou laissé franchir) de nombreuses lignes rouges depuis plus d'un an au Conseil des Droits de l'Homme et à l'Assemblée Générale de l'ONU
La Chine
- Le 23 juillet, le Président du Crif se rendait à l'ambassade de Chine à deux semaines des jeux Olympique, mais ne rencontrait pas le Dalaï Lama, représentant du peuple Tibétain en exil durant son séjours en France au mois d'août.
L'Egypte
- Dans le cadre de la réunion préparatoire Durban 2, une délégation a rencontré Omar Shalaby, ambassadeur d'Egypte à Genève sans aucune préparation. Le compte rendu de cette rencontre témoigne d'une grave ignorance sur la manière dont la diplomatie Egyptienne mène la danse à Genève et sape, réunion aprés réunion, tout l'édifice des droits humains. (Censure systématique des ONG, accusation, plaintes, interdiction de prononcer le mot religion, démonisation de l'homosexualité, du blasphème, déni du droit des femmes et des droits reproductifs, acteur actif contre la liberté d'expression etc....). (voir notamment sur les censures egyptiennes sur le site de International Humanist and Ethical Union)
Dans le compte rendu de cette rencontre, le CRIF parle d'une "rencontre chaleureuse et prometteuse" et n'emet aucune critique sur les scandaleuses positions égyptiennes et ses violations massives des droits humains en Egypte
Graves inquiétudes pour le futur
LE CFCM représente en France les positions affirmées de l'Organisation de la Conférence Islamique.
Travailler au niveau local entre communautés identifiées comme "communautés religieuses" peut comporter souvent des dangers mais n'est pas en soit condamnable...
Mais ici, on peu se demander quelles sont les capacités du CRIF à travailler avec le CFCM sur les questions internationales liées aux droits humains lorsque l'on voit le peu de cohérence de ses actions internationales jusqu'à ce jour en la matière.
De plus, quelle légitimité le CRIF a-t-il pour contracter pareille alliance pour un travail international sur les droits humains avec ceux qui défendent les positions internationales de l'OCI, qui placent la Charia au dessus des normes universelles. (Sans parler du processus préparatoire pour Durban 2)
Le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle aura un goût amer pour les juifs de France, d'Europe et du monde, qui revendiquent la filiation des lumières.
05 novembre 2008
L'Union pour la Méditerranée se construira-t-elle contre l'universalité des droits ?
Ca y est ! C'est fait. Un compromis a été trouvé concernant la participation de la Ligue arabe à tous les niveaux.
Le projet Union pour la Méditerranée (UPM) pourra poursuivre son bonhomme de chemin.
Dans un article (daté du 1er novembre dans le journal Le Monde intitulé L'union pour la méditerranée en difficulté) le journaliste rapportait les propos d'Alger qui s'inquiétait du blocage d'Israël quant à la participation de la Ligue arabe à la veille du sommet:
« On a l'impression qu'Israël mène la danse. On va de compromis en compromis : la réunion de Marseille est pleine d'incertitudes ».
Israël a donc accepté finnalement la participation pleine et entière de la Ligue arabe en echange d'un siège comme secrétaire adjoint de l'UPM. Cela ne pose donc aucunement problème désormais à Israël que la lutte contre le sionisme soit une des priorités de la Charte de la ligue arabe des droits de l'homme.
Une victoire diplomatique ?
C'est ce qu'affirme le Quai d'Orsay et la diplomatie egyptienne.
Une victoire pour les droits humains ?
En ce 60ème anniversaire de la Déclaration universelle, la participation pleine et entière de la Ligue arabe comporte de réels dangers. Il suffit pour s'en convaincre de lire la Charte arabe des droits de l'homme, entrée en vigueur en janvier 2008, qui porte définitivement atteinte à l'universalité des droits.
Extraits qui posent problème:
PREAMBULE
Procédant de la foi de la Nation arabe dans la dignité de l'homme que Dieu a honoré depuis la création du monde et dans le fait que la patrie arabe est le berceau des religions et des civilisations dont les nobles valeurs ont consacré le droit de l'homme à une vie digne fondée sur la liberté, la justice et l'égalité,
Afin de concrétiser les principes éternels de fraternité, d'égalité et de tolérance entre les êtres humains consacrés par l'Islam et les autres religions révélées,
(...)
Rejetant toutes les formes de racisme et le sionisme* qui constituent une violation des droits de l'homme et une menace pour la paix et la sécurité internationales, (...)
article 3
(...)
c) L'homme et la femme sont égaux sur le plan de la dignité humaine, des droits et des devoirs dans le cadre de la discrimination positive instituée au profit de la femme par la charia islamique et les autres lois divines et par les législations et les instruments internationaux.
article 7
a) La peine de mort ne peut être prononcée contre des personnes âgées de moins de 18 ans sauf disposition contraire de la législation en vigueur au moment de l'infraction;
b) La peine de mort ne peut être exécutée sur la personne d'une femme enceinte tant qu'elle n'a pas accouché ou d'une mère qui allaite que deux années après l'accouchement, dans tous les cas l'intérêt du nourrisson prime.
* la lutte contre le racisme et le sionisme est repris à l'article 2
27 octobre 2008
80% des femmes en Egypte confrontées au harcèlement sexuel
| Plus de 80% des femmes confrontées au harcèlement |
| EGYPTE - 17 juillet 2008 - AFP |
Plus de 80% des femmes en Egypte sont confrontées au harcèlement, dont plus de la moitié au quotidien, a affirmé jeudi le Centre égyptien pour les droits de la femme (ECWR), une ONG. |


